EMBRUNMAN 2006

Retrouvez sur cette page les récits de courses des TGVR présents ce 15 août 2006. (dans l'ordre du classement à l'arrivée)


Une première galerie photo est également dispo à cette adresse:
http://www.courselec.free.fr/triathlon/EmbrunMan2006/EmbrunMan2006.htm




- ERIC MONNET

Pour la 8ème année consécutive, je décide de prendre le départ de l'EMBRUN MAN.
J'espère une nouvelle fois, comme cela a toujours été le cas, faire partie des 10 premiers à l'arrivée. Mais cette année, je suis aussi très motivé par le challenge par équipe, car avec la venue de Nicolas GOMORD (8ème en 2005) et de Matthew WHITE (8ème en 2000), et la constance de Pascal DUMONCEAU (11ème en 2004), nous avons de précieux atouts pour gagner par équipe…c'était sans compter sur la participation des aixois (voir ci dessous)…

PREPARATION :
Après une coupure de 4 jours succédant au triathlon du Puy (2 juillet), commence la préparation pour la course.
Une bonne semaine d'entraînement (33h) avant le stage de 2 semaines que j'organise à Embrun du 15 au 29 juillet, avec les athlètes de Drôme Ardèche et cette année, la venue très sympa d'Olivier Marceau quelques jours.
Les très bonnes conditions d'entraînements (météo, situation du gite au bord du plan d'eau, habituelle très saine ambiance !), nous permettent de faire 2 très bonnes semaines d'entraînements (personnellement, les plus grosses semaines que je n'avais jamais effectuées avec 39 et 37 h).
Nous avons effectué La traditionnelle reconnaissance intégrale du parcours en " condition course " à la fin du stage), accompagnés de Thierry Meister et Patrick Bringer.
Pour ma part, mis à part un tendon d'achille très douloureux qui m'handicape beaucoup sur la course à pied), la forme est là, en natation et surtout en vélo !

Les jours qui suivent sont, comme à l'accoutumé, assez délicats à gérer, surtout cette année pour moi qui aime les fortes chaleurs car le début du mois d'aout ressemble plus à un mois d'octobre !
Ayant prévu de séjournée en altitude à Chamrousse, au bout de 2 jours sous la pluie, je prend la direction de Valence afin de tenter de retrouver des conditions plus clémentes.
Après quelques sorties " groupées " dans le brouillard et la fraîcheur vercorienne, quelques séances de course à pied, et natation à la gravière en compagnie de Jérôme et bip bip, nous voilà déjà pour le départ vers Embrun.

LES JOURS QUI PRECEDENT :
Le samedi 12 août nous arrivons à notre traditionnel " camp de base ",au camping du petit liou. Il fait très frais, et le vent est fort. En compagnie de la famille Croze et de jean louis, nous allons manger au restaurant pour éviter de mourir de froid.
La nuit est très froide, et là, le camping sous la tente c'est réellement " la galère " et en tout cas, ce n'est pas l'idéal du tout pour préparer sereinement la course ! Pour ma part, c'est certain, cela ne se reproduira plus !
J'essaye de passer outre, mais inconsciemment, cela ne met pas dans les meilleures dispositions .
Je suis particulièrement stressé par rapport à la course, et hâte qu'elle se termine !

Cette année, le plateau et certainement le plus relevé qu'il n'y ait jamais eu sur l'épreuve.
Au moins 6 athlètes peuvent prétendre à la gagne :
Martinez l'espagnol déjà 4 fois victorieux, Chabaud , Faure et Le Floch d'aix ; Le brésilien Colucci, Reboul
Pour les places sur le podium, viennent ensuite les " outsiders " : Babyliss, Claes, Bringer, Sabatchus, Thomas Petr
Ajouté à cela d'autres athlètes tels que Aldebert, Rovera, Giguet, Zgliczynski, Zieger, Lepers, Gomord et autre Massault, cela fait un joli plateau…

LA COURSE :
Le matin de l'épreuve, comme souvent, la température n'est pas bien élevé, mais cette année, il fait un peu plus froid que d'habitude (5° )…
Levés à 4h30, nous nous rendons au parc à vélo auquel nous accédons vers 5h. Il y règne une ambiance particulière, avec un silence et un calme qui donne presque des frissons dans la nuit encore noire.
A 5h50 le départ est donné pour les handisports et les féminines, toujours dans le noir total…Malgré quelques lampes torches placées sur le parcours, on devine la difficulté à se diriger correctement !
Placé sur la première ligne, je pars devant lorsque le départ pour les plus de 900 athlètes masculins restants est donné, à 6h. Assez vite, je me fais enfermé et me retrouve durant 200m à me faire nager dessus, me faire couler. Pour la suite, je nage dans un groupe assez conséquent, composé notamment de Martinez, Sabatchus,, mais aussi des " copains " Pascal (Dumonceau) et Thierry( Meister). Je sors de l'eau en 54', à mon niveau habituel, à 6' de la tête.

Transition 1 :
Je m'attendais à avoir froid dans l'eau, et à la sortie. Il n'en a rien été. A la sortie de l'eau, je pense que les conditions météo vont être identiques aux autre années, et que, conformément aux prévisions météo, la journée va être relativement chaude.
Je décide de ne pas enfiler mon coupe vent que je glisse dans la poche du maillot cycliste et néglige de mettre des chaussettes.

VELO :
Je démarre, comme d'habitude, avec Martinez. Si habituellement, il me décramponne rapidement, je suis surpris de voir que je le distance facilement, sur la première rampe…mais il reste 187 km ! Enfin, il revient sur moi, je reste un moment à sa hauteur, puis il disparaît…Il réalisera le meilleur temps vélo, qui n'est pas rapide cette année (6h08), les conditions n'étant donc visiblement pas optimales.
Au bout de ¾ km, je commencez çà me sentir moins bien. Sans m'en rendre compte, je suis en train de m'engourdir, en raison du froid. Je m'en aperçois seulement dans la première partie descendante, complètement à l'ombre, par une température de l'ordre de 3 ou 4 °. Au bout de 500 m de descente, je frissonne, j'ai l'impression d'avoir des vertiges, j'ai les pieds, les mains " gelées ". Je manque de faire un tout droit dans un virage…Sabatchus me double, avec une veste thermique (quel bon choix !). Là, je décide, mais trop tard, d'enfiler mon maigre coupe vent, de toute façon trop " léger " pour être éfficace. Cela ne suffira pas pour que je me réchauffe. Je termine la boucle des puys (40 km) en étant tétanisé. Massault m'a doublé, je suis rejoins par Lepers, le belge Claes, puis par Thierry et Pascal. Je passe au rond pont des Orres après 1h21 en 18ème position.
Sans penser à l'abandon, je me demande alors comment je vais bien pouvoir continuer et a fortiori terminer la course !
Même si le soleil est (enfin) levé, nous sommes dans une (trop) longue partie tout à l'ombre, et la température ne me semble pas avoir augmenté.
J'essaye de rester calme, de positiver, et… d'accélérer un peu l'allure pour me réchauffer, mais aussi car je suis très agacé de la situation loin d'être favorable…
Dans les " montagnes russes " de Saint Clément, je reste en compagnie de Claes et de Lepers, ayant distancé nos 2 compagnons Pascal et Thierry, qui eux, font route commune.
La situation n'évoluera pas jusqu'au pied de l'Izoard que j'atteins au bout de 2h40 de vélo, soit près de 10' de retard par rapport à 2004…
La montée permet, en tout cas en ce qui me concerne, de se réchauffer un peu et même d'enlever le coupe vent !!!!
Je réalise une montée correcte, sans plus (en 54' au lieu des 51' en 2004). Je lache mes 2 compagnons de route, et reprend 3 athlètes dont Rovera (complètement en travers) .
Je dois franchir le col en 13ème place à déjà 16' de la tête !
Trop occupé à m'arrêter le moins possible et enfiler expressément dans les poches le ravitaillement personnel déposé par l'organisation au sommet, je néglige (encore !) de mettre le coupe vent (les autres années, jamais je n'en avais mis, et pour cette année, l'expérience a joué en ma défaveur)…
Il ne doit pas faire plus de 5°, et le ciel couvert ne laisse pas augurer des températures élevées pour la suite, contrairement aux fameuses prévisions de météo France . Au bout de quelques kilomètres, bien entendu, je souffre du froid (" quel âne " ai je pensé alors ! un vrai débutant !).
Heureusement, la 2ème partie de descente, très rapide , permet de retrouver des températures plus clémentes au niveau de Briançon. J'ai surtout cherché à maintenir le pédalage pour garder une température correcte, veillé à bien m'alimenter. Mais là, je me rend compte que mon ravitaillement sera insuffisant (un débutant disais je !). Me fiant, une nouvelle fois, à mon expérience sur la course, j'avais prévu un ravitaillement " habituel ".
Mais cette année, certainement en raison du froid, j'ai consommé bien plus (3 barres énergétiques jusqu'à l'Izoard au lieu de LA barre habituelle, en revanche un seul bidon sur la même portion du parcours !!!!).
Il va donc falloir " rationner ". Dans la partie qui suit Briançon, nous nous retrouvons dans la partie finale, les 70 derniers kilomètres, très accidentée, et avec un habituel vent de face, d'une force moyenne cette année (en tout cas à l'heure ou je suis passé).
Je ne souffre plus vraiment du froid, mais la chaleur que j'affectionne tant n'est pas présente comme à l'accoutumée, et ne viendra jamais en cours de journée. Je me sens " vidé ", sans force. J'ai l'impression d'être " laminé ", lessivé ".
Malgré tout, je ne suis pas complètement " planté ". Je maintiens un tempo moyen jusqu'à la fin du vélo. Je suis seul sur toute cette partie, et me demande quelquefois pourquoi je ne vois pas revenir de l'arrière d'autres athlètes (je pense à Pascal, mais aussi Claes, lepers, mais aussi Nicolas (Gomord), et aussi Thierry et pourquoi pas Fred (Octave)).
Au travers de différents points de repères chonométriques, je me rend compte que je vais faire aux alentours de 6h30. J'ai donc, malgré tout -un peu- limité la casse…
Je pose le vélo, e, effet, au bout de 6h30 d'effort (loin des 6h13 que j'avais déjà réalisé et des 6h10 que j'espérais secrètement cette année…). Je me change en compagnie de Sabatchus (tient, il ne m'a pas plus distancé, celui là ????) ? J'ai , bien sur largement consommé tout mon ravito, en ayant aussi pris tout ce que je pouvais sur les ravitos de la course : bananes, coca, mais aussi une boisson énergétique que je déconseille habituellement !!!

LA COURSE A PIED :
Le début de la course à pied se déroule sans encombre. Je suis bien (cela ne me surprend pas dans la mesure ou j'ai souvent fait de bonnes course à pied après un vélo en deçà de mon niveau).
Sur les 15 premiers kilos, le rythme est bon (je suis sur la base de 3h10). Je rattrape François Arnaud, qui, pour une première expérience, et malgré de gros soucis de dos l'an passé revient à un très bon niveau ! Je suis 13ème, mais tout proche de la 10ème place.
Sur l'aller retour de la digue, nous pouvons mesurer les écarts. Je croise Babyliss, White, notre australien, fraîchement venu renforcer les rangs du club pour notre challenge par équipe, puis Sabastchus. Mais les 7 premiers sont déjà passés, et sont donc hors de portée ! Derrière moi, Claes, assez loin et encore plus loin, à 15' environ, Lepers.. A ma grande surprise, pas de Pascal, ni de Nicolas qui comptent donc plus de 4 km de retard (je les pensais à 5 ou 10' maximum)..
Je commets alors une erreur supplémentaire lors de cette première partie : me fiant à mes repères habituels consistant à ne prendre des gels qu'à partir du 2ème semi marathon, je pense faire de même. Mais j'en ai oublié le fait que cette année, en vélo, notamment sur la partie finale, j'étais trop " just " au niveau glycémie…
Ce qui devait arriver….Une belle Hypoglycémie au 15ème kilo, m'obligeant à fortement ralentir le rythme, et prendre plus tôt que prévu les gels, mais aussi, et c'est une nouvelle erreur, prendre tout ce que je peux sur les ravitos officiels, notamment cette boisson qui ne me convient pas…
Jusqu'au 21ème kilo, j'avance au ralenti. Je me doute que cela va revenir de l'arrière, malgré les écarts importants, notamment Claes.
Je marque un premier arrêt pour soulager un mal de ventre qui commence à pointer…
La glycémie remonte enfin, et je retrouve une allure convenable durant 5/6 km. Mais par la suite, mon parcours pédestre est " agrémenté de joyeuses diarrhées, sur un fond de glycémie très fluctuante….
Le mal au ventre me tenaille de plus en plus, m'obligeant à multiplier les arrêts, et même sur la fin, de ne plus parvenir du tout à me contrôler et subir un fort désagréable incident avant même de pourvoir m'arrêter dans un coin de nature..
Claes m'a, bien sur, doublé vers le 34 ème kilo.
Je termine les 3 derniers kilomètres " à la rue ", périodiquement pris par de violentes douleurs intestinales. Je ne m'alimente plus… Je n'entrevois pas le bout de ce marathon, et me demande jusqu'à 200m de la ligne si je vais tenir debout pour terminer la course.
Je termine malgré tout, en totale hypoglycémie, après 10h56 de course (mon plus mauvais temps sur la course), à plus de 30' de mon meilleur temps et mon plus mauvais marathon sur un ironman (3h28) mon 8ème Embrunman. Pour la première fois, je termine épuisé, très déçu mais tout de même heureux d'en finir, mais pas dans les 10 premiers…

Bilan :
Il aura fallu que j'attende ma 8ème participation pour connaître une (relative) contre performance sur cette course que j'affectionne…Je suis bien sur déçu de la pace. Etant donné le plateau présent cette année, je sais que je pouvais prétendre rentrer dans les 9, voire même les 8 premières places. Mais logiquement, je devais rentrer dans les 10. Surtout qu'au début du marathon, mes supers accompagnateurs VTTétistes d'un jour, Fred (Roujol), Fred (Dorez) et Pierre (Dorez), mon oncle Alain et ma femme Nicole, à juste titre, me donnaient les écarts pour aller chercher une place dans les 10 qui était à portée de main sur le début du marathon
Déçu car je pense cette année, que jamais je n'avais été aussi bien préparé. Déçu car malgré les conditions météo qui ne m'étaient de toute façon pas favorables, j'ai commis une multitude d'erreurs, dont la plupart facilement " évitables ", en étant plus rigoureux sur les " détails techniques à l'approche de ce genre de course…
Je suis malgré tout, content d'avoir franchi la ligne en ayant quelques peu limité les dégâts. Au vu de ce qu'a fait Pascal, loin lui aussi de son niveau habituel sur la course, je me dis que lui aussi, homme de la forte chaleur n'a pas donné son plein rendement…
Heureux aussi d'avoir classé l'équipe à la 2ème place, derrière l'équipe d'Aix, complètement hors de portée (1ère, 3ème et 5ème place, qui dit mieux ?!) en compagnie de Matthew White (11ème) et de Nicolas (19ème).
Heureux enfin d'avoir fait partie de la " cuvée " 2006 qui a vu la participation record des TGVR (20 au départ !), mais aussi de près de 40 athlètes de Drôme Ardèche. Cela est terriblement motivant et crée une forte émulation !

MERCI :
Parmi la liste - non exhaustive- des nombreuses personnes à remercier pour leur soutient, je remercie vivement ma famille toujours présente, de près ou de loin, présents sur le bord des routes ou par la pensée, ma mère, Betty, Romain, mon frère David et son groupe de VTTétistes, ma sœur Florence, Lydie, Christophe et les enfants qui ont patiemment attendu au bord de la route !
Merci aussi à Nicole, ma femme qui supporte les contraintes, et les états d'âmes d'un triathlète à longueur d'année.
Merci à mon oncle Alain et ma tante Chantal ayant fait le déplacement cette année et suivi la course dans son intégralité.
Les 3 représentants de l'OSV, en la personne de J.M.Abattu, M.Vidalenche, P.StJEan, accompagnés toute la journée par le malheureux (mais super suiveur !) Manu (Chabannes), blessé après une chute de vélo et contraint à vivre la course de l'extérieur).
Les super " encourageurs " VTétiste, Pierre, les 2 Fred accompagnés un moment par un Didier Faour entièrement disponible pour encourager les valentinois.
Les différents " TGVR " présents sur le bord de la route : La famille Cini, Fustier, Marin, Harbonnier, Rochedy, Charlet, calais, Roizot….
Les tricastins venus en nombre : Yves Toutain, motard d'un journaliste de triathlète mag, la famille Vermeillet, Thibault, Julien (tous 2 sur la moto, merci pour les encouragements !:) Mathilde, Marine..
Et tout les autres qui nous ont adressé des messages d'encouragement : Bip bip, Philippe Raymond et bien d'autres….
Merci au club de Rillieux d'avoir proposé sur leur site un forum intéractif sur lequel on pouvait suivre la course " en direct ".
Merci à tous les camarades de club embarqués dans l'aventure cette année (20 TGVR au départ, un record !) : Nico, Pascal, Jerome, Luc, Denis, Eric, Florian, Laurence, Agnès, Jean Louis, Philippe, Lilian, Seb, Robert, Michel, Thomas, Matthew, Mickael, Patrick et une pensée pour Manu et Gwenael, non partants
Aux autres athlètes du comité : Bruno, Thierry, Rhida et Jean Marc du tricastin ; Fred, Corinne, Sylvain de Loriol ; Olivier, Michel, Olivier, Cyril, Joel, Manu, Fred de Romans ; Eric et Bruno de Privas ; Joel, Jorge d'Annonay ; Hugues, Claude d'Anneyron

Merci à tous ceux ayant eu une pensée pour nous !

- NICOLAS GOMORD

PENSEES D'UN POULET NEVROSE ex Poulet de Fer

Une 5ème participation qui s'achève, toujours cette même sensation au franchissement de la ligne et le bonheur de la passer après tant d'efforts.
Pourtant avec un peu de recul, cette impression est très mitigée, comme une saveur qui manque à un bon plat, un goût d'inachevé … un rapide retour en arrière s'impose pour mieux comprendre.
Tout commence le 15 Août 2005, voilà 1 an , une 8ème place inattendue, un bonheur intense, la surprise, la joie , tout est au rendez vous… puis les jours passent, je reste sur le petit nuage au point d'en oublier la fin de saison, les mois passent et restent les souvenirs, les photos, les récits.
Au moment de planifier une nouvelle saison, une question se pose déjà . Comment faire mieux désormais ? car l'esprit de compétition a ce travers que de vouloir toujours plus. C'est donc en y croyant que j'attaque 2006 avec le souhait de retourner à Embrun et d'y briller à nouveau, d'autant plus que j'ai rejoint des coéquipiers valentinois motivés et qu'ils m'attendent exact au rendez vous…
Les semaines passent et la motivation n'est pourtant pas au rendez vous, la tête est ailleurs, je recule toujours l'échéance pour me préparer enfin sérieusement….je bricole des semaines avec 4 à 5 heures d'entraînement et me rend compte que les autres avancent…je suis à la bourre mais cela ne me bouge pas pour autant ..suis je encore un compétiteur ?
Tout s'enchaîne si vite, les compétitions passent sans résultats convaincants, les sensations à l'entraînement sont plus que médiocres et ma tête est bien loin d'Embrun et plutôt occupée sur le plan professionnel. J'ai qu'une envie … faire demi tour …mais j'espère toujours que le déclic va arriver et je me raccroche à l'engagement fait auprès du club et de mes coéquipiers . Le dernier mois avant la course est un enfer.. moral à zéro, la confiance est partie et je suis déjà fixé sur mon sort. 2006 ne sera pas 2005 …dur à avaler mais c'est une réalité, maintenant il faut s'accrocher.
C'est ainsi que je me plante sur les galets froids au petit matin de cette 23ème edition, l'esprit brouillon mais pourtant libéré d'un poids, celui de l'attente. Ce soir je serais plus léger dans mon corps (car 11h d'efforts ça creuse) mais surtout dans ma tête.
Et pan !!! c'est parti pour une journée qui paradoxalement va me libérer. Je ne rentrerai pas dans le détail de la course, j'ai déjà été trop long pour vous parler de ma phase d'approche, Je fais une course comme Embrun en offre à de nombreux participants, faites de hauts et de bas ou le moral fait souvent pencher la balance quand le corps est sur la corde raide. Ou les supporters vous portent quand les jambes et le corps ne le font plus.
Une seule surprise dans cette course " banale ", le moral qui m'a fait tant défaut ces derniers mois est exact au rendez vous.. il aurait pu se réveiller plus tôt ! Un Signe ? comme pour me sauver de la noyade , comme un dernier sursaut pour me relever …peut être de la fierté … c'est donc au bout de cet effort solitaire que je prend pleine mesure de la simplicité et de la pureté de l'effort , si bien que le plaisir glané après tant de doute fut de très loin compensateur de la déception de mon classement 19ème et de mon relatif médiocre chrono de 11h05.

Au lendemain , je suis effectivement plus léger sur la balance et soulagé d'avoir tenu malgré tout mon engagement pour l'équipe.. j'aurais franchement aimé être plus à la hauteur des espérances de chacun et faire vibrer un peu plus les nombreux et supers supporters valentinois.
Au fond, je relativise. L'essentiel est d'être à la hauteur de son potentiel physique du jour et d'être conscient des manques et lacunes. J'aurais certes pu faire mieux ( mais avec des " si " et en se trouvant plein d'excuses ) et sans doute bien pire (comme une certaine reco intégrale lors du stage ! )
Pourtant si je fais le bilan global de cette épopée , le plaisir ne fut pas grand tant la préparation fut difficile, une journée de bonheur ne vaut sûrement pas des mois de galère…c'est pourquoi j'ai décidé de retourner sur cette course qui me fait tant vibrer lorsque j'aurais les moyens de me préparer sereinement et dans le plaisir ..car le sport doit rester uniquement et simplement un bonheur et non une contrainte…
J'espère maintenant une seule chose : me retrouver un jour les pieds dans ses galets froids et au lendemain vous conter une histoire un peu moins morose.
Pour terminer je tiens à remercier tout ceux qui ont du subir mes états d'âme bien plus longtemps que vous qui venez de lire ces quelques lignes :

Merci à Sonia,ma compagne
Merci à ma Famille " esparonnaise "
Merci à mes coéquipiers Valentinois et plus particulièrement Eric qui a toujours su trouver les bons mots !
Merci aux supporters d'avignon, de valence et d'ailleurs et Manu Chabannes en particulier en qui je me reconnais un peu ! ( pour les sorties de routes à vélo et pour d'autres choses ) et pour qui regarder ce tri et nous encourager n'a pas du être très facile . J'avais pas le droit d'abandonner et j'avais pas le droit de prendre la route de Crévoux ! il m'avait prévenu alors j'ai obéi !



- Pascal DUMONCEAU

J'abordais cette année la course avec beaucoup plus de pression que d'habitude .
La préparation me pèse de plus en plus et j'attends un retour de résultat significatif.
De plus, voulant arrêter le triathlon cette année, je me dis que c'est l'année ou jamais pour établir le temps que je me suis fixé de 10h40.
Quinze jours avant je me sens très fatigué, le temps de la reconnaissance du parcours n'est pas celui escompté.
Dix jours avant, je me sens moins motivé je me suis peut-être trop entraîné à l'approche du triathlon.
Finalement dans les derniers jours, les sensations reviennent mais je me demande si cela sera suffisant et puis je prends plus de recul en me disant qu'il n'y a pas que ça dans la vie : je prendrai la course comme elle vient et le résultat qui va avec.
Craignant énormément le froid je suis inquiet sur les températures qu'il risque de faire sur le vélo (je n'ai pas eu tort).

Natation :je prends un bon départ comme d'habitude, je nage en prenant les bonnes trajectoires, mais j'ai l'impression de mal nager, et d'être loin au classement.
Pourtant à l'arrivée je fais le même temps que l'an dernier et sors 22 ème.
Je cafouille un peu à la transition et vois Eric M . passer dans le parc

Vélo :je me suis habillé plus que d'habitude et pourtant le froid commence à engourdir mes muscles. Concentré dans ma course, je pense que je ne me rends pas vraiment rendu compte à quel point j'ai froid. Malgré tout, je me sens bien, je reviens même sur éric à Savines dans un temps moyen ce qui me fait dire qu' Eric n'est pas bien.
Jusqu'à l'Izoard je me sens pas trop mal et puis ensuite j'ai subi la course, j'ai énormément mangé, fait deux début d'hypo. J'ai mangé environ deux fois plus que d'habitude ce qui me fait dire que le froid m'a beaucoup plus atteint que je ne le pensais.
Je voyais que mes temps de passage n'étaient pas bons et ceci m'a beaucoup découragé.
C'est une erreur car le classement scratch est aussi important voire plus, si le temps final n'est pas là.

Course à pied : je pose le vélo en 6h46' alors que je voulais faire autour de 6h30 .
Dans le parc arrivent juste derrière Fred Octave et Nico Gomord. Nous partons tous les trois les uns derrière les autres. Et là je me sens complètement fatigué,épuisé, sans aucune motivation pour me faire mal et surtout la terrible envie d'abandonner comme jamais j'ai vécu sur une course.
Au bout de 2 km, je sens encore une hypo venir, je me jette sur tout ce qu'il y a au premier ravitaillement. Je continue pour l'équipe pour ne pas qu'ils soient découragés au demi tour sur la digue en ne me voyant pas. Je continue pour tous les gens à qui j'ai parlé de cette épreuve, je me sens pas de leur dire que j'ai abandonné(j'ai ma fierté). Je pense aussi à tout l'investissement et au sacrifice de ma famille et de mes proches. Et puis une course comme celle ci ne s'abandonne pas. Je sais aussi que je suis 2 ème vétéran et beaucoup de gens aimeraient être à ma place. Donc je décide de faire un tour à mon rythme et voir ensuite.
Tout au long du marathon je me suis efforcé de courir à un rythme normal sans conviction sans motivation, l'envie d'abandonner s'en va. Je ne pense qu'à une chose c'est finir ce p….. de triathlon et franchir la ligne d'arrivée avec mes enfants. J'ai perdu une place sur le marathon ce qui m'est jamais arrivé, j'avais plutôt l'habitude de gagner entre 2 et 5 places.

Bilan :je pensais gagner en vétéran(finalement 2 ème)derrière ZLICZYNSKI qui est vétéran lui aussi.
Je voulais faire autour de 10h40 cet objectif est loin d'être atteint (11h08)
Ma seule satisfaction est la 2 ème place obtenue par le club, même si on visait la première, avant qu'on sache qu' Hervé FAURE et François CHABAUD viennent.
Je ne fais pas partie des 3 premiers du club mais sans mattew WHITE cela n'aurait rien changé, on se classait quand même deuxième, et oui, on s'accroche à n'importe quelle petite satisfaction.
J' attendais cette échéance pour savoir ce que je ferai l'an prochain, du coup ma décision se resserre. J'attends avec impatience les championnats de France longue distance où j'irai pour gagner en vétéran.

Pour finir je voulais remercier tous les gens qui m'ont encouragé (j'ai trouvé qu'ils étaient encore plus nombreux cette année).Cela m'a énormément aidé.
Je ne peux pas tous les nommer évidemment, et puis j'en oublierais sûrement.
Pourtant 2 personnes m'ont marqué, ce sont Pierre et Fred DOREZ car il étaient là à un moment où vraiment je voulais arrêter (vers le 15 ème km) et ils ont su trouver les mots et encouragements qui m'ont motivé, tout comme philippe BRISSAUD une autre année,
et comme seuls savent le faire des triathlètes.
Et puis mon frère qui était très présent sur le marathon pour me soutenir .

- JEROME MARTEL

Aussi vite arrivé au camping du petit Liou le 13 août au soir avec ma moitié et notre beau Camping-car flambant neuf (je remercie au passage mon entreprise), qu'il faut déjà enchaîner le resto à Embrun village pour déguster un plat de pâtes (impossible d'avoir du rabe donc je ne ferai pas de pub pour ce resto) et une pizza avec les familles Croze, Monnet Jean-louis et laurence. Après une nuit agréable et chaude (chauffage oblige), nous attaquons le 14 août qui me permet de voir que j'ai beaucoup d'énergie en moi qui ne demande qu'à sortir (je dois donc ne pas partir dans touS les sens). Le soir et la courte nuit se passe merveilleusement bien car le sommeil était au rendez vous (rare vous me direz). Levé 4h15 et direction 4h45 avec Monnet family au parc à bicyclettes.

Le temps de poser le sac pour l'Isoard (on avait anticipé le marquage la veille), que l'on retrouve les copains de club avec joie. A l'approche du départ je décide rapidement de faire la queue et me faufile de façon à être devant (j'avais décidé de partir vite). Le départ est donné et c'est avec envie que je me jette à l'eau. Après un départ en surrégime, je me calme et me mets dans les pieds le plus souvent mais j'ai l'impression que les trajectoires et l'orientation sont bordéliques alors de tant en tant je me détache du groupe. A l'approche de la sortie, je fais un petit bilan des sensations : c'est pas les gros appuis mais c'est pas trop mal. Au moment de la sortie, je scrute le panneau d'affichage : 57' et je me dit que c'est pas si mal mais par contre j'ai aucune idée à ce moment là de ma place. Après une transition la plus rapide possible (enfilage chaussettes, chaussures, maillot de vélo par-dessus aquablade) et c'est parti tout en regardant naturellement les vélos de mes voisins et notamment le petit vélo BH de Nico (je me dis que je le verrai au moins une fois dans la journée lors de la course comme d'habitude quoi !). Je pars donc en bicyclette et profite des encouragements des spectateurs (+ nombreux qu'il y a deux ans), dans la 1ere montée fred Octave me dépasse et m'encourage et un peu plus loin Mr Nico aussi (j'apprécie en spectateur ses talents de descendeur). Arrivée sur embrun, je regarde le chrono et je vois que j'ai 4' d'avance par rapport à la reco (c'est tout bon). Au fait je vous conseille le bain de foule du rond point des Orres le 15 août vers 8h30, c'est galvanisant.
Arrivée plus loin juste avant la table du roy, je déraille et en plus ma chaîne ose faire des nœuds, alors je m'arrête je remets en place toute la transmission et profite pour vidanger (cela faisait +sieurs kms que la vessie réclamée un délestage) et je repars avec beaucoup d'envie positive. Arrivé au pied du col, je regarde mon chrono (2h58) et je vois que j'ai 9 minutes d'avance sur la reco (trop top), après avoir avalé grâce à mon 27 dents l'isoard (1h01 mon record sur les 4 dernières montées), je profite du ravitaillement perso pour déguster mes patates salées dans la descente. Tout le retour jusqu'à Palon je me sens un peu entamé mais je trouve qu'il n'y a pas trop de vent. Je n'oublie pas de m'alimenter et je rajoute dans le gosier qques gels et j'arrive à avaler les 40 derniers kms avec une relative fraîcheur tout en gérant Chalvet (2 passages difficiles).

A l'approche de l'arrivée vélo, je vois que mon temps sera au dessous des 7h (total satisfait) et là vite je cours pour aller déposer mon bike (je me permets de faire la course avec Mr Gorry) et après un changement de chaussette, casquette sur la chaise du voisin (le 707, pensée à toi manu), je pars tout de suite avec de bonnes sensas gestuelles mais avec une petite hyperventilation qui durera 3-4 kms). Arrivé avant la 1ere montée, je suis dans l'obligation de faire une pause pour arroser encore une fois les beaux arbres d'embrun), jusque là pas de souci (ravitos coca + eau). Arrivé sur la digue je croise avec surprise (agréable) nico puis pascal et puis fred O qui doivent avoir 2 bons kms d'avance sur moi et dans l'euphorie j'avale les 4 kms de la digue en moins de 17'40 mais arrivé au pont neuf, j'ai mon ventre qui gargouille et je m'arrête encore , derrière les buissons (à l'abri des regards) pour un grand moment de solitude et je repars pas trop mal, mais je sens quand j'arrive vers le parc à vélo que ma foulée se raccourcit vraiment et que je ne suis plus vraiment fringuant et arrivé sur la digue j'ai la tête qui tourne alors juste avant le ravito, un petit gel puis un isostar et un coca et de l'eau et la marche sportive sur 500m environ pour récupérer et là j'arrive tout doucement à relancer grâce aux gars du 1er tour que j'arrive à suivre puis à doubler. Ce moment est un tournant dans l'épreuve car à partir de là, j'ai eu l'impression que + j'avancé + j'avais la capacité à relancer. Grâce aux spectateurs et suiveurs ainsi qu'aux 2 gels pris, j'ai fini les 9 derniers kms euphorique, totalement concentré, avec une réelle envie d'accélérer, en gros j'étais parti en guerre. J'avais l'impression d'avoir les poils des bras hérissés, les larmes qui me venais aux yeux tellement que le moment était bon (je finissais, les sensations tant espérées toutes l'année sont là, mes enfants sont dans ma tête, ma compagne est là, les supporters aussi). Sur le tour du lac, je reprends deux gars (cela me donne encore + de peps) et je termine tout heureux car j'ai réussi mon pari….

Erreur commise : j'aurai dû prendre des gels dès le 1er tour cap

Remerciements : Ma compagne Stéphanie , ma belle maman et sa fille pour nous avoir gardé nos enfants,Trigano VDL pour le prêt du Camping Car,mes suiveurs : mon cousin Dominique, Didier Faour, Phil Rochedy, tout les spectateurs…ainsi que notre gourou Eric Monnet

- Luc Micoud:

Embrun :Tout un roman visible
voir l'article

 

- Sébastien Roizot:

Encore un compte rendu visible dans sa propre crémerie: ici !!
http://www.courselec.free.fr/triathlon/EmbrunMan2006/EmbrunMan2006.htm

 



- Thomas MICOUD

Tout pareil que le frangin, il a fait un joli CR rien qu'à lui sur sa page perso ici: voir l'article




- Michel SORRET

" A mon tour de remercier tous les supporters du TGV qui étaient le long du parcours.
Ca fait très chaud au coeur et pendant le marathon,ils nous font oublier pendant quelques instants le mal aux jambes.

Merci à ERIC grâce à qui EMBRUN connait d' année en année un succès croissant au sein du club et qui fait que même un mec comme moi fini par oser se lancer dans le bain.

BELLE AVENTURE avec à la clé un résultat inespéré pour moi.

Par ailleurs, merci à SEB pour les photos ( en espérant qu'il y en aura d'autres)

A bientôt pour la reprise de l' entrainement ( pour l' instant, j'essaye de me remettre à jour dans tout ce que j' ai laissé de côté pour préparer au mieux cette "putain" de course )"

Michel SORET

- Laurence LANDI

"Petite bafouille bilan remerciements émotions à partager après cette belle aventure du 15 août.
Déjà le 15 septembre... Il est temps que je m'y colle!

De 2004 à 2006, retrouvailles à Embrun...
Deux beaux RDV assez différents:
en 2004, entraînements en solitaire et découverte du triathlon
en 2006, un peu d'expérience dans l'escarcelle avec deux ans de club, deux semaines de stage costaud en juillet et de bons copains triahlètes émérites pour m'accompagner...
De 15h40 à 13h34... Y'a pas de secret..., CA A PAYE!

C'est fin mai que j'ai décidé de remettre le couvert! J'ai un peu attendu avant de me lancer car un petit souci au tendon d'Achille début mai, chopé à la suite d'une rando en Corse, m'intimait de faire pédale douce... Et puis Embrun, ça fait un peu peur... Problème au tendon en fait bénin, je pouvais finalement me lancer...
J'ai pas mal couru en hiver, Saintélyon en relais à 2 en décembre, marathon de Lyon fin avril, et natation très régulièrement tout au long de l'année. Par contre assez peu de vélo... Il allait sans doute falloir insister un peu dans ce domaine!
Dernière semaine de mai, c'était donc parti: 11h d'entraînement. Puis entre 12 et 14 h par semaine tout au long du mois de juin, un CD à Rumilly en juin et un MD à Dijon début juillet... Plutôt en forme, confiance et motivation étaient réunies.
Petit break début juillet pour remettre les petits muscles en place et aborder la phase "aigüe" de la préparation, à partir du 10 juillet, dans les meilleures conditions.
4 jours à Val d'Isère avec Claire Catil et les Ribeyre avant de rejoindre tout le monde au stage le samedi 15 juillet: col du petit st Bernard, col de l'Iseran côté Nord et côté Sud (le genre de truc auquel on ne pense pas une minute quand on est sain d'esprit, mais le stage promettait bien mieux...) et trails dans les petits chemins de rando... Une semaine à 23h, le ton était donné!

Le 15, je suis arrivée au stage un peu anxieuse, les doses prescrites, les frappes chirurgicales qu'il allait falloir pratiquer me semblaient XXXL... Alors: "chaque chose en son temps, gérer au jour le jour et laisser le cerveau au frigo", leitmotiv à intégrer au plus vite !
Le colombis, 3 fois l'Izoard, Vars Bonnette Vars, les séances de multienchaînements..., 33h la première semaine et 32 la seconde pour moi, il a fallu s'accrocher, mais finalement tout s'est bien déroulé. Le plan d'eau est devenu "un terrain de jeu" et les appréhensions que j'avais connues 2 ans auparavant ont totalement disparu (merci à mon poisson pilote qui se reconnaîtra!)
Quelques clins d'oeil à propos du stage:
Tout d'abord, il y a des chances que nous soyons passés pour une secte bien étrange aux yeux des riverains du CNA où on résidait: les pingouins en rang par 2 qui allaient nager clopin clopant avec combi, lunettes, bonnet et clou du spectacle aquatique, les godets autour de la taille, ca a donné! Notre réputation est faite.
Heureusement que notre QG était là où quelques petites mousses grandement méritées et le sourire du patron nous attendaient (ne le dites pas à Eric,c'est un secret!).
Sortie rafting un après-midi, on a goûté aux eaux fraîches et revigorantes de la Durance! Super sympa!
Bonne ambiance et bonne humeur ont aidé chacun à passer un bon moment malgré des passages difficiles pour tous. MERCI!
Au retour du stage, on a tout doucement calmé le jeu, la machine s'est mise au r aaa l enen t iiii, il fallait "refaire du jus", magnifique expression, non?!

Le 13, départ pour Embrun, tout le matériel affûté et pas trop de stress...
Nuits glaciales au camping (autour de 6, 7°C), un bébé qui pleure la première nuit, mauvais plan...
Le 14, dossard, déposer le vélo dans le parc, photo club, et demain matin 6 heures c'est parti!! Je suis déjà dans la course...
Réveil 4h20, j'arrive dans le parc à 5h20, la combi déjà enfilée (il faisait un froid de canard), plutôt zen.
Top départ à 5h55 pour les filles, la natation se passe très bien, je suis vite à l'aise (on évite la cohue quand on est une fille, na!), 1h04, 4° fille. Transition un peu laborieuse, et hop en avant pour 188km de vélo à avaler, 8h04 à la reco, 7h59 le jour J, c'est pas mal. J'ai gagné un quart d'heure jusqu'à l'Izoard sur le temps de la reco mais au retour le vent a eu raison de la moitié de ces virtuelles minutes... Je sors du vélo 9° féminine et cette position se maintiendra jusqu'à l'arrivée. Je n'ai pas essayé de suivre les filles qui m'ont doublée en vélo, voire enrhumée parfois, sur ce genre de course ça me paraît dangereux, il faut gérer! Beaucoup d'ambiance et d'encouragements au rond point des Orres, au sommet de l'Izoard, dans Pallon et à l'arrivée... Ca fait du bien! Très contente de laisser le vélo et d'enfiler les baskets! Le marathon ne me fait pas trop peur et puis je me sens bien, les endorphines sont de sympathiques partenaires! Mes objectifs étaient de tout faire en courant (j'avais un peu marché dans les montées costauds en 2004) et de tourner autour de 6' au kilo. J'ai couru tout le long (seulement petits ralentissements aux ravitos pour boire correctement coca-eau) et ai mis 4h20 (je pensais arriver en 4h-4h15 mais la fatigue et point de côté qui a duré une demi-heure au 1°tour m'ont un peu ralentie).
Arrivée à 19h30, sous la pluie... 13h34, 243°. J'ai enfilé mon maillot de finisher avec un grand bonheur, c'était gagné! Un beau partage avec moi-même, avec le sport, avec toute l'équipe du club et avec tous les supporters bien présents tout au long du parcours. Quelle ambiance!

Un grand merci à mes parents qui sont venus me soutenir et m'encourager malgré leur peur toute naturelle de me voir souffrir, ils ont été charmés par cette grande aventure humaine, un grand merci à Eric notre super coach, à tous les copains qui ont participé, à tous ceux qui étaient au bord de la route pour nous booster et nous porter!!
Un défi à renouveler peut-être un jour... Un super RDV!! MERCI."

Laurence

- Philippe "président" Romain

"Le 16 août 2005, Eric Charlet m'appelle d'Embrun pour me donner les résultats et me dit : t'es partant pour 2006 ? je lui dis sans hésiter, " si les ennuis s'arrêtent , ok j'y serai "
Dés le mois de janvier, je pense à Embrun et la motivation étant là plus que jamais, je me dis ça y est, on y croit et on fonce.

Pendant toute la préparation , notamment pendant le stage d'Eric à Embrun du 15 au 29 juillet je me dis sans arrêt " il ne faut pas lâcher, après tous ces ennuis passés qui m'ont fait rater plein de courses depuis 2001, c'est le moment, j'en profite " Même sin par moments je me suis vu un peu " mal " , loin des autres , je n'ai pas cesser de me dire " le retour c'est le 15 août , profites-en "

Pas de stress, ni les jours avant , ni le matin de la course , plutôt serein, les conseils du Coach, l'âge, la vieillerie ! Rassuré par une préparation sérieuse concoctée par le Coach et bien meilleure qu'en 2000 pour moi et surtout tellement content d'être arrivé jusqu'à ce jour sans bobo divers, sauf une petite alerte 3 jours avant avec le coup coincé avec un torticolis , ah ces salles informatique super climatisées …., merci Arnaud et l'ostéo, ouf réparé le samedi matin.

06 h 00 , nous y voilà , de nouveau, et sans bobos , le " chat noir " est mort …..

Pas trop mal dormi, merci à mon pote Patrick ex-basketteur, comme bibi, de m'avoir proposé une place dans son appart, vu le temps c'était top.
Arrivé dans le parc à 4h30, je sais c'est tôt mais j'aime pas arriver au dernier moment, pas bon pour moi, je m'installe tranquillement , dernière répétition et hésitation sur le choix de la tenue à mettre en sortant de l'eau car il fait un peu frais et pas question de partir avec la tenue vélo mouillée sous la combi, finalement ce sera le maillot de bain seulement, quelques mots et bonjours à droite et à gauche, derniers encouragements pour les autres TGVR et direction le départ, 2 min d'attente pour que les filles partent et hop plage , je me mets à gauche, je sais , coach tu m'as dit à droite et départ rapide sinon je vais m'endormir et ben je me suis mis à gauche vers le poteau de la banderole, quelques applaudissements pour faire monter la pression, pas de musique, dommage, et c'est parti je me mets bien à gauche et par contre je pars vite , et oui ! nickel pas gêné , je ne suis pas loin de la troupe, je frôle tous les kayaks jusqu'à la bouée du ponton , impec pas gêné , je m'efforce de penser au conseils , partir vite , je nage à un bon rythme, 2é bouée , celle que je craignais , je passe à la corde , bien , toujours pas gené et là je me dis c'est maintenant on y va les autres bouées sont loin ça va rouler et effectivement je sors en 1 h 02' après avoir pris vraiment du plaisir , ah les tours de lac pendant le stage de juillet, ça paye, je n'ai pas été gêné du tout, je pense que c'est assez bon comme temps , 178 éme , ce doit être correct, bon la transition j'ai franchement l'impression de " merder ", de mettre un temps fou à m'habiller, mouillé ça colle etc etc je m'énerve un peu et hop c'est parti.

La sortie d'Embrun est super sympa avec des supporters de Valence partout, je ne les reconnais pas tous ou je ne les vois pas tous, je les entends m'encourager.
Pendant la montée des Puys je commence à me faire pas mal doubler , bon je sais les bosses c'est pas pour moi, objectif fixé pour le vélo - 30' par rapport à la reco du 29 07 soit 8h15'-20', c'est ambitieux car Eric nous a dit que le temps de la reco c'est le temps de la course, mais bon, alors je me suis collé les 10 pointages de ma reco sur mon guidon et hop on suit et je fais ma course sans tenir compte de qui me double ou pas .
Un peu froid aux pieds jusqu'à Guillestre , j'ai bien fait de mettre mes petits gants de soie sous les gants vélo, ça caille ! Tout baigne , au rond-point de Baratier j'ai - de 5' d'avance et toujours de nombreux valentinois jusqu'à Baratier , à Guillestre -10 ' , au pied de l'Izoard -15 ', la montée de l'Izoard se passe assez bien , je repense aux 3 montées de cette " colline " pendant le stage …. !!! et à Briançon -30' super, je fais le moins d'arrêts possible et là je commence à rêver, - de 15h c'est faisable …. Mais voilà le retour sur Embrun, je m'endors un peu et je me retrouve avec un vélo en 8h30 , pourtant Pallon et Chalvet ne m'ont pas posé de gros problèmes, un peu déçu mais bon il n' y a pas de mal, et surtout je termine pas cramé !

A nous deux ! Marathon ! Je pars et là surprise pas mal aux jambes, l'enchaînement se passe super bien, merci coach pour ces séances de prépa avec des enchaînements que je redoutais tant et voilà ça paye , plein d'encouragements à la sortie du parc , merci à tous , si je ne vous ai pas vu ou si je ne vous ai pas fait signe ne m'en voulez pas je ne voyais pas toujours d'où ça venait et un peu dans le " gaz " aussi ! Bon la càp c'est pas mon point fort du tout, on va gérer ! Dés le 2é kil un point de côté, aïe ça commence mal , bon il va durer jusqu'en haut d'Embrun quand même le coquin ! Le 1er tour se termine, pas trop mal , pas trop entamé, J-L me double , je le redouble , il a des pb de crampes il me redouble puis je ne le revoie plus , pour moi le 2é tour sera beaucoup plus dur , mal aux jambes , je marche dans toutes les bosses, les ravitos et là je perds beaucoup de temps, bon j'espérais un petit peu en secret dans un coin de ma petite tête finir avant 21h , je finis à 21h19' soit 15h19' mais content quand même car je gagne 45' par rapport à 2000 et surtout content de revenir à la compet ! Et à Embrun ! Ce fut un réel plaisir car c'était mon dernier " vrai " triathlon et c'était en 2000 à part Romans 2003 et Montélimar 2005 et les tri par équipes avec les vétérans ou les " gros " qui m'acceptaient malgré mes mauvaises prestations à pied ou mes blessures….

Merci Coach-Gourou Eric pour cette préparation , je n'ai pas assez de mots , ni les bons mots pour te remercier pour ce stage, tes conseils toujours aussi pertinents et précieux et distillés avec autant de gentillesse et de professionnalisme aussi bien aux meilleurs qu'aux moins bons. Et pour la motivation c'est super ! Sans oublier Nicole qui nous a " supportés " , " maternés ", " cuisinés " pendant le stage .
Merci aux TGVRWomen and Men pour la super ambiance pendant toute la préparation, cela contribue beaucoup à la motivation et à la réussite de chacun, merci également aux triathlètes des club voisins et amis de Drôme-Ardèche qui étaient au stage et qui, je pense, se sont bien intégrés.
Merci aux nombreux supporters, amis, parents, conjoints, enfants etc qui nous ont soutenus avant et pendant cette belle et folle journée !

Un petit brin de nostalgie quand même, après tous ces bons moments passés ensembles pendant la préparation, le stage, la course , l'après-course le lendemain, le retour à la vie " civilisée " fut un peu dur mais que de souvenirs !!! …..

J'ai retrouvé ce côté esprit d'équipe qui me plaisait tant dans le sport-co, 22 ans de basket, ça marque, même si au TGVR il y a ce coté " club et sport-co " , on le ressent plus avant et pendant Embrun. Merci.

Pour ma part 2 leçons : Avoir plus de foncier en càp, m'entraîner plus sérieusement dans cette discipline au printemps et perdre un peu plus de poids et/ou éviter d'en prendre !!!

RDV en 200 ? , allez ………….. !!??? Oui en 2007 !!" "
Philippe

RESULTATS :
10 premiers scratch :
1 FAURE Hervé 10h54 (nouveau record)
2 COLUCCI Reinaldo 10h00
3 CHABAUD François 10h03
4 MARTINEZ Felix : 10 h 04
5 LEFLOCH Xavier 1àh 06
6 BRINGER Patrick :10h15
7 REBOUL Gilles 1à h 22
8 BABYLISS Stephen 10h 29
9 SABATCHUS Olaf 10h31
10 Zglinczinski Grezgor 10h46

TGVR (18 arrivants sur 20 au départ) :
11 WHITE Matthew : 10h49
14 MONNET Eric : 10h56
19 GOMORD Nicolas: 11h05
21 DUMONCEAU Pascal: 11h08
31 MARTEL Jerome: 11h32
133 MICOUD Luc: 12h53
169 CALAIS Florian: 13h08
214 SORET Michel: 13h25
243 LANDI Laurence : 13h34 (9ème féminine)
252 DUFAUD Mickael : 13h38
274 BLANC Patrick : 13h45
297 VALETTE Lilian : 13h49
298 ROIZOT Seb : 13h50
373 MICOUD Thomas : 14h10
477 CROZE Robert: 14h39
530 BRUN Jlouis: 14h54
607 ROMAIN Philippe: 15h19
769 HILAIRE Denis : 16h58
Abandon : ROC Agnès (20ème km cap)
CHARLET Eric (8ème km cap)
Non partants : Manu Chabannes, FAURE Gwenael.


ROMANS (7 arrivants sur 7 au départ)
69 FOUCHER Manu: 12h19
123 BOURGEOIS Olivier: 12h50
244: BOURBONNAIS Fred: 13h34
385: BENISTAND Michel: 14h14
421: MOYROUD Olivier: 14h22
502: CAPUTO Cyril: 14h47
539: WAGNER Joel: 14h56

TRICASTIN (4 sur 4)
60 MEISTER Thierry : 12h11
119 LEFEVER Jmarc: 12h50
212 PLAGNE Bruno 13h24
492 ERRHIARI Rhida 14h 44

LORIOL (3 sur 3)
24 OCTAVE Fred : 11h16
MATRAS Sylvain
713 FAQUIN Corinne 16h05

PRIVAS (1 sur 2)
142 : MECHIN Eric : 12h55
Abandon : DAMIENS Bruno (fin du vélo)

ANNONAY (2 sur 2) :
470 : CHATAIGNIER Joel : 14h38
560 : MOITA Jorge : 15h01

ANNEYRON (5 sur 5) :
80 BERNARD Claude : 12h29
BEOLOET Cédric
TAUPE David
HASS Fred
495 ROUSSET Hugues : 14h45


 

 

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