14/09
Bernard Charoll à Embrun:
"Après une très belle saison 2003, puis une
année en demi teinte en 2004 pour cause de rénovation
d'appartement, j'ai repris l'entrainement de façon sérieuse
en octobre. Avec un objectif principal: le 15 aout à Embrun,
et notament remonter sur le podium par équipes (2°
en 2002, 3° en 2003, il manque une marche).
Pour mettre toutes les chances de mon coté, et améliorer
mon temps de 11h09, je suis allé jusqu'à faire un
stage de natation, mon point faible, en février à
Font Romeu.
Et ça a payé: si Romans avec la fatigue du stage
d'avril a été une course honnête, à
cublize je sors de l'eau comme jamais je ne l'aurais espéré:
22°, sur les talons de Patrick. Grosse galère en vélo
puis course à pied correcte. puis vient Annecy: mauvaise
natation, vélo moyen mais belle course à pied. La
forme semble revenir et après le stage aux Orres, ça
devrait etre pas mal...
Le stage aux Orres, 2 semaines, est la préparation idéale
que ce soit sur le plan humain ou le plan physique. Il n'y a qu'à
voir les résultats des néophytes. Mais cette année,
je n'étais pas aussi bien qu'en 2003: natation: sensations
moyennes, voire pas terrible certains jours. Idem pour le vélo:
remontée aux Orres parfois à 8 km/h, mais (très)
bien dans certains cols que je n'avais pas fait depuis longtemps
(Allos). Pourtant de bonnes sensations à pied (ça
change de la VMA de cet hiver).
Suivent 2 jours à Chamrousse avec BipBip, Manu et Eric:
du bien, à pied, du beaucoup moins bien: en vélo.
Si Nicole n'avait pas fait le taxi, je serais encore dans le col
luitel.
Arrive la dernière semaine, de récup: là
j'ai maitrisé à fond, allégé les entrainements
au maximum et ça m'a fait le plus grand bien.
15 aout: le plus beau jour de l'année!
Des petits doutes, mais j'ai de l'expérience, ça
devrait marcher. J'aimerais faire moins de 11h30 pour confirmer
le résultat 2003 (11h09). Et si ça coince, je compte
bien etre quand même sous les 12h. La fourchette est fixée
entre 11h (hyper optimiste) et... 14h (j'ai déja fait 14h15).
Une dernière nuit normale où j'ai tres bien dormi
(c'est louche, ça, aucun stress) et nous y voilà.
Reviel à 4h avant de retrouverl'ambiance particulière
de cette course, à preparer ses affaires dans la nuit,
couvert de 4 épaisseurs et d'un bonet. C'est poutant le
plein été. Je me dirige vers le départ pour
me placer assez devant et brrr, la rosée sur l'herbe est
vraiment glacée. Mais les applaudissements en saccades
réchauffent terriblement.. et pas que le corps. Minute
de silence. 6h, FEU.
J'ai hésité à me mettre sur la droite puis
préféré rester sur la gauche du troupeau,
comme d'habitude. Plein de bruits et de remous en surface mais
on sent le calme et le silence des profondeurs où la végétation
est visible malgré la nuit. Après la 2° bouée,
au fond du lac, je nage quelques instants à côté
de Bip Bip. Une petite heure de baignade ou le seul bruit est
celui des bulles d'air de l'expiration qui contraste énormément
avec l'exitation et les encouragements qui règnent autour
du parc dès qu'on aborde la terre ferme.
Parti pour une jolie ballade en vélo. Il fait un peu frais
sur la première boucle, ce n'est pas plus mal, on aura
bien le temps d'avoir chaud. Eric Charlet m'a annoncé 70°
dans la première montée, au milieu d'encouragements
intenses. Je remonte quelques places et arrivé au rond
point des Orres, je vois Rovéra? qui abandonne. Domage
pour lui mais c'est bon pour le classement par équipes.
Au milieu d'une foule dense digne du tour de france, je distingue
avec plaisir des visages connus.
Passé Guillestre un vent frais se fait contraire et la
combe du guil a choisi de nous en faire baver. Sauf Manu qui me
double en m'enrhumant. On tourne à gauche et on attaque
l'izoard et le vent se fait plus frais et violent. Pas de thermiques
aujourd'hui, c'est le vent du nord. Je rattrape Manu, Brunissard
est très dur. Arrété pour un besoin naturel,
Manu me passe; puis s'arrête aussi, je le repasse et je
file. David Monnet nous encourage dans la froidure de la casse
déserte et l'arrêt au sommet est le plus court possible.
Passé Briançon, on a toujours un petit vent du nord
dans le dos. Merci Eole, d'habitude on a déja les thermiques
chaud et secs dans le nez. Malgrè cette aide, la montée
de Presles parait bien dure. En descendant sur l'Argentière,
mon prolongateur se dévisse et ne peut plus me servir.
Pas grave, je n'ai guère de forces et ne lui tire plus
dessus depuis longtemps. J'arrive quand même à me
mettre en position aérodynamique. Palon se passe bien puis
c'est le retour sur embrun. Manu me double à nouveau. Je
le rattrape dans la bosse. Là, Jérome me dit que
je compte pour l'équipe. Surprise, j'étais persuadé
que BipBip était devant moi depuis le début. J'essaie
d'accelerer, mais rien ne vient, je suis bien à fond depuis
le début. J'apercois notre cadet vétéran
qui me rattrape au sommet. On descend ensemble et chacun file
à sa chaise.
J'enlève le maillot vélo et enfile le débardeur.
Mais j'ai un cuissard à bretelles. Donc j'enlève
le debardeur, les bretelles, remet le débardeur, quitte
le cuissard et enfile le short. M.., je l'ai mis à l'envers!
Je l'enlève puis le remet, ramasse le ravito et c'est parti...1
minute derrière BipBip. A ce moment, je me dit que ça
va pas mal, je rattrape Bip, on coure un peu ensemble et en principe
je le distance, remonte des places et on fait un podium par équipes!
ça sent bon! Mais les prévisions se révèlent
fausses: je met 10km à le rattraper, on s'arrete presque
simultanement pour se soulager conter un arbre bordant la digue,
1/2 tour ensemble et quelques encablures plus loin je n'arrive
plus à le suivre. Je croise Manu, pas mal, il va encore
me rattraper? Puis Philipe Rochedy. Pas mal aussi. Et Bip Bip
qui s'éloigne de plus en plus...A la sortie de la digue,
ça commence à coincer sérieux. Quelques dizaines
de mêtres marchés, ça fait du bien. Heureusement
Bernard Cini m'accompagne, et quand je l'envoi trouver un bout
de pain, c'est Marie qui le remplace. Puis Baratier s'approche,
mais tout plaisir s'est envolé. Dernière descente,
Bernard peut se reconvertir en animateur tellement il motive les
spectateurs à la sortie des campings. Le tour du lac se
termine, ça va un peu mieux. La fin approche, ouf! Une
tape dans les mains de mon fan club à 1 km du but et c'est
la dernière ligne droite.12h14. 5° tee shirt de finisher.
A ce moment, je me dis que c'est peut être mon dernier triathlon,
le dernier Embrun avant un bon moment, c'est sur! Pas vraiment
d'émotions à l'arrivée; peut être plus
quelques heures après en regardant les derniers arriver
dans la nuit.
Un grand bravo aux valentinois dont les néophytes ont commencé
très fort. 13 valentinois au départ, tous à
l'arrivée! Et dans la première moitié du
classement. Avec l'équipe classée 4°. Un grand
merci pour tous les encouragements.
C'est vraiment la plus belle des courses, à faire absolument
si on a la possibilité de s'entrainer en conséquence.
On a les conditions idéales au club en ce moment, il faut
en profiter!
Ps: ça fait longtemps que j'en parlait, le 17 aout j'ai
commencé... le parapente.
12/09:LES
TRIBULATIONS D'UN ARDECHOIS A EMBRUN (par P.Rochedy)
Préparation :
La préparation pour Embrun est difficile, mais nous avons
eu la chance de bénéficier du stage de préparation
mis en place par Éric. C'est à mon avis très
important et je tiens à le remercier pour m'avoir intégré
dans le groupe. C'est un gros travail pour lui, sans compter sa
propre préparation. Comment réaliser une aussi grande
charge d'entraînement seul sans se décourager ? De
plus nous pouvons bénéficier de l'expérience
des " redoublants ".
La suite du stage se déroule sans trop de problèmes
si ce n'est un rappel à l'ordre d'Arnaud concernant mon
régime sans gluten (j'avais réintrodui les pâtes
dans mon alimentation durant le stage. Une fois ou deux). Sacré
régime, mais efficace. Merci Arnaud.
La course :
Le vendredi, je retire mon dossard. " C'est parti ! "
Le dimanche soir il faut installer son vélo dans le parc.
" WAOUH !!!!! C'est grand. " Je repère l'allée
et retourne au camping pour le repas.
Après une nuit très courte, endormis vers minuit
(merci le gérant du camping qui avait organisé un
concert ce soir là), c'est le réveil à 3h30.
Petit casse croûte, vérification du matériel
et c'est le départ pour le lac, lieu du départ.
Il est à peine 5h et pourtant il y a déjà
beaucoup de monde. Impressionnant !
Bon ! Marquage, bonjour Monsieur l'arbitre et me voilà
dans le parc.
Heureusement qu'il y a des repères à chaque allée
sinon il faudrait un GPS pour retrouver son vélo.
Je retrouve ma monture et commence ma préparation : recherche
des toilettes (le stress).
Une fois mon installation terminée, un petit tour du parc
s'impose pour retrouver les copains du club. Les visages sont
fermés, le rendez vous est de taille !!
L'heure du départ approche, une minute de silence pour
un triathléte renversé par une voiture et une pensée
pour Pierre qui lutte contre la maladie (" Salut Pierre,
on est avec toi ").
J'enfile la combis et je me dirige vers la plage.
Que de monde !!!!
J'ai des frissons, mais ce n'est pas le froid. Je m'installe en
2° ou 3° rideaux sur la gauche comme prévue, mais
un arbitre nous demande de nous écarter. Bilan de l'affaire,
je me retrouve en première ligne. Là je stress,
je me retourne et je vois une masse noire de triathlétes
derrière moi. Je vais me faire couler, il fait nuit, où
sont les bouées ? J'ai envie de piss....
Bref, tout va pour le mieux. Heureusement, Juste derrière
moi Bernard m'appelle, je ne l'avais pas vu. Je lui fait part
de mes craintes. Il me rassure. C'est quelqu'un de discret qui
est à l'écoute des autres toujours prés à
rendre service. Merci Bernard.
C'est le départ !
Je pars vite, en essayant de me dégager du paquet. Je réussis
tellement bien qu'un kayakiste m'arrête pour me rediriger
(le gros du paquet est complètement sur la droite). Me
voilà repartis, mais dans les bouchons " que je suis
co...! " j'aurais pu faire attention. C'est la baston à
la première bouée, je m'arrête, c'est le bouchon
(pourtant bison futé ....). Manu m'a dit lors d'une sortie
vélo " il faut t'imposer ", j'essaie, je ne touche
plus l'eau (j'en prends plein la tête aussi) ça passe,
je termine le 1er tour, mais quel bagarre ! Merci Manu.
Le 2éme tour se passe beaucoup mieux, j'ai de bons appuis,
les sensations sont bonnes. Je remonte quelques places.
Sortie de l'eau en 1h02, ce n'est pas si mal.
Transition éclair !! (arrête de rire Éric)
Donc au bout de 1 minute et quelques secondes (en fait presque
5 mn), je pars en vélo. " J'ai envie de pisser .........
on verra plus tard "
Début de la bosse " salut Raph ! Il a l'air bien ".
Il ne faut pas se " cramer " moulinons.
Les sensations sont bonnes et j'arrive au rond point des Orres
en 1h17 (comme à la reco).
Dans la ligne droite avant Guillestre, une moto me double : Manu.
" Super Manu ! ".
" J'accélère ? Non, soyons prudent "
Dans la vallée du Guil, je double Manu Foucher et Beep
Beep, ils n'ont pas l'air bien ou c'est moi qui m'enflamme. "
Attention Philippe !! ". Un peu plus loin je double Bernard.
Les sensations sont bonnes mais j'ai peur de trop en faire, je
mets une dent de plus. " Mouline, on ne sais jamais. "
Au début de l'Isoard, je m'arrête, je dois me soulager.
Bernard repasse devant. Au bout d'un long moment ..... Je repars,
ça fait mal aux cuisses, j'ai du mal à reprendre
mon rythme. " Si tu t'étais arrêté avant
! " il y a du vent, je mets tout à gauche (39x27),
il faut se ménager, c'est encore long.
En haut de l'Isoard, je rattrape Manu, et je prends mon ravitaillement
(quelle organisation, c'est vraiment le top). Il fait froid, la
descente est effectuée sans prendre de risque en essayant
de ne pas trop trembler. Au bas de la descente, casse croûte
salé. " Pense à ce que t'a dit Éric,
'l'alimentation est primordiale dans une épreuve comme
Embrun' ". Pour les connaisseurs, galette de sarrasin (sans
gluten) avec filet de poulet (sans gluten, je sais, il manque
le rouge), un vrai régal.
Arrivé à 'les Vigneaux' Manu me redouble . "
il est vraiment costaud aujourd'hui "Les sensations sont
bonnes, je devrais peut être accélérer. C'est
ce que je fais en restant à distance de Manu. Dans Pallon,
je le double et j'aperçois à nouveau Bernard. Je
me sens bien, " allez, embraye ! "
Dans la descente vers l'aérodrome un grand bruit à
l'arrière. Pas besoin d'être devin, c'est un rayon.
" Mer.......! c'est pas vrai ! " je m'arrête et
constate les dégâts. La roue ne tourne plus, elle
touche le cadre. " C'est foutu !!!! ". J'ai le moral
dans les chaussettes. Manu passe. J'ai envie de balancer le vélo,
mais, les souvenirs de ma préparation, ma petite famille
...... je dois continuer.
Avec les moyens du bord, deux petites clefs, je démonte
les freins, dévisse les rayons opposés et décentre
la roue. C'est bon ça passe (Beep Beep, Manu Foucher et
bien d'autres sont passés aussi d'ailleurs).
Je repars, je n'ai plus que le frein avant, il faut être
prudent. De plus à partir de 30 km/h, c'est un motoculteur
que je conduis. Il me reste 40 km. J'ai les nerfs, je passe la
montée de St Clément sur la plaque, j'enchaîne
jusqu'à Pont neuf en étant prudent, et si je cassais
un autre rayon ?........
Chalvet, c'est bon, je passe mieux que lors de la reco. Par contre
la descente...... Manu Foucher que j'avais doublé dans
Chalvet me laisse sur place.
Transition éclair !!! (si c'est vrais, presque moitié
moins que la première)
J'ai un point de coté. J'étais trop tendu .......
à moins que mes problèmes gastriques..........
Me voilà parti pour le marathon. Allure 0 plus. Je ne peux
pas courir, le point me coince complètement, j'ai des idées
négatives pleins la tête. " Calme- toi, ça
va passer ! "
Je cours, je marche, les triathlétes qui me doublent m'encourage
(c'est super l'ambiance sur le longue distance).
Au bout de 2 à 3 km et pas mal de temps perdu, c'est parti
pour de bon. " OUF ! "
Je redouble ceux qui m'ont encouragé et ne manque pas de
faire de même, la foulée est bonne.
Sur la digue, je croise Beep Beep et Bernard, J'estime mon retard
à environ 20 mn. Le public est super, je me prendrais presque
pour un costaud. Reboul me double, j'accélère pour
rester en contact.
Il est dans le 2° tour, impressionnant. " Arrête
tes bêtises et concentre toi ! " Je reprends mon rythme,
20 km/h de moins (presque), et arrive à Baratier. C'est
bon ! Le premier tour s'annonce.
Je passe sur la ligne, c'est de la folie ! A la fin du tour du
lac, je croise Éric, " allez, tu as un gars juste
devant, il est cuit ! ". Il faut toujours encourager les
débutants.
Je continu à mon allure, je double, je me fais doubler,
mais je reste concentré comme nous l'a expliqué
Éric. A nouveau sur la digue, je croise Beep Beep à
peu prés au même endroit que pour le premier tour.
Par contre il y a moins de 10 mn avec Bernard. " Tu vas trop
vite ! Attention ! Il y a le mur des 30 km ". Je diminue
le rythme, ce n'est pas fini. Vers Pont neuf, je ne sais pas si
c'est d'avoir changer de rythme mais ça ne va pas, je me
suis déconcentré. Revoilà Baratier, le mur
des 30 km est franchi, j'essaie de reprendre mon rythme initial,
c'est dur ! Dans la descente sur Embrun ça revient. Je
passe sur le pont, dessous puis le bord du lac, c'est pas possible,
j'accélère, je frissonne, j'accélère
encore l'allure, je double un vétéran (enfin il
me semble), le parc à vélo, j'aperçois ma
petite femme qui m'a accompagné, c'est génial !!!!!!
La dernière ligne droite .............................
L'arrivée ........... La joie ...........
Bilan :
Embrun est une grande aventure, autant morale que physique. On
en ressort " différent ".
Natation : J'étais stressé avant la course. Les
départs natation m'impressionnent. Quand en plus, le départ
est donné de nuit et avec presque mille triathlétes
............
Je dois vraiment améliorer mes départs avec un travail
sur moi. D'ailleurs, je pense qu'Embrun m'a un peu libéré.
Vélo : En dehors de mon problème technique, ça
c'est bien passé. Sans doute trop prudent, mais c'est mon
premier Iron man.
Course à pieds : Je suis bluffé ! Je n'ai jamais
fait de marathon et le premier se situe après 188 km de
vélo. Je n'en reviens toujours pas. C'est un grand pas
en avant que j'ai réalisé en ce qui concerne la
course à pieds. Pas de problèmes gastriques. C'est
très encourageant. Dire que je voulais arrêter le
triathlon. Encore merci Arnaud.
Redoubler ? Pourquoi pas ! Certaines choses peuvent être
améliorées et je me suis découvert des possibilités
insoupçonnées. Alors OUI, je reviendrais mais je
ne sais pas quand car un Iron man est une épreuve hors
du commun qui demande beaucoup de sacrifices et d'efforts avant
de le dompter. Je le comprends mieux maintenant.
Il faut tirer un grand coup de chapeau à tous les finishers
de tous les Iron man.
Alors, quand on arrive à en enchaîner deux voir trois
(suivez mon regard ...) ......... Chapeau bas Éric.
Remerciements :
A Nadine, bien sur, il faut beaucoup de patience pour accepter
les heures d'entraînements, les sauts d'humeur etc...
A mes enfants qui n'ont pas trop profité de leur papa pendant
la préparation.
A tous ceux et celles qui m'ont encouragés Jef, Loïc,
Jérôme, Familles Hilaire, Roizot, Calais, Cini, Harbonnier,
Charlet, Marin etc..... (j'en oublie certainement).
Aux participants au stage avec qui les entraînements ont
paru moins durs.
A Éric pour ses conseils et sa présence. Quel chance
de pouvoir s'entraîner avec un athlète terminant
régulièrement dans le top 10.
A Fred pour la préparation natation durant l'année.
Philippe, finisher de l'embrunman 2005.
09/
09 Monaco: Par Pascal Dumonceau
J'avais décidé de venir à MONACO dans la
perspective de me qualifier à HAWAI .Ne sachant comment
stopper le triathlon, j'ai subitement pensé que finir à
HAWAI serait une belle fin, j'aurai le sentiment que la boucle
est bouclée. Je partais quand même dans l'inconnu
dans la mesure où on ne connaît pas les adversaires
étrangers ni le nombre de places dans sa catégorie,
pis encore je ne savais même pas dans quelle catégorie
(je suis entre deux).Ce n'était pas
très pro mais bon je m'étais inscrit depuis juin
donc maintenant on verra bien. Départ à 5 (enfin 6,mais je sais pas si j'ai
le droit de le dire :merde !!!!) le vendredi soir,logement à
Nice au MERCURE (on s'excuse :on a pas trouvé mieux) un
super plan d' éric (encore merci).
Le samedi est une journée bien remplie. Le matin déplacement
vers MONACO pour retirer les dossards et de suite on est plongé
dans l'ambiance. Les retraits se font dans un palace,on voit tout
de suite l'organisation à l'américaine qui fait
les choses bien, grandioses et où il règne une ambiance
particulière que j'ai connue lorsque j'étais allé
à ZURICH pour me qualifier puis à HAWAI en 1999.
On se renseigne pour le nombre de places mais toujours aucune
réponse. On apprend seulement que je dois aller chercher
ma qualif dans les 35-39 (vétéran l'an prochain)
c'est à dire la même qu'éric. Je suis donc
déçu car je pense en vétéran c'est
beaucoup plus facile et courir contre ERIC pour une place à
HAWAI ça me mettait pas très à l'aise. Ca
va être très dur vue la liste des engagés
français plus tous les étrangers que l'on ne connaît
pas notamment les casques à pointes (allemands) qui ont
une vraie culture du long. Les étrangers sont beaucoup
plus nombreux que les français. Eric avait à peu
prés calculé 3 ou 4 places pour la qualif. Je n'y
crois pas beaucoup et suis même inquiet pour Eric.
Maintenant je suis là avec mes regrets d'EMBRUN encore
en tête il faudra donc tout donner et aller au " charbon
" :je suis " chaud comme une barraque à frite
". (NDLR ceci est une marque déposée et
un club très fermé, attention aux poursuites !!")
A la sortie du palace on rencontre l'équipe de france IRONMAN
qui part rouler (MAINARD,ROVERA,FAURE,NEVEU,REBOUL).Eux logent
dans le palace, merde même pour l'hôtel il sont meilleurs
que nous. On échange encore nos impressions sur Embrun
ceci nous met dans l'ambiance et me motive d'avantage.
Puis retour sur NICE dans notre palace à nous.
Début d'après midi un petit tour de vélo,sieste
puis de nouveau nous sommes partis à MONACO pour poser
nos vélos et les différents sacs plastiques fournis
par l'organisation pour chaque discipline car rien ne doit traîner
dans le parc mis à part les chaussures de vélo.Nous
devons poser nos 2 sacs(vélo et càp dans un autre
parc de transition. Ceci rajoute un peu de stress car il ne faut
rien oublier.
NATATION
Départ tôt à 7h, je me présente sur
la ligne je décide de me mettre à gauche contrairement
à d'habitude car j'ai peur de me faire serrer contre une
ligne d'eau le long de la première bouée qui est
seulement à 300 mètres. En effet nous sommes 1200
pour faire 1,9 KM en 2 boucles avec sortie de l'eau. Vive AVION
puissance XXX (je ne compte pas)j'ai une grosse appréhension
sur la natation. Eric vient me rejoindre nous sommes juste derrière
les 66 pros qui sont placés 3 à 4 mètres
devant nous.
Je décide de partir à fond comme sur un sprint voire
même plus vite, je suis dans les pieds de cyril NEVEU que
je vais tenir presque 200 mètres, j'étais comme
un mort de faim, je sens que la course est lancée, que
je peux légèrement ralentir. De toute manière
j'étais pas loin d'exploser. Et là j'ai vu arriver
des FRED ROUJOL de partout, il me restait environ 100 m, je me
disais que ça allait être très compliqué
: je sautais dans tous les pieds qui passaient pour essayer de
virer aux 300 m. J'ai dû faire au moins 10 nageurs pour
arriver à cette putain de bouée. Après l'avoir
franchie j'ai essayé de garder un bon rythme j'avais de
bonnes sensations, et la course s'est apaisée petit à
petit. Plus de peur que de mal je pense que j'avais fait un super
départ et de ce fait, les concurrents de ma valeur étaient
derrière.
J'effectue ma 2 ème boucle normalement avec Estelle PATOU
dans mes pieds. Le change, il faut trouver son sac, un peu la
panique au milieu de tous ces sacs qui sont les mêmes, juste
mon numéro dessus pour le reconnaître. La longue
transition(400m) se fait déjà en tenue avec le casque
sur la tête mais sans son vélo : ça fait bizarre.
Je pense qu' éric est loin , je sens que j'ai fait une
super natation. D'ailleurs c'est la première fois que je
sors devant estelle PATOU et sophie DELEMER. Je sors 43 ème
sans le savoir.
VELO
Je décidai de partir vite, je verrai après pour
la course à pied. Je voulais prendre des risques. Il y
a 20 km de montée par paliers successifs je ne fais que
doubler, je trouve " les casques à pointe " plantés
mais quand ça roule un peu, j'ai plus de mal à les
suivre. Vers le 40 ème km un " fromage "(un français)
de notre catégorie d'âge me double et me dit : "salut
pascal, éric n'est pas loin derrière ".Lui,
nous connaissait mais alors nous pas du tout .J'ai appris qui
il était à l'arrivée :jacky GERBIER. Il avait
gagné les championnats de France longue distance en 2003
à Cublize (en S4), j'avais fait 2 ème.
Je fais l'effort de l' accrocher,vers le 50ème Eric nous
rejoint,nous sommes un groupe de 6 . Au fil des km éric
me distance mais de temps en temps en fonction du parcours je
l'aperçois,GERBIER le suit. Le parcours est très
exigeant il n'y avait aucune partie plate, que de la bosse . Je
pense poser mon vélo une grosse mn derrière éric.Il
fait chaud mais surtout très humide je n'ai jamais autant
bu.
Je ne sais toujours pas combien je suis au général,
je sais seulement que je suis au mieux 3 ème S4 .Mais compte
tenu de tous ceux qui sont devant,c'est pas gagné,tant
pis je vais faire la course à pied à fond et rien
lâcher. Arrivée à la tente de transition,cyril
NEVEU part juste,il ne doit pas être au mieux.
COURSE A PIED Il a 4 boucles de 4,4 km plus une de
3,5 km. J'attaque la première un peu vite pour me mettre
tout de suite dans le rythme. J'arrive dans l'ascension(400 m)
je pense que les 5 ascensions vont être très dures.
Il fait de plus en plus chaud et on sent une humidité importante,je
bois énormément. Dès le 2 ème tour
la course devient encore plus confuse, car d'autres concurrents
arrivant du vélo nous rejoignent et ce sera de plus en
plus vrai au fil des tours. Je suis encore plus dans le flou concernant
ma place,mais je donne le maxi en ne pensant qu'à une chose
" ne rien regretter ". Surtout si la qualif se joue
à très peu comme on pouvait s'en douter avant.
Arrive le dernier tour,à 2 km de l'arrivée j'aperçois
cyrille neveu mais aussi avec lui notre compère du vélo
(jacky gerbier) je fais le forcing. Au dernier ravitaillement
(il reste 1 km) je rentre sur ces deux derniers,il y a beaucoup
de confusion car beaucoup de coureurs qui ont des tours de retard
sont là. NEVEU s'arrête épuisé, l'autre
me voit, prend un verre et part à fond,je le suis, j'ai
20 mètres de retard. Je sais que l'on finit par la côte
où je me sens très fort. Il faut absolument que
je rentre en bas de la cote et ce sera bon. Je m'efforce de gagner
chaque mètre, je colle en bas de la côte,je pense
toujours à tout donner pour ne rien regretter. Je reste
100 bons mètres collé à lui en reprenant
bien mon souffle. Je sais que c'est dangereux car lui peut aussi
accélérer,je garde mon sang froid,bizarrement je
suis confiant,je me sens plus facile que lui.
Il doit rester 200 m de côte + 100m de plat,je plante une
mine(enfin en côte ça fait un peu pêtard mouillé)
il n'essaye même pas de suivre,il me dit simplement : "allez
c'est pour toi ".
Je franchis la ligne,je félicite Hervé FAURE, Eric
est tout de suite là et m'annonce un peu les résultats,je
suis complètement surpris. Dans mon dernier duel je ne
m'étais même pas aperçu que j'avais doublé
un autre concurrent de ma catégorie. L'épouse de
jacky GERBIER a visiblement tout compté, éric a
l'air d'avoir raison. Je suis comme un fou mais j'attendsz vraiment
les résultats officiels.
LE BONHEUR
On a confirmation grâce à Nicole qui est branchée
sur internet. A 18h00 on a enfin nos slots dans les mains, Eric
insiste pour qu'on se rende à la remise des récompenses
(NDLR: "C'est marrant lui il dit que c'est toi !!").
Je le remercie de tout cur car je ne voulais pas y aller
(j'avais dû attraper une " carssanite aigûe ")
et c'était énorme comme on dit. Un véritable
show à l'américaine comme ils savent le faire,une
poignée de mains avec mark ALLEN,un trophée magnifique,et
beaucoup d'émotion d'être avec Eric sur ce podium,
lui qui m'apporte tant depuis que je suis dans ce club.
Ca fera partie de mes meilleurs souvenirs de triathlon,je ne suis
pas près d'oublier.
Je dois encore remercier éric (j'espère que c'est
pas trop lourd) je lui dois une partie de ma qualif.,heureusement
il en a une pour lui tout seul.
Merci aussi aux 3 autres compères pour leur gentillesse
et leur bonne humeur mais aussi à EVE(amie de manu) pour
nous avoir supportés dans tous les sens du terme,et pour
nous avoir suivis sans jamais rien dire et toujours dans la bonne
humeur.
MERCI AUSSI POUR TOUS LES SMS,MAILS,FELICITATIONS ET MESSAGES
QUE J'AI RECUS DES MEMBRES DU CLUB MAIS AUSSI D'AUTRES PERSONNES
.
09/09 Embrun: par Philippe Rochedy:
(Plus tard j'arrive pas à ouvrir son fichier )
07/09
Monaco: par JP. BOULEAU
"MONACO ? HALF IRONMAN (1,9-90-21,1) Début JUIN ,
après 3 jours de réflexion pour l' inscription ,
j' y vais ! Cela changera au moins des TRI Dr-Ar , et puis c'
est tout de même plus attirant que les France dans les ARDENNES
!
OBJECTIF : Découvrir le " LONG " : FINIR , PLAISIR
, GERER 6 à 7h de course 2 mois de préparation
solitaire à PRIVAS .
7 h : PAN ! Et déjà , c' est plaisant . Eau chaude
, transparente , très porteuse , départ calme en
fin de peloton au milieu de nageurs tout aussi cools que moi .Mais
déjà aussi je double sans forcer , ce qui m' encourage
fortement . 1er tour : 20' .Et je repars pour la 2è boucle
avec de l' espace autour de moi , seul l' hélico distant
de 100m , mais sur le retour du losange , attire mon attention
.Je pense alors à HERVE , sûrement dans le bon wagon
, et quelques dizaines de mètres derrière , ERIC
, PASCAL et SOPHIE (nageuse de 10 ans que j' avais engagée
dans un cross scolaire en 1980, loin d'ici ).Sortie de l'eau
: 41'35 ! Bonne surprise pour moi qui nageais jusqu'alors le 1500
en 30'et n'aime pas vraiment l'eau . Moins de 3' derrière
CLAUDE et MANU , c'est super .
Après un change laborieux , 6' , un parc à pousser
le vélo hyper long , j'enfourche avec plaisir et réussite
pour la 1ère fois mes élastiques . C'est à
vélo que je dois briller : ce sera ma moins bonne perf
! Mais je suis bien d' entrée ; 1er col des 4 ,le plus
long 20km , je mouline sur 39-23, pour économiser des forces
, tout en remontant tranquillement des coureurs .Sommet : village
de PEILLE , fanfare et fifres , très agréable comme
à l' Ardéchoise ! Et puis descente sur une route
étroite , très mal bitumée , aux virages
serrés avec devers . Et là , moi qui descends très
mal 40km\h , je vois de tout !Des bombes ( allemandes et italiennes
souvent) à plus de 60, et d'autres ( 1 japonnais et qq
filles) à 25-30 à l' heure .Surprenant ! Tout comme
la fin de cette portion droite ou nous descendons vite , et les
aiguilleurs nous renvoient subitement à 90° à
droite dans une ruelle qui monte : qq uns y coincent la chaîne
!
Surprenant aussi ce 2è col dans un canyon très encaissé
, désertique et étroit . Et là c' est dur
pour les jambes : un peu inquiet . 30 bornes seulement parcourues
sur 90 , 1 col sur 4 , et déjà les quadriceps et
les vaste-internes qui tétanisent . J'analyse cela comme
un changement de rythme difficile pour rependre l' escalade ,
auquel je ne suis pas habitué , mais je ne suis pas le
seul Un seul me reprend sur plusieurs km , et me dit "
salut JP " !!! le seul Romanais engagé , que je reverrai
3 h plus tard à pied . Effectivement plus la montée
se prolonge et mieux je me porte , jusqu'au col de l' ESCARENE
.Et là ,2è descente complètement différente
: route large , fermée aux voitures , souvent droite et
nickel : un régal pour les bons rouleurs dont je ne fais
pas partie , au point des perdre plusieurs places , en particulier
féminines .
Le 3è col ne me marque pas . Il se fait en 2 parties ,
mi-course passée, donc plus souvent les yeux sur le compteur
que sur le paysage . Néanmoins , le spectre de 21 km à
pied me hante ! Reste à pédaler , économiser
et attendre
Les 3 h de selle sont passées dans le dernier col de LA
TURBIE : Tout va assez bien .Les jambes , le moral , l'envie de
courir . Un niçois local m' indique " 5 km et on bascule
" !
Je double , lentement , mais je double Derniere descente
: un peu l'euphorie ! Les hauteurs de MONACO , la mer en bas ,
le public , les voitures neutralisées . Personne ne me
reprend, très rare ! Seul sur le circuit , et puis une
remontée de 500m , et TOUT S' ECROULE : moi qui étais
déjà les pieds dans les basquettes , cuisses
tétanisées , crampes sous-jacentes , pas l'abandon,
mais certainement une course demi-marchée dans cet état
Alors du calme , respirer , s'étirer , boire( 1 litre
à l'heure sur l'épreuve ! ). Enfin les derniers
lacets en ville , la file de voitures arrêtées (
les malheureux qui gu )je reviens sur 2 filles étrangères
qui me suivent à dépasser un bus seul autorisé
à circuler avec nous . Le bruit de velcro des chaussures
: c'est gagné pour le vélo ! Pieds à terre
et bonne surprise : pas de crampes , je cours avec beaucoup d'envie
, seul le sol me parait très dur , meme sur la moquette
rouge : bonjour les talons !
Vélo rangé , sac RUN décroché et vidé
sur une chaise , vite je veux courir ! Trop vite . au bout de
20m , demi-tour pour enlever mon cuissard .Je le remets à
un contrôleur en lui criant " sac 929 " ( mais
tiens, aujourd'hui il n'est pas sur mon fil à linge ? il
est à Monaco ).
Et là commence une course de plaisir : circuit en ville(
le même qu'à la télé pour les grands
prix , mais sans les bolides ) , entre 2 haies de spectateurs
tapant dans les mains, la mer tout près à gauche
, des bateaux clinquants comme des palaces sous le soleil , des
coureurs doublés par dizaine car je fais partie de la course
ou l' on court moins vite qu' un ancien pistard de 800m ,des ravitos
toutes les 5' , et miracle, des jambes certes un peu raides ,
mais qui tournent comme des bielles ! 21 km quand-meme ? Bof ,
on verra bien ! Je n' ai pas fait cela depuis un dernier semi
à Portes en 1991(1h17'l'année de mes 40 ans). Mais
avec l'expérience et l'environnement du jour , ça
doit se faire . Course très régulière et
sans problème , ravitaillement en eau et coca fréquent
et 2 gels avalés dans l' heure . Contrairement à
ERIC , lui arrivé à ce moment depuis plus d'1 h,
je n'ai pas chaud , je ne souffre pas , mais n'ai pas non plus
l'envie de me mettre dans le rouge .Je gère parfaitement
la bosse de 400m et profite de la descente du Parc du Casino pour
mettre tout à droite et reprendre de nombreuses places
. Enfin renseigné sur le 5è tour plus court et montant
, un spectateur sur le port m' indique qu'il est 13h25 . Parti
depuis 7h du mat , un temps de 6h30 ferait un compte bien rond
! Dernière montée plus longue, arrivée oblige
, je gratte encore 3 places à la vue du portique . TOP
: 6h29'59'' !!!
Je me sens comblé , fier d'avoir su gérer cette
épreuve et ses aléas, fatigué mais pas épuisé
. Très heureux aussi pour ERIC et PASCAL parés de
leur maillot de finisher qui m'ont chaleureusement encouragé
pour ma fin de course, pour MANU que j' ai doublé avec
admiration ( mais pas enrhumé !) à mon 2è
tour , il terminait son 5è , et pour CLAUDE que j'ai accompagné
dans son dernier km , il m' en restait 3 à gérer.
Rapide Bilan Perso : Natation pas trop déterminante , mais
j' y ai franchi un cap positif. 41' pour 1,9 km. Merci FRANCOIS
. Vélo 3h53 pour 90 km et 4 cols .Perte de 30' environ
sur mes concurrents directs au classement , activité ou
je me sentais fort : à travailler autrement , surtout en
descente .Course à pied ,1h43 pour 21,1 km , sans problème
, grâce aux entraînements spécifiques ou enchaînés
travaillés en juillet-aout .Mes remerciements publics vont
à mes 4 camarades de club qui m' ont accompagné
et conseillé dans cette découverte . Bien sur avec
admiration , respect et gratitude pour ERIC pour son amical et
très simple dévouement. D' autres pensées
plus intimes pour celle qui sait me laisser vivre égoïstement
ma passion solitaire en silence.
6h30, comme prévu mais sans connaître : 515è
scratch sur 1200 , 13è V3 sur 42 et 2è français
dans ce groupe d' age ..Je ne vise pas HAWAI ,bien sur, mais je
reviendrai peut-être , pour faire mieux en V4, et surtout
revivre un pareil moment de plaisir .
07/09
Chrono des Limouches:
Dimanche avait lieu le chrono des Limouches organisé par
le cyclo Bourcain: Philippe Brissaud
finit 3° avec le nouveau record du TGVR: 31'58". Olivier
Carsana 9° (34'08") et François
Dubocs 39'. Moi perso, j'ai trouvé que le départ
était trop loin de chez moi !!?résultats
complets
07/09
Embrun DO: Laurence a bien terminé
!!
Contrairement à ce qu'annoncent les résultats officiels,
Laurence Landis a bien franchi la ligne d'arrivée du DO
d'Embrun entre Laurence (l'autre) et Nicole.
05/09:
Monaco: par Eric Monnet:
Pour la première fois, Monaco fût la terre d'accueil
d'une épreuve labellisée IRONMAN (en occurrence
un " half "). Etant donné la situation géographique
privilégiée, on pouvait s'attendre à un succès,
et cette première en fut véritablement un !!! L'organisation
faisait " carton plein ", avec plus de 1200 dossards
accordés ! Pas moins de 38 nations étaient représentée,
avec, en toute logique, les athlètes français venus
en plus grands nombre (nous étions près de 250)
! Réel succès aussi au niveau du plateau, très
relevé : 66 athlètes " pro " sont inscrits
(55 garçons et 11 filles). Pratiquement tous les meilleurs
représentants du long français étaient présents
: Loy, Loisel, Rovera, Faure, Le Floch, Mainard, Neveu, Reboul.
A noter aussi la présence de Poulat.
Parmi les autres favoris, on put noter la présence du belge
Rute Beke, de Timo Bracht, de Stephan Holzner, Jurgen Zach et
bien d'autres . Une des particularités de cette épreuve,
se déroulant donc sur les distances d'un demi IRONMAN,
est d'offrir 30 places (au total, toutes catégories confondues),
pour Hawaii . 2006 ! La possibilité de se sélectionner
plus d'un an à l'avance explique, en partie la réussite
de la course ! Pour cet événement, 5 athlètes
du TGVR font le déplacement : Manu Chabannes, Pascal Dumonceau,
Eric Monnet (tout 3 ayant participé à Embrun 20
jours avant), ainsi que Claude Dours et JPierre Bouleau .
Avec Pascal, nous venons avec une seule idée : empocher
un " slot " pour Kona ! Les jours qui précédent
la course, impossible de connaître le nombre de places accordées
dans chaque catégorie !!! Il faudra attendre le jour J.
Je fais des estimations, et pense que seuls 4 des 250 athlètes
de notre catégorie seront concernés. Nous apprendrons,
la ligne franchie, que 3 athlètes seulement seront sélectionnés.
Je me doute, la veille de la course qu'il ne va falloir faire
aucune erreur, et que cela va être très serré
!
LA COURSE :
Départ à 7h pour 1900 m (en réalité
plutôt 2200 m) de natation dans les eaux chaudes (24°
!) et calmes de la méditerranée. La plage de départ
est très large et il n'y a aucune bousculade, malgré
la présence de 1200 nageurs (exemple de départ à
suivre en matière d'organisation). La natation comporte
2 boucles avec sortie d'eau.
Personnellement, peu entraîné depuis Embrun dans
la discipline, je sais que je vais sortir loin. En plus de 31',
je sors à 6' ( !!!) de Poulat et près de 2' de Pascal
qui, lui, sort la natation " de sa vie " !!
La partie vélo est, à mon sens, la partie la plus
agréable du triathlon.
Sur les 90 km au programme, pas un km de plat ! Les routes de
l'arrière pays sont aussi pentues que sinueuses ! Outre
la beauté des paysages traversées, le parcours offre
souvent une très belle vue sur la baie de Monaco. Nous
empruntons notamment, dans un premier temps la route de la corniche
qui surplombe Monaco, avec une vue plongeante sur la mer. A d'autres
endroits, nous remontons des gorges. Les descentes sont très
techniques, avec beaucoup de virages très serrés
qui ne permettent jamais de rouler vite. En tout cas, le parcours
est sélectif (même s'il ne s'agit pas de gros pourcentages),
très varié, jamais monotone un réel
plaisir. Je réalise un vélo correct, avec des sensations
moyennes, surtout sur le début de course. Je rattrape Pascal
vers la mi parcours. Nous échangeons quelques mots. Je
pose le vélo en 27ème position en compagnie de Thierry
Zieger, et 1' devant Pascal. A ce moment là, nous ne connaissons
pas notre place dans la catégorie. Par expérience,
je me doute être tout proche de la 1er place (ce qui est
effectivement le cas).
La course à pied a été très particulière,
et ce, pour plusieurs raisons.
Tout d'abord, nous avons eu le plaisir de courir sur le circuit
de formule 1, avec notamment la traversée du célèbre
tunnel ! Ensuite, les conditions climatiques ont rendu la course
très dure : il faisait très chaud mais aussi très
humide, avec absence totale de vent. Nous avions l'impression
d'étouffer ! Le semi marathon comportait 5 tours (en réalité
4 et demi, car l'arrivée n'était pas au même
endroit que le départ), avec à chaque fois une sévère
montée de 400 m environ. Il convenait d'être bien
renseigné sur le nombre de tours à accomplir, ainsi
que la localisation de l'arche d'arrivée car cela n'était
pas évident, comme en atteste quelques erreurs commises
par des athlètes Durant la course à pied,
je ressens une certaine fatigue, un manque de " jus ".
Je n'ai pas de tonus. Je reprends tout de même 8 athlètes,
notamment Neveu (qui décidément ferait bien de prendre
du repos !). Je sais aussi qu'il faut s'accrocher, car même
si je me doute être bon au niveau des places (je ne sais
pas alors que je suis 1er dans la catégorie), je sais aussi
que se relâcher peut être fatidique ! Je pense aussi
beaucoup à Pascal, qui a beaucoup " à perdre
" ou " à gagner " sur cette course. Je ne
sais pas où il se situe derrière moi, et je crains
qu'il n'obtienne pas de place Au vu de sa nervosité
de la veille et des minutes précédant la course,
je sais aussi que sa motivation et proportionnelle à l'enjeu,
et lui fait confiance. Je termine en 19ème position, en
4h54, la course. Je suis alors déjà convaincu d'avoir
le " slot ". je suis surpris de constater que l'organisation
ne nous donne aucun résultat, ni classement dans la catégorie.Pas
mal d'erreurs ont aussi été commise au niveau du
chronométrage et l'annonce du classement final, n'est à
ce jour, pas encore officialisé Sur ce point, il y
a quelque chose à revoir. Moins de 5' après pascal
franchi la ligne ! Je suis presque sûr, alors, que lui aussi
aura son " slot " , ce que je ne manque pas de le lui
dire dès son arrivée. Sceptique, Pascal préfère
attendre, mais ne sais pas qu'il vient de prendre la 2ème
place dans la catégorie !!! en ayant battu au sprint le
3 ème ! Sachant que le 4ème et le 5 ème sont
à moins d'une minute, on peut dire que cela a été
" chaud " jusqu'au bout ! Pascal me confie avoir réalisé
une super course, d'avoir donné le maximum, et que, contrairement
à Embrun, n'avoir vraiment aucun regrets. Il s'agit pour
lui d'une " course pleine ".
Bilan :
Cela restera pour moi une de mes plus grandes satisfaction en
triathlon. Je suis très heureux pour Pascal qui le mérite
plus que quiconque, et très content pour le club qui place
aux 2 athlètes aux 2 premières places !
Manu Chabannes réalise, comme prévu un " énorme
" vélo pour limiter la casse en course à pied
et réaliser moins de 6 h sur la course !
Claude Dours, peut être, lui aussi, satisfait de sa perf,
en terminant à 10' de Manu, après avoir posé
le vélo plus de 30' derrière lui !!
JPierre Bouleau, en 6h40 fait une très belle course, avec
notamment une super course à pied qui lui a permis de remonter
un grand nombre de concurrent
Après s'être allégé de quelques centaines
d'euros (paiement " cash only " !!!), c'est avec un
bonheur à peine dissimulé qu'avec Pascal nous empochons
notre " slot " tant espéré
Et quels moments de bonheur, ensuite, pour nous, de monter , lors
de la cérémonie protocolaire de clôture, sur
le majestueux podium " IRONMAN ", sur les 2 plus hautes
marches !
Nous recevons de la main de Mark Allen en personne le
trophée " IRONMAN " ! Pour ma part, sans la présence
de Pascal, je ne serais peut être pas allé à
la remise des trophée (en 3 sélections, et 3 podiums,
je n'y étais d'ailleurs jamais allé). Mais j'ai
ressenti un immense plaisir à partager cet moment avec
un camarade de club !!! Pour la symbolique que cela représente,
ce fut une immense joie, simple et sincère, comme s'il
s'agissait d'une " récompense " Un moment
" ENORME . " !!!
Conclusion
Monaco restera donc un très bon souvenir.
Souvenirs d'un week end, court, mais sympa passé notamment
en compagnie des collègues de club, mais aussi Eve, l'ami
de Manu. Souvenirs d'une course réussie pour les 5 athlètes
Valentinois. Souvenirs d'un moment unique pour 2 d'entre eux,
heureux comme des " gamins " sur le podium. Souvenirs
d'une course très bien organisée, très "
pro " (seul bémol concernant l'annonce des résultats),
comportant des parcours très intéressants , principalement
en vélo.
Une course que, personnellement, je recommande !
Classement final :
1 Rute Beke ; 2 Hervé Faure (FRA) ; 3 Xavier Le Floch (FRA)
; 4 Julien Loy (FRA) ; 5 Ronnie Schildknecht; 6 Gilles Reboul
(FRA) ; 7 Charly Loisel (FRA) ; 8 FredericKolh ; 9 Massimo Cigana
; 10 Mark Philipp Prins ; 11 Benjamin Pernet (FRA) ; 12 Gael Mainard
(FRA) ; 13 Marco Ideli ; 14 Kim Visby ; 15 Francisco Pontano ;
16 René Rovera (FRA) ; 17 Stephan Holzner ; 18 Christian
Billau ; 19 Eric Monnet .27 Pascal Dumonceau
01/09
Embrun par Eric Monnet: "Pour
la 7ème année consécutive, l'envie de vivre
les moments intenses et uniques procurés par l'Embrun man
est toujours présente.
En 2004, après une course réussie, je pense déjà
à l'édition suivante et espère monter sur
le podium
Mais, début 2005, les symptômes de douleurs musculaires
que je ressens depuis 2 à 3 ans semblent plus importants
qu'à l'accoutumée
Je veux tout faire pour savoir ce dont il s'agit. Plusieurs examens
médicaux laissent penser à un épaississement
de la paroi des artères fémorales, diminuant l'afflux
sanguin au niveau des membres inférieurs.
Ce " mal "est relativement connu dans le milieu cycliste
.
Cela sera confirmé par une IRM prévue début
août J'ai tout à coup l'impression d'être
" diminué ".
Le 17 juillet débute le stage aux Orres. C'est avec un
réel plaisir que j'organise, pour la 5 ème année
consécutive, un stage de préparation commun.
A cette date, je n'ai pas couru depuis près de 4 semaines,
souffrant également d'une tendinite au tendon d'achille
. J'ai simplement couru à St Paul et Montélimar
pour " rester dans le bain ", mais en re-déclenchant
la douleur chaque fois
Dans ces conditions, je doute de plus en plus de ma participation
à l'épreuve. Mon médecin partage d'ailleurs
cet avis !
Contre toute raison, j'ai quand même choisi de suivre intégralement
la préparation, course à pied comprise, n'acceptant
pas l'idée de rester sur la touche le 15 août.
La première séance ne me redonne pas le moral :
je cours à 11/12 km/h, en boitant tant la douleur est vive.
Par la suite, le talon est exagérément enflé,
et la douleur toujours présente malgré pommades
et bains de glace..
Tant pis, je continue.
Et, de fil en aiguille, parviens à faire tous les entraînements
!
La douleur, toujours présente, s'est stabilisée,
et a même diminué au fil des 2 semaines
En fin de stage, je m'inscris sur la course.
Les jours qui précèdent :
Le cortège habituel de doutes et de pensées négatives
revient à grands pas. Du coup, je ne parviens pas à
me concentrer sur la course, encore moins à la " visualiser
".
J'ai hâte que tout cela soit terminé, et l'impression
que le plaisir n'y est plus. La participation à cette course
semble devenir une " corvée " !!!
Pourtant, avec l'expérience, je sais très bien que
ce genre de pensées est fréquent les jours précédents,
et qu'il faut passer outre, pour rester confiant, positif et concentré
sur la course.
Je ne me sens pas prêt du tout " au combat ",
en tout cas je n'ai pas l'état d'esprit nécessaire
pour accéder au podium !
La veille au soir, un vent très fort souffle sur Embrun.
La fraîcheur de la nuit me fait redouter le pire pour le
lendemain, d'autant que la météo annonce une baisse
des températures.
La course :
Comment décrire ce que l'on ressent à 4h30, lorsque
le réveil sonne, et que celui ci vient écourter
une nuit de sommeil de toute façon la plupart du temps
de qualité médiocre ? On a l'impression d'aller
vivre le " jour le plus long ", et l'on se sent très
" petit " au regard de la tâche à accomplir.
Il fait froid, plus que d'habitude ce matin là, mais le
vent est tombé.. Au niveau du parc vélo règne
le calme habituel. Cette année, aucune musique n'accompagne
les athlètes dans leurs derniers préparatifs, ce
qui ajoute une note de gravité de à l'instant présent
!20' avant l'heure fatidique, la plupart des athlètes sont
sur la plage de galets, à attendre, les pieds engourdis
de froid, et dans la nuit encore noire, le départ, la libération.
L'émotion monte en flèche lorsque le speaker annonce
un moment de silence, et une pensée pour 2 athlètes
: Eric Caradot, qui nous a récemment quitté, victime
d'un accident de la route, et Pierre Dorez qui lutte contre la
maladie. C'est dans ces instants que l'on relativise un certain
nombre de choses
5h50, le départ est donné pour les handisports,
mais aussi, cette année pour les filles
6h00, le départ est donné. Il s'agit dès
lors de courir le plus vite possible pour éviter les coups.
Je prends un départ correct, sans plus. J'ai du mal à
me concentrer sur la course, et j'ai l'impression d'être
" ailleurs " Je me retrouve dans un groupe de nageurs
dans lequel je me doute de la présence de Martinez, mais
aussi de Pascal. Comme je le pensais, nous entrons en collision
avec les filles que nous remontons. Etant donné la pénombre,
impossible d'éviter de les gêner ! Au 2 ème
tour, je reconnais Pascal. Nous nageons côte à côte.
Nous sortons d'ailleurs ensemble en un peu plus de 53', ce qui
est conforme à nos prévisions et temps habituel.
Vélo
Ayant effectué une transition un peu plus rapide que Pascal,
je pars avant lui. Comme les années précédentes,
je pars avec l'espagnol Martinez. Si, l'an dernier, j'avais décidé
de le suivre (en vain) dans la première ascension (6 km)
cette année, je préfère rester à mon
rythme. Je vois l'écart se faire, doucement, mais irrémédiablement.
Au sommet de la côte, je ne l'ai plus en point de mire.
Il fait froid, très froid même, sur ce début
d'épreuve cycliste. Les sensations sont bonnes. Je rattrape
sur les 20 premiers kilomètres le Polonais Zglinsinsky,
Fabrice Biteaud, Thierry Claes, Thierry Zieger. Mais ces athlètes
mettent un point d'honneur à ne pas se laisser distancer
Le polonais, jouant souvent avec les limites du drafting prendra
d'ailleurs un carton noir. A 8h15, nous passons en 7ème
position, groupés au rond point de Baratier (km 43). Cela
correspond à une base de 6h15/6h20 en vélo. C'est
tout bon ! Dans la vallée du Guil qui nous conduit au pied
de l'Izoard, nous luttons contre un vent de face qui se fait de
plus en plus fort. Je décide d'accélérer
l'allure, ayant la désagréable sensations d'avoir
des " caravanes " accrochées dans le dos Je
reprends alors Franck Borgia qui semble " scotché
". Je suis alors en 6ème position. Je suis surpris
d'entendre, que depuis le début du vélo, je reste
à 6/7' de la tête de course. Je ne sais pas qui est
devant, mais cela ne roule pas très vite pour l'homme de
tête (il s'agit en fait de Neveu qui n'est pas dans un grand
jour). Au pied de l'Izoard, je n'aperçois plus que Biteaud
qui me rejoint et avec qui je vais partager de nombreux kilomètres.
Connaissant ses qualités pédestre, je me dis qu'il
va faire une place. Le vent de face est très marqué,
et la première partie du col n'offre aucun abris. C'est
une galère ! Nous rattrapons Patrick Bringer qui paraît
lui aussi " planté ", mais qui finalement va
s'accrocher, et même nous lâcher sur la fin du col
(nous ne le reverrons d'ailleurs jamais plus). Je suis impressionné
par sa performance. Sont passés en tête Reboul, Neveu,
Martinez et Collucci (plus que surprenant Brésilien de
19 ans qui participait 8 jours avant aux championnats du monde
longue distance !). Je passe 6ème juste derrière
Bringer et devant Biteaud qui me rattrapera dans la descente,
à 8' de la tête. J'ai mis 58' pour monter le col,
contre 51' l'an dernier ! C'est dire les difficultés dues
aux inhabituelles conditions de froid et de vent contraire de
cette année ! Dans la descente, je commence à souffrir,
comme beaucoup, du froid (il fait 6° et le vent de face est
très violent). Au bout de quelques kilomètres, je
commence à frissonner, puis à trembler. Je manque
de chuter sur un virage, après un freinage délicat.
Je suis gelé ! Il faut quand même penser à
boire et à manger jusqu'à Briançon
Heureusement, les kilomètres suivant Briançon, et
contrairement aux autres années, le vent nous pousse très
fort. J'ai les jambes très durs, et chaque petite bosse
est un enfer. Biteaud m'a repris, et me distance sur cette partie.
Je me réchauffe petit à petit, mais suis "
planté ". L'écart avec la tête augmente
sans cesse J'ai l'impression que le froid m'a épuisé.
Je roule en me retournant sans cesse, pensant que " tout
le monde " va revenir de l'arrière. Je pense aussi
à Pascal, et n'aurai pas été surpris de le
revoir ! Ce n'est qu'à la côte de Pallon (km 145)
que les sensations reviennent, mais j'ai perdu beaucoup de temps.
Dès lors, je me sens de mieux en mieux, et la dernière
difficulté (côte de Chalvet) me permet de revenir
sur le courageux Cyrille Neveu, à la dérive, mais
qui ira au bout de la course (chapeau, belle image), et sur Biteaud.
e rentre au parc 5ème derrière Martinez (à
15' derrière !!!), Reboul, Collucci et Bringer. e réalise
6h19, soit à peu près le temps de 2004 mais 6' de
plus qu'en 2003 (même s'il est vrai que cette année
là, les conditions météo était très
favorables).
Course à pied :
Dès le départ du marathon, j'adopte un rythme très
(trop) confortable. Ayant commis l'erreur de ne pas avoir de chrono,
je ne m'aperçois pas que je m'endors sur un faux rythme.
Avec le recul, je pense aussi que le rythme plus lent des séances
càp en raison de la tendinite, m'a influencé. a
compagne, Nicole, me demande régulièrement si ça
va. Je lui répond favorablement chaque fois mais je me
sens presque " honteux " de ne pas me livrer plus, restant
sur cette impression de facilité, et n'ayant aucune envie
de ma faire mal, ni de prendre de risques Comme prévu,
Biteaud me passe rapidement, au 3ème km, à 3 km/h
de plus
Pour la suite, j'aurai eu besoin de coup de pied aux fesses !
e me suis conforté dans cette " sous allure ",
étant très à l 'aise, ne ressentant aucune
souffrance, et n'ayant aucune envie de passer la vitesse supérieure.
Au km 6, je croise Bernard Charrol en compagnie de Manu Chabannes
qui vont grimper Chalvet et en finir avec le vélo. Suivent
juste derrière Philippe Agier, puis Philippe Rochedy. Le
passage sur la digue, aller retour sur 4,5 km, nous permet de
mesurer les écarts. Je croise Les premiers, Martinez, reboul,
Bringer (déjà remonté 3 ème !), Collucci
et Biteaud. Derrière, l'écart est important. A la
fin de la digue je croise Pascal qui se situe en 16ème
place. Tel un (lent) métronome, je continue le marathon
à un rythme confortable. Ce n'est qu'au 2ème passage
sur la gigue que je prend conscience qu'il est urgent de se réveiller
! Il ne reste plus que 12 km et ça revient de l'arrière
: je reconnais notamment Claes (3ème l'an dernier et auteur
de 2h56 à pied) qui revient, mais aussi d'autres qui se
sont sacrément rapprochés. Nicole me demande à
plusieurs reprises de me secouer, ayant bien conscience que je
vais finir par le regretter ! Enfin, mais trop tard, j'accélère
fortement. Etant donné la facilité que j'ai à
le faire, je prend vraiment conscience de mon erreur. Je me dis
alors que je suis vraiment idiot de m'être enfermé
dans un " sous - rythme ". Cela n'empêche pas
le retour de Claes, qui me passe au 35ème km. Je reste
avec lui jusqu'à 3 km de la fin, mais ne peux pas suivre
plus longtemps. A l'arrivée, je suis à plus d'une
minute de lui, mais à seulement 2' de la 5ème place
obtenue par Collucci. Celui ci s'est complètement effondré
sur la fin ! Je réalise un marathon très modeste
en 3h18 qui me laisse bien des regrets, surtout au vu du faible
état de fatigue dans lequel j'ai terminé la course.
J'ai le désagréable sentiment de ne m'être
livré qu'à 80 %, comme s'il s'agissait d'un entraînement,
et qu'il fallait en garder pour le lendemain !!! C'est terriblement
frustrant ! Je franchis la ligne en 10h34, soit 4' de plus qu'en
2004 et 9 de plus qu'en 2003. J'attend l'arrivée de Pascal
qui rêvait d'accéder dans le top 10. Malheureusement
pour lui, cette année, la densité a été
très forte. Il termine 13ème avec un super temps
de 10h49 (améliorant ainsi encore son record !).
Bilan
L'Embrun Man 2005 me laisse sur une impression étrange,
très mitigée.
Pour la première fois en 7 ans, je n'atteins pas l'objectif
fixé (le podium). J'ai des regrets, ayant l'impression
de jamais avoir été dans la course au niveau concentration
et motivation : 5ème place était " facilement
" accessible . Que cela serve de leçon : à
niveau (physique, s'entend) égal, il peut y avoir d'énormes
différences de résultats selon la manière
d'aborder mentalement la course ! Bien sur, quelques regrets sont
aussi apparus à l'annonce du classement par équipe.
Cette édition était certainement la moins relevée
au niveau classement des clubs ! Il aurait " suffit "
que le 3ème TGVR se classe 37 ème (Philippe Agier
se classe 33 ème l'an dernier, avec une densité
bien moindre il est vrai) pour être à la première
place ! Mais d'un autre côté, étant donné
les doutes que j'avais les semaines qui ont précédés,
je suis satisfait d'avoir terminé à cette place.
De plus, en analysant le résultat chronométrique,
je
suis tout proche (4') du temps de 2004 (où je considère
avoir fait une course quasi parfaite) Je prends aussi conscience
que d'accéder au podium sera très difficile, mais
je pense être au départ en 2006, avec l'accent mis
sur la préparation mentale !
Remerciements :
Embrun est toujours aussi magique, notamment de par la chaleur
humaine qui s'en dégage. Les accompagnateurs se sont déplacés
en grand nombre une fois de plus pour encourager et soutenir.
Merci aux familles Hely Joly et Morier (tricastin), Fustier, Harbonnier,
Cini, Rochedy, Charlet, parents et enfants, qui ont été
vraiment super. Merci à Lilian, Loic, Jeff, Denis et Christiane
Hilaire et tous les autres. Merci à mon frère David
posté de longues minutes sur les pentes balayées
par le vent glacial pour nous encourager. Merci à Nicole
qui m'a soutenu avant, pendant et après la course et a
su me " botter les fesses ", merci à Romain,
mon autre frère qui a suivi tout le marathon. Merci à
Yves Toutain, du tricastin qui a suivi la course en moto et m'a
fait parvenir des photos de la course, à Marc Casanova
(Zorbike). Merci aussi à tous ceux que je n'ai pas cité
ici, mais, qui étaient présents sur place où
ont eu une pensée.
Merci aussi, bien sur, au soutien de l'OSV, auquel j'accorde toujours
une grande importance.
Je me permets aussi d'évoquer le nom de Pierre Dorez, qui
a souvent été présent dans les pensées
de nombre de participants le 15 août.
Les autres athlètes :
En 2001, j'étais le seul TGVR au départ de l'Embrun
man. 4 ans plus tard, avec 13 TGVR au départ, c'est le
record de participation. 13 au départ et 13 à l'arrivée
! Cela est une réelle satisfaction. Après les moments
forts vécus ensemble, je ne peux m'empêcher d'avoir
un remerciement pour tous les TGVR finishers, car cela aussi crée
une émulation, une force collective ! J'ai envie de donner
un très bref point de vue de ma position d' " athlète
-conseiller " sur chacun d'eux
En premier lieu, je crois qu'il faut souligner haut et fort la
performance réalisée par Pascal Dumonceau qui a
tendance, à mon goût, à passer trop inaperçue.
Les 10h49 réalisées confirment tout à fait
son potentiel, l'énorme force et volonté qu'il montre
à l'entraînement. Jamais de baisse de régime
ou de motivation, jamais blessé, et en progression constante
Pascal est à l'écoute, appliqué, et la préparation
d'Embrun lui permet de passer d'un niveau moyen en début
de saison à un très bon niveau de performance mi
août ! Chapeau bas, pascal
Frédéric Octave (loriol) est venu en stage une semaine
durant laquelle il a impressionné tout le monde, moi le
premier ! et ce, dans les 3 disciplines. Surtout très fort
sur le vélo, il réalise 6h36 à la reconnaissance
en terminant 30ème en 11h23, il progresse d'une heure par
rapport à 2004 !
Philippe Agier, plus motivé que jamais et très bien
préparé cette année avait placé la
barre très haut, souhaitant franchir le cap des 11h30.
Malgré un vélo certainement en deçà
de ce qu'il aurait pu faire, il classe à nouveau l'équipe
(à la 4 ème place cette année) avec un temps
de 11h55 lui octroyant la 54 ème place et la 2ème
en vétéran 2. Avoir ¨Philippe dans un stage
ou une course, c'est être assuré que tout va toujours
très bien. Quel optimisme, quel volonté, on dirait
un cadet ! Bravo Philippe.
Manu Foucher (Romans), réalise 12h10. même s'il se
dit déçu et capable de mieux faire, il améliore
son temps de 2003 (portant une année avec de bonnes conditions).
Manu a fait preuve d'une énorme volonté, motivation
sur les semaines qui ont précédes le stage, avec,
en plus une capacité de bien gérer ses efforts.
Bernard Charrol n'aura pas réalisé la course à
pied correspondant à ses qualités, et termine en
12 h14 loin de sa performance époustouflante de 2003 (lors
de la saison incroyable qu'il avait réalisée) en
11h09 ! Malgré des difficultés de motivation, Bernard
a effectué les 2 semaines de stage aux Orres, se montrant
très à l'aise,
notamment en course à pied. Son résultat n'est pas
le reflet de son potentiel, mais plus de sa motivation du moment.
Espérons que cela revienne
Philippe Rochedy, malgré quelques problèmes techniques,
réalise une superbe course en 12h19 ! Pour une première
participation, cela laisse ambitionner des progrès futurs.
Cela confirme le potentiel dont il dispose. Bravo Philippe !
Fred Desprez réalise, comme je le pensais, une course (trop
?) prudente, en 12h47, mais avec un plaisir immense en retour.
Je pense que sa performance est largement perfectible, mais ce
n'est peut être pas un tort de montrer une telle sagesse,
un tel " respect " vis à vis du " mythe
" Merci pour ta simplicité, ta gentillesse
Florian Calais est, je le pense, celui dont la performance est
la plus surprenante (12h50) !!!(il a coupé, c'est pas possible
!!???) . Florian a su mettre toutes les chances de son côté
en s'investissant pleinement dans la préparation. Sa prestation
est impressionnante, surtout en regard à son niveau de
début de saison. La préparation l'a vraiment "
transformé ". Cela n'est pas le fruit du hasard mais
plutôt le résultat de qualités physiques et
morales, mais aussi d'une gestion de l'entraînement et de
course parfaitement maîtrisée.
Patrick Estepa réalise une très bonne course, tout
à fait à son niveau. Sa performance reflète
le sérieux et l'application consentit lors de la préparation.
En 12h52, il talonne Florian, et gère parfaitement son
effort sur l'ensemble de l'épreuve.
Raphaël Lorrain nous a fait la surprise d'être présent,
après n'avoir commencé la prépa que le 16
juillet, en solitaire. Ce qui prouve encore une fois la solidité
du bonhomme. En 12h55, Raphaël est très proche de
son record sur la course.
Seb Roizot vient à bout de son premier Embrun man, épreuve
qui le faisait rêver depuis longtemps. En moins de 14 h(
13h58), le contrat est rempli. A la lecture du compte rendu, on
s'aperçois que Seb a une très bonne capacité
d'auto- analyse, ce qui est très important pour rectifier
le tir en vue de progrès ultérieurs. Je suis très
content pour lui !
Bruno Damiens (Privas) renoue avec Embrun, qu'il avait déjà
couru 3 fois, mais il y a quelques années. En réalisant
une grosse semaine de stage (plus de 32 heures en 6 jours !),
il termine en moins de 14 h, avec l'ambition de revenir en 2006
pour faire bien mieux !
Manu Chabannes est un " être à part " .
Capable de ne pas s'entraîner des mois durant, il est aussi
capable d'enchaîner 2 semaines de stage à 30 heures
par semaine.
Sa montée en puissance a été constante et
impressionnante jusqu'au 15 août . Ses qualités cyclistes
lui ont permis de réaliser un excellent vélo, mais
sûrement au détriment de la course à pied.
L'objectif de passer sous les 14 heures est atteint !
J Louis Brun a réalisé les 2 semaines complètes
de stage en montrant une volonté incroyable. Pratiquement
esseulé sur toutes les sorties longues vélo, il
n'a pas baissé les bras ; il n'a jamais évité
les difficultés, alors que des itinéraires plus
faciles étaient proposés. Lorsque les premiers arrivaient
au gîte à 14h pour la collation, J Louis mettait
à cur d'aller au bout des choses pour arriver 2 heures
plus tard. Sans être blessé cette année, et
en réalisant toutes les séances, notamment en cap,
J Louis a placé la barre très haut en 14 h33 (cela
va être dur pour " les gros " de relever le défi
!!!). Bravo J Louis, tu peux être fier de toi !
François Lafabrie, à l'instar de Raphaël ,
nous a fait la surprise d'être présent, après
une discrète préparation en solitaire. La joie manifestée
au passage de la ligne est proportionnelle au mérite. En
15h06, François est parvenu au bout de son rêve.
01/09
Embrun par Pascal Dumonceau
"COMPTE RENDU EMBRUN 2005 Cette année était ma 4
ème participation à EMBRUN . Etant donné
mon âge certain (je serai Vétéran l'an prochain,certains
me le rappellent bien) je ne suis pas sûr de continuer l'an
prochain donc mes années sont comptées, c'est pourquoi
je m'étais encore un peu plus investi dans l'espoir de
faire mieux sinon pourquoi refaire cette course.
Je l'abordais avec beaucoup plus de pression qui m'inquiétait
mais que je canalisais bien à l'approche de la compétition
même si elle se faisait plus sentir que les autres années.
Je suis venu à EMBRUN avec Manu FOUCHER avec qui nous partageons
nos impressions de dernière heure et ceci nous aide beaucoup.
Je n'ai dormi que 4 heures mais la veille ceci ne m'inquiète
pas. J'arrive un peu en retard sur la ligne de départ mais
arrive quand même à me glisser en 3 ème ligne.
Je sens beaucoup de stress cette année autour de moi, je
profite de rester concentré, pense à mon père,
à Pierre DOREZ et à tous ceux qui n'ont pas la chance
de pouvoir se présenter sur cette course.(c'est vraiment
une course à part). NATATION
Le départ est donné,je pars vite et complètement
à gauche, histoire de me placer correctement. Au bout de
200 mètres je m'aperçois que je nage derrière
le coach (Eric), la tête fait une erreur de parcours, nous
la faisons aussi. Ensuite Eric me distance de 10,15 mètres,je
suis en queue de ce petit groupe. Je perds de vue Eric pour le
retrouver un tour après à virer ensemble à
la dernière bouée. Nous sortons ensemble de l'eau
avec les mêmes que l'an dernier.
VELO
Après avoir doublé quelques bons nageurs je me fais
doubler par l'inévitable Richard MASSAUD que je suis à
distance, je me dis que c'est bon signe qu'il me ramènera
un peu vers la tête de la course. Je le distance pour me
retrouver seul au bout de 25 KM. C'est à ce moment là
que je manque un peu la course car jusqu'à l'arrivée
du vélo, je suis seul. Je me fais doubler par seulement
4 concurrents que j'accroche sans accrocher. Seul BEUZEBOC avec
qui je fais une partie de la descente de l'Izoard. La montée
du col a été très dure avec le vent de face,
c'est la première fois (dizaine de montées) que
je me suis retrouvé, avec une vitesse aussi faible. Je
fais quand même une bonne montée à ce moment
là j'ai un peu d'avance sur mes prévisions. A PALLON,
BEUZEBOC fait l'effort pour me lâcher et une nouvelle fois
je n'essaye pas de rester avec lui.
A 20 km de l'arrivée je m'aperçois que je faisais
de mauvais calculs sur mes prévisions (putain !!! c'est
dur les maths en plein effort). En effet j'aurais dû déclencher
mon chrono dés la ligne jaune du vélo enfin "
étourderie classique à la Dumonceau ".
Je monte Chalvet normalement : à l'arrivée je vois
que je suis dans le même temps que l'an dernier. Je me rassure
en me disant que je suis 16 ème, que la course n'est pas
finie tout peut encore arrivé sur une course comme celle
ci, que je finis toujours bien le marathon, que je n'ai jamais
perdu de place en 3 participations à ce moment de la course,
et que rentrer dans les 10 est toujours possible. Je ne connais
pas les écarts.
COURSE A PIED
Je m'élance avec de bonnes sensations juste derrière
CZLINSZINSKY, je sens qu'il n'est pas très bien pourtant
il me distance un peu. Sur la digue je croise Eric que je sens
bien, il me dit de m'accrocher pour l'équipe. En effet
je savais que l'on était bien placé (BORGIA :abandon
;URBAN :toujours derrière) j'ai compris dans le visage
d'Eric que c'était vraiment bon. A moi de faire le demi
tour et de juger des écarts et là je m'aperçois
que le coup est jouable pour la gagne à condition que Bernard
ne soit pas trop loin mais j'ai aussi confiance en Philippe AGIER
qui me surprend toujours. Au 14 ème KM, je double CZLINSZINSKY
puis 2 autres concurrents. Je suis vraiment bien, j'en garde pour
la fin comme je fais toujours mais à 15 KM de l'arrivée
on m'annonce CYRILLE NEVEU à presque 6'.En effet au 2 ème
demi tour je le constate ainsi que 2 autres qui sont à
8'.Je m'aperçois que URBAN m'a presque rien repris et que
derrière c'est assez loin compte tenu de la vitesse à
laquelle je courais. Je finis 13 ème à ma main sans
trop de pression et sans être vraiment dans le dur.
Juste une petite frayeur à 6 ou 7 ème KM de l'arrivée
je sens l'hypo qui arrive je prends mon dernier " squezzy
",je sens que ça ne sera pas suffisant et là
coup de chance je double Florian CALAIS à qui je demande
de me donner n'importe quel produit énergétique
qu'il possède(je sais c'est interdit :j'espère que
personne ne m'en voudra).
Je passe la ligne avec mes 2 enfants (ils adorent ça, moi
aussi d'ailleurs) à qui j'avais mis la pression pour qu'ils
courent vite. A tel point qu'ils sont partis devant moi sans m'attendre
je n'arrivais pas à les rattraper. Enfin les 10 derniers
mètres avec eux main dans la main ce n'est que du bonheur
et ça vaut bien tous les entraînements de galère
à préparer cette course.
A l'arrivée ERIC est là nous sommes à ce
moment là 1er par équipe il me dit que les autres
sont loin que çà va être dur pour bien se
classer en équipe. Cà me met un bon au moral. La
suite tout le monde la connaît nous sommes quatrièmes
grâce à notre " beep-beep " courageux qui
n'a pas amélioré son temps mais qui est quand même
là pour rentrer l'équipe.
BILAN :
-regret de ne pas avoir pris de risque à vélo (je
l'avais déjà dit l'an dernier) , je fais le même
temps qu'à la reconnaissance. Donc ai-je les moyens physiques
de le faire ou même le moral de " tueur" qu'ont
certains pour aller encore plus loin.
Pourtant j'y ai pensé à plusieurs reprises mais
j'étais partagé entre la peur de trop souffrir mais
aussi la crainte de complètement exploser et de ne plus
être à ma " vraie place " et de gâcher
complètement la longue et fastidieuse préparation
que demande cette course.
Très déçu de notre place par équipe
car à un moment de la course j'y ai beaucoup cru
J'ai quand même gagné 6'30 sur mon temps de l'an
dernier
Déçu de ne pas être rentré dans le
top 10 (objectif fixé) pourtant avec ce temps sur les 6
dernières éditions(sauf 2003 :conditions exceptionnelles)
je me classais entre 7 et 10 ;mais çà c'est la course
on est forcément dépendant des concurrents du jour
et qui ont été meilleurs que soi.
Content d'avoir fait le marathon en 3h15, mais regret de n'avoir
plus personne à reprendre dans les 12 derniers kms. Surtout
que les précédentes éditions j'ai toujours
fini très fort et doublé 2 voire 3 concurrents.
Du coup je me dis que je peux courir plus vite,alors que je pensais
être au maximum en 3h20.
Toujours aussi enchanté et ravi de tout ce que peut comporter
la course:
c'est ENORME !
Et plus qu'heureux de l'aventure humaine que demande cette course
avec les autres membres du club .Le stage,les différentes
sorties,les discussions à faire et refaire la course les
jours après .
Avec les années qui passent je me dis que c'est cette dernière
chose que l'on se souvient le plus et qui laisse les meilleurs
souvenirs.
Et dernier chose qui me fait douter :je n'étais pas autant
fatigué le soir et le lendemain par rapport aux autres
années,ce qui me met encore plus le doute sur l'optimisation
de mon effort.
REMERCIEMENTS :
Le premier que je voudrais remercier par dessus tout C'EST ERIC
car il donne beaucoup alors que lui même prépare
la course de façon très sérieuse et avec
gros objectifs derrière. Je pense,sans ,qu'il est le seul
en France à réaliser les 2 de front.
Pour côtoyer beaucoup d'autres clubs je peux vous affirmer
que nous avons tous beaucoup de chance(tous les membres du club)
d'avoir quelqu'un comme lui(je pense que certains n'en sont pas
conscient).C'est pourquoi chacun se doit de le lui rendre à
sa façon,et d'en être conscient c'est déjà
la moitié du chemin fait.
JE PROFITE DONC DE MON RAPPORT POUR POUSSER " UN COUP DE
GUEULE "
Qu'on se le dise
Enfin(oui je sais c'est long, mais çà permet de
faire son auto psychanalyse)je remercie toute les personnes qui
mon encouragées car à tout moments çà
donne vraiment la pêche. Je remercie mon frère qui
m'a accompagné un peu sur le marathon,MANU FOUCHER avec
qui j'ai réalisé beaucoup d'entraînement alors
que j'étais seul à ROMANS,et enfin ma famille qui
supporte les sacrifices que cette course demande tant au niveau
des heures d'entraînements que de l'humeur à supporter
quand on est sur les nerfs après des sorties difficiles
ou en plein doute.
Je n'oublie pas le meilleur pour la fin :bravo au 13 embrumans
finishers du club qui sont tous dans la première partie
du classement. Et là franchement je suis bleuflé
01/09
Embrun par Florian Calais
EMBRUNMAN lorsque tu nous tiens
Par quel superlatif vais-je commencer le récit de cette
journée si riche en émotion ?
INOUBLIABLE !!
Je viens de lire le compte rendu de l'épreuve de Fred DEPREZ,
et je dois avouer que c'est avec délectation que j'ai revécu
cette journée au travers de ses yeux. Je devais par conséquent
prendre le temps, à mon tour, de repenser à l'ensemble
des émotions, sensations qui m'ont animé ce 15 août
2005.
Léger retour en arrière, plus précisément
en automne 2004, lorsque nous avons décidé avec
Patrick ESTEPA et Sébastien ROIZOT (mes compagnons d'entraînement)
de nous " infliger cette torture " : faire le plus mythique
des triathlons Longue Distance : l' EMBRUNMAN .
Depuis toujours, nous en avions rêvé, et nous nous
sommes dit alors qu'à 3 la difficulté serait peut-être
allégée ?
Se lancer dans la préparation de ce nouveau défi
ensemble, comme nous l'avions fait par le passé pour des
moyennes distances, nous semblait être la meilleure méthode
pour aborder cette compétition. A l'époque, l' EM2005,
c'était 10 mois devant nous, alors pas vraiment de stress,
nous avions le temps de nous y préparer.
Les bonnes résolutions prises en début d'année
2005 étaient en fait assez simples : faire un maximum de
sport dans les 3 disciplines, prévoir de faire un marathon
sec, faire le stage de triathlon au printemps, puis le stage aux
ORRES 3 semaines avant l'épreuve.
Chaque semaine mes 2 acolytes ne manquaient pas de me rappeler
que 5-6 heures d'entraînement hebdomadaire seraient probablement
un peu justes pour envisager l'épreuve avec sérénité
Passer du temps avec ma famille récemment agrandie avec
l'arrivée du petit CLEMENT, mon travail très prenant
à la Bonneterie C. et mes travaux de maçonnerie
dans notre nouvelle maison constituaient en permanence un choix
cornélien. La gestion de cette équation fut pour
moi la chose la plus difficile à gérer durant les
7 mois ½ précédant la course.
" 24h dans une journée, qu'est ce que c'est court
!! "
Durant ma préparation, j'ai toujours cherché à
me rassurer, en me disant que ma gestion du temps était
sans doute la meilleure (en tout cas à mes yeux), et que
je devrais aborder le 15 août en étant convaincu
d'avoir géré au mieux ma vie de famille, ma vie
professionnelle et ma vie de triathlète.
A. L'AVANT
Les échéances planifiées de longue date se
sont donc déroulées normalement ou presque
:
- Marathon de Lyon (17/04/2005) : 3h42 (bonnes sensations malgré
des conditions climatiques déplorables - neige en haut
du col du Grand Buf, etc )
Stage à Agay (Vrai démarrage de mon entraînement
pour Embrun - Il était temps 300 kms de vélo
avant ce stage )
- 1er Triathlon sprint de la saison à Romans (bonne sensation
pour la partie natation)
- 2ème Triathlon sprint par équipe à Echirolles
(premier souci matériel - casse d'un rayon me poussant
à l'abandon, peut être salvateur au vu du rythme
très soutenu que mon équipe d'un jour mena durant
toute cette course)
- 3ème Triathlon CD à Bourg en Bresse (Grosse différence
de niveau entre mes camarades d'entraînement et moi-même
; Christophe COLLOT, ami d'enfance et grand sportif (TRAIL) aura
même la gentillesse (à juste titre) de me dire qu'il
serait plus que temps d'accumuler des kilomètres en vélo
et en CàP pour envisager de participer dans de bonnes conditions
à l'épreuve tant attendue du mois d'août,
la bien nommée : " EMBRUMAN ", d'autant plus
qu'il serait mon suiveur officiel durant cette journée.
- 4ème Triathlon LD à Cublize (enfin des sensations
intéressantes, mais encore insuffisantes pour doubler la
distance - gain de 4 minutes par rapport à 2004)
Valence-Dijon en 1 jours et 1/2 (question de rajouter 370 kms
de plus à nos compteurs - 31 kms/h de moyenne - c'était
bon de se rassurer, mais relativisons tout de même, le parcours
était pratiquement tout plat. Une fois de plus, merci à
Patrick ESTEPA pour m'avoir accompagné lors de ce défi.)
- La Marmotte 2005 (Obligation de franchir pour la première
fois de l'année des cols qui me donneraient un avant goût
du stage aux ORRES et par conséquent
de l'EM. - Col du Glandon, Col du Télégraphe passés
sans trop de difficultés, blocage complet dans celui du
Galibier d'où l'obligation de me rabattre sur le Marmotton
- Sébastien ROIZOT impressionnant de régularité
dans les ascensions, ainsi que Jean-Louis BRUN, vrai métronome
de la spécialité, sans oublier Philippe ROCHEDY
grand grimpeur par excellence et Michel SORET époustouflant
dans les descentes). - 5ème Triathlon MD à
Dijon (Obligatoire à faire en tant que régional
de l'étape bien que 4 semaines et 2 jours avant Embrun
- Chaleur étouffante - 2 minutes de plus qu'en 2004 - visage
marqué à l'arrivée - des doutes émis
par mon entourage quant à ma participation au triathlon
le plus dur du monde - Félicitations pour la prestation
de mes compagnons d'un jour à savoir Thomas MICOUD et Bruno
DEBARD).
- Stage aux ORRES (malheureusement seulement 1 semaine - stage
quasi-obligatoire pour absorber un volume d'entraînement
proche des 40 heures - nécessaire pour le moral et le physique
; Un grand merci (aujourd'hui) à Manu CHABANNES et Jean-Louis
BRUN pour m'avoir obligé à remonter PONTIS dans
l'autre sens - une fin de stage en demi-teinte du fait de
mon abandon lors de la reconnaissance du parcours pour casse d'un
rayon au 154 kms ; Un grand merci à Manu FOUCHER (le romanais)
pour m'avoir fait bénéficier d'une très bonne
occasion avec une paire de KSYRIUM SL et Olivier DELEMPS pour
sa disponibilité et son professionnalisme envers mon fidèle
destrier KX. - Mon temps sera donc estimé à 8h10
au vu de mes différents temps de passage.)
- S-2 (Retour à Valence pour parfaire mon niveau - Merci
à Patrick ESTEPA et Loïc JARGEAT pour la sortie longue
que nous avons fait ensemble et qui m'a permis enfin de me rassurer
sur mon matériel et sur ma condition physique - Qu'est
ce que c'est plat la région après AGNELLE, PONTIS,
ALLOS, etc !!!)
- S-1 (Dernière semaine passée sur le site d'Embrun
(au camping de la vieille ferme) en famille avec femme et enfant
- j'en avais vraiment besoin pour me ressourcer et enfin, profiter
pleinement de mes congés d'été - N'oublions
pas, tout de même, les quelques séances de sport
durant lesquelles nous avons écrit tous les scénarii
possibles et imaginables sur cette course mythique qu'est l'EmbrunMan,
enfin presque tous )
LA COURSE
" Enfin, nous y sommes !! " : me suis-je dit à
3h30 du matin lorsque le réveil a retenti pour le rituel
petit déjeuner d'avant course. Je me suis joint à
Patrick pour engloutir gâteau sport, petit pain au beurre,
confiture, etc, etc pour nous donner toute l'énergie nécessaire
dont nous allions avoir besoin pour ce qui allait être :
le jour le plus long.
Petit repos entre 4h et 5h comme convenu, puis enfin le départ
à pied vers le parc à vélo.
Petite anecdote d'avant course ; 3 départs pour le parc
furent nécessaires :
le premier les mains dans les poches - retour à la case
départ au bout de 50m
le deuxième avec mon sac de triathlon (très utile
- combi, baskets, chaussures vélo, CàP, lunettes,
etc ) - retour à la case départ au bout de
300m
le troisième sera enfin le bon avec ma puce à la
cheville, ouf
Il ne restait donc plus qu'une petite ½ heure pour me préparer.
Ce fut suffisant, tout juste. Je verrai un léger avantage
à cette situation : je n'ai pas trop eu le temps de me
poser de questions stressantes avant le départ.
5h53 : arrivée sur l'aire de départ. L'herbe était
humide et glacée. C'est d'ailleurs à ce moment précis
qu'une personne me faisait remarquer que je n'avais pas de bonnet
de bain sur la tête. Effectivement il se trouvait dans mon
cuissard, sous ma combi. Après des contorsions multiples
pour extirper ce fameux bonnet de bain de mon cuissard, j'ai enfin
pu profiter des 3 dernières minutes qui nous séparaient
du coup de feu libérateur.
La Natation :
6h00 : C'est parti tranquillement pour moi, je ne voulais
pas me faire piétiner par cette horde de triathlètes
prêts à en découdre comme sur un sprint. A
ce moment précis de la course, je pensais que la journée
serait bien longue et qu'il n'était pas nécessaire
de se " faire la peau " pour gagner quelques places.
Je suis parti complètement à droite comme nous l'avait
suggéré BIP BIP la veille. Pendant prêt d'un
tour, ce fut la bagarre, lunette enfoncée dans l'orbite
gauche, coups de pied, coups de poing, bref , et moi qui
pensait que se serait cool
6h33 : Comme convenu, arrivé à la bouée vers
la jetée en béton, je relève la tête
et crie de toutes mes forces le nom de ma chère et tendre
peut-être pour la remercier pour son soutien durant tous
ces longs mois de préparation. Christophe et Nathalie,
des amis venus spécialement de DIJON pour m'encourager
m'apercevront, mais pas Joséphine,car elle avait la tête
dans la poussette en train de consoler notre fils qui ne comprenait
ce qu'il faisait aux aurores au bord du plan d'eau
Le 2nd tour sera beaucoup plus calme, et me permettra même
de penser aux différents conseils de notre coach préféré,
j'ai nommé Eric MONNET. Relâchement dans la partie
aérienne, poussée la plus longue possible dans la
partie immergée.
7h07 : Je pose le pied sur la plage du débarquement
Petite plaisanterie à part, j'étais plutôt
satisfait de cette prestation, car mes meilleurs temps à
l'entraînement étaient de 1h15 puis 1h12, mais comme
me l'avait si bien dit Nanard (Monsieur Bernard CHARROL) : "
en natation tu profites du courant induit par tous les autres
nageurs, et par conséquent tu ne pourras qu'améliorer
ton temps le jour de la course. "
La partie cycliste :
La transition se passe sans trop de difficultés, et je
retrouve d'ailleurs mon voisin de chaise, Sébastien ROIZOT,
peut être un peu surpris de me voir déjà à
ses côtés. Je reconnais que j'étais extrêmement
heureux de cette situation, inespérée quelques semaines
auparavant.
Nous quittons le parc roue dans roue, dans cet ordre : Sébastien
ROIZOT, François LAFABRIE et moi-même. Je pensais
que les choses sérieuses allaient enfin commencer et que
je ne reverrais probablement plus ces 2 TGVR men avant l'arrivée.
Christophe COLLOT m'annonçait au même moment que
Patrick ESTEPA était à 14 minutes devant nous, c'est
alors que je pensais qu'il serait difficile de rééditer
ma course lors de la reconnaissance où j'avais pu rouler
quelques 60 kms devant lui.
La première côte au km 0, laissait partir inexorablement
Sébastien et François devant moi, ce qui était
tout à fait normal au vu de mes faibles qualités
de grimpeur. Un petit coup d'il sur ma gauche pour admirer
le paysage et contempler les quelques nageurs encore en train
d'en découdre avec la partie natation.
Les 20 premiers kms passés, je pense qu'il est peut-être
temps de mettre la plaque, même dans les faux plats montants.
J'ai toujours été plus vite avec mon 50*24 qu'avec
mon 34*18. Au bout de quelques minutes, juste après LES
MEANS, j'aperçois mes 2 compagnons et je me dis qu'ils
ne sont pas si loin que çà, et que çà
vaut peut-être la peine de poursuivre mon effort. Effectivement,
juste après le village des ROUSSES, je décide de
les doubler (en les snobant quelque peu), les mains au dessus
du guidon, et en leur annonçant que je les attendrai dans
l'ascension de l'Izoard. Pour moi, il était évident
qu'ils ne me laisseraient pas partir sans réagir
A SAINT APPOLINAIRE, je me suis aperçu que la chasse n'était
toujours pas lancée, j'ai continué alors, sur mon
train extrêmement régulier qui devait me permettre
de tenir un bon nombre d'heures encore.
Le retour sur SAVINES, puis sur EMBRUN se déroule sans
problème, et je constate une avance de 5 minutes (1h35)
au rond point des ORRES. Ce passage me donne même des frissons
tant le monde pour nous encourager est important. On pourrait
même se croire sur les routes du Tour. Cela me donne des
ailes jusqu'au virage à gauche sur la route de BARATIER.
J'aperçois toute ma petite famille sur le bas côté
et je me dis alors qu'ils ne sont pas prêts de me revoir.
J'entendrai même les encouragements de quelques TGVR men
comme Denis HILAIRE et Gilles COURBIS.
Sur la route de SAINT ANDRE d'EMBRUN, je n'éprouve pas
de difficultés particulières, je pense même
que je pourrais être un peu plus concentré sur ma
course, tant je n'hésite pas à remercier les différentes
personnes présentes pour nous encourager. Mais bon, c'est
tellement agréable de se sentir porté par tous ces
gens, et d'ailleurs une mention spéciale pour la famille
et la belle famille de Sébastien ROIZOT qui sera présente
toute cette journée pour donner du baume au cur.
Au ravitaillement de SAINT CLEMENT, je constate que j'ai encore
amélioré mon temps de 5 minutes (2h10), ce qui est
à la fois encourageant pour la suite, mais un peu stressant,
car je me suis demandé à ce moment précis
si je n'allais pas le payer comptant dans la montée de
l'IZOARD
A GUILLESTRE, j'aperçois mon copain Christophe sur son
VTT, qui m'annonce que Patrick ESTEPA est à 3 minutes seulement
devant moi. Je pensais qu'il avait du se tromper, mais comme il
se proposait de rouler quelques kilomètres avec moi, alors
j'en apprendrais peut-être davantage. Une petite pose de
quelques secondes pour soulager des besoins personnels aux portes
du QUEYRAS, puis c'est reparti. En faisant bien attention de ne
pas être suivi par un marshal (tu ne diras rien Jean LOUIS),
je roule toute la vallée du GUIL à côté
et devant mon pote Christophe pour raconter le début de
cette journée, comme pour me décharger de ce surplus
d'émotions emmagasiné depuis 6h00 du matin mais
en conservant bien évidement une bonne fréquence
de pédalage.
Au pied de CHATEAU QUEYRAS, quelle est ma surprise lorsque j'aperçois
la silhouette de Patrick, qui me paraît si proche que je
peux presque le toucher, mais comme il commence tout juste à
entamer les contreforts de l'IZOARD, malheureusement l'écart
s'accroît à nouveau, ce qui était à
fait normal. Toutefois avant d'arrivée à ARVIEUX,
je décide de me violenter quelques hectomètres pour
enfin l'interpeller et lui souhaiter bonne chance pour l'ascension.
Je pense qu'il fut légèrement surpris , et tenta
même de ralentir pour en savoir un peu plus, mais malheureusement,
la différence de niveau est telle que je ne pourrai jamais
l'approcher.
A nouveau seul au pied de cette difficulté de 14kms, je
décide de prendre mon mal en patience.
Qu'elle fut longue cette ligne légèrement courbe
de BRUNISSARD avec ce vent glacial dans le visage ! Ce sera sans
doute pour moi la plus grosse difficulté de la journée.
Le reste de l'ascension se fait à 8-9 kms/h et durera un
bon bout de temps. Dans chaque virage, je me retourne en pensant
que Sébastien doit être en train de rééditer
la montée qu'il avait faite quelques jours auparavant lors
de la reconnaissance.
Le sommet est en vue, un petit sourire pour la photo après
la CASSE DESERTE, et enfin je pose le pied à terre pour
récupérer mon sac en haut de l'IZOARD. Un bref coup
d'il sur mon compteur vélo, 17 minutes de mieux qu'à
la reconnaissance (4h28), un échange rapide de bidons,
un journal glissé sur la poitrine, puis je repars en moins
de 2 minutes (T<8°C) . La descente se fait entre 60 et
65 kms/h, car je cherche à m'alimenter en même temps.
Je suis extrêmement concentré afin d'éviter
la chute qui pourrait ruiner cette aventure. Je rattrape Jeff
ALAKIAN qui, n'ayant pu faire le CD, cherche tout de même
à prendre plaisir dans ce merveilleux décor qu'est
le parcours de l'EmbruMAn. Je lui demande où sont les gars
du TGVR. Il m'annonce que Patrick ESTEPA est à 8 minutes
et Raphaël LORRAIN à 2 minutes. Je décide alors
de me concentrer sur le retour souvent caractérisé
comme très difficile du fait de la présence de thermiques.
Assez aisément, je me retrouve au pied de PALON qui correspond
à la seconde difficulté de la journée. Montée
cette fois-ci à 7-8 kms/h (je sais Eric, en dessous de
2 chiffres, ce n'est plus du vélo, mais tant pis, je ne
peux pas aller plus vite ) Ces 1.7 kms se font finalement
pas si mal que cela, et je constate alors que 7h01 se sont écoulées
depuis le départ. Eric MONNET nous a toujours dit que pour
lui, le milieu de la course correspondait à peu près
à ce point, ce qui signifierait pour moi, un temps d'environ
14h00 au final. Je pense alors qu'il va vraiment falloir maintenir,
voire améliorer mon rythme.
Une petite pensée au kilomètre 154, précisément
là où j'avais du abandonner lors de la reconnaissance,
puis c'est la descente sur l'aéroport, REOTIER, SAINT CLEMENT
de nouveau. C'est le moment que je choisis pour accélérer
mon rythme, car j'ai toujours eu de bonnes sensations sur cette
partie assez roulante. L'excitation est à son comble lors
que j'arrive au PONT NEUF et qu'à nouveau je retrouve l'ambiance
survoltée du public. J'aperçois Raphaël LORRAIN
à quelques encablures, et Christophe COLLOT, de retour
de la vallée du GUIL, m'annonce un autre TGVR à
3 minutes devant. Vous aurez compris qu'il s'agissait de mon pote
Patrick. Je croise Pascal DUMONCEAU qui est déjà
en train d'en découdre avec le marathon. La montée
de CHALVET se fera, elle, entre 12 et 14 kms/h, ce qui me paraissait
pas si mal que cela à ce moment de la course. Je profite
des quelques derniers hectomètres pour passer Raphaël
et culbuter en tête au ravitaillement de CHALVET. La descente
est particulièrement redoutable du fait d'un revêtement
dégradé, et nécessite une attention de tous
les instants pour ne pas chuter.
Je finis enfin par rejoindre la dernière ligne droite,
et c'est avec le poing levé en poussant un cri de joie
que je roulerai même sur l'inscription jaune au sol : "
188 ".
Un léger coup d'il sur mon compteur vélo pour
m'apercevoir que je viens de réaliser la partie cycliste
en 7h31 correspondant environ à une vitesse moyenne de
25kms/h, ce qui me permettait de gagner 40 minutes par rapport
à l'estimation que nous avions faite avec Eric MONNET lors
de ma prestation le jour de la reconnaissance.
Le Marathon :
Une transition de 4'02, puis c'est parti pour le marathon. Il
est 14h48, ce qui signifie que j'ai 5h12 pour atteindre mon objectif
de terminer l'EM en moins de 14h, ce qui me semble tout à
fait jouable à ce moment de la course.
J'aperçois Raphaël qui part à son tour et possède
300 mètres de retard sur moi. Mon rythme est conforme à
ce que j'ai toujours annoncé, c'est à dire très
lent durant les 3-4 premiers kilomètres. " Je sais,
je suis un diesel. "
La différence de vitesse est flagrante entre Raphaël
et moi à ce moment de la course, si bien qu'il me double
facilement au kilomètre 2 en m'encourageant très
gentiment. La première difficulté arrive assez vite
avec la côte Chamois. Je préfère récupérer
en marchant à 6-7 kms/h durant toute cette côte,
plutôt que de laisser des forces en courant à 9-10
kms/h. Le choix me paraît plutôt bon, puisque je redouble
dans les rues piétonnes tous les triathlètes qui
couraient dans la dite bosse. J'arrive au ravitaillement dans
le village d'EMBRUN, et j'aperçois enfin mon suiveur officiel
Christophe qui m'attendait. Je m'allège au maximum car
j'ai pris mille fois trop de gels, de barres, etc et plutôt
que de les jeter
La descente vers le PONT NEUF se fait à bonne allure, mais
beaucoup moins vite qu'à l'entraînement. Je pense
que c'est à ce moment, à peu près, que j'ai
trouvé ma vitesse de croisière. Je m'écarte
franchement pour ne pas perturber un concurrent du 2nd tour qui
me double avec une différence de vitesse légèrement
supérieure : Cyril NEVEU. J'apprendrai plus tard qu'il
a complètement explosé dans l'IZOARD et qu'il se
trouve environ à la 10e place. Enfin, c'est l'aller-retour
sur la digue, et je me dis que je vais enfin pouvoir mesurer les
écarts avec les compatriotes. J'aperçois ERIC MONNET,
(" Super, il est devant C. NEVEU " ), Manu CHABANNES
(presque 4 kms - soit tout l'aller retour) ,Patrick ESTEPA (avec
2kms d'avance sur moi) et Raphaël LORRAIN (très proche
de Patrick).
Une défaillance mécanique commence à poindre
son nez. Et oui, toutes les 3-4 minutes, je m'arrête pour
tenter de satisfaire un besoin naturel qui ne viendra pratiquement
pas. Christophe me conseille alors de faire abstraction (facile
à dire !!), ce que je ferai finalement au bout de 7 arrêts
en moins de 20 kms. J'apprendrai plus tard, après une consultation
médicale, que j'ai fait une prostatite, ce qui est très
commun chez les cyclistes. Elle durera environ une semaine après
l'épreuve, ce qui est assez désagréable je
dois l'avouer.
A part ce petit désagrément, que je cherche par
tous les moyens à extraire de mes pensées, je cours
plutôt avec un bon rythme, et la fin de la première
boucle est déjà en vue Je contourne le parc à
vélo et avec étonnement j'aperçois Manu CHABANNES
qui a l'air de souffrir quelque peu. Près de 4 kms repris
en 15 kms de course, je pense qu'il doit être au plus mal.
Un petit encouragement en passant, puis j'attaque enfin le dernier
tour. La bosse au km 21 se fait en marchant, puis c'est reparti
pour effectuer pour la seconde fois le tour du plan d'eau. Christophe
me fait remarquer au réservoir qu'un de mes collègues
de Valence est à nouveau en vue. Je n'arrive pas tout de
suite à mettre un nom sur ce maillot du TGVR. Il me faudra
attendre le passage sous le pont de la Durance, pour enfin reconnaître,
puis doubler Raphaël LORRAIN. Je pensais que la course était
vraiment longue pour tout le monde, et que des passages à
vide pouvaient tous menacer.
Je poursuis mon effort, encouragé plus que jamais par des
triathlètes de TGVR (Laurence LANDIS, Laurence LEGRAS,
Jeff ALAKIAN, Loïc JARGEAT), puis à nouveau le fan
club de SEBASTIEN ROIZOT (et ils sont très nombreux) et
enfin ma petite famille.
Je ne déroge pas à ma stratégie et je monte
pour la 2nde fois (et la dernière !!) la côte chamois
en marchant d'un pas soutenu. Le passage des rues piétonnes
procure un bonheur fou, lorsque les gens scandent votre nom qu'ils
ont préalablement lu sur la liste des participants. Puis
c'est la descente au PONT NEUF qui se fait à nouveau sans
problème et arrive un passage difficile pour moi : l'aller-retour
de la digue.
100 fois j'ai cherché à marcher dans cette portion
et 100 fois je me suis convaincu qu'il fallait poursuivre mon
effort. Ce fut la première et dernière période
de lassitude de toute la course.
Arrivé tout de même au bout de ces 4 kms de solitude,
je retrouve Christophe qui est consterné, car il vient
d'annoncer à Patrick qu'il avait 12 minutes d'avance sur
moi, et qu'en effectuant un dernier pointage au kilomètre
32,195 (sur le PONT NEUF précisément), cette différence
avait chuté à 6 minutes. Vous imaginez bien que
cette nouvelle va me donner des ailes et que j'entrevois même
à ce moment précis une possibilité de me
rapprocher de lui. Les jeunes du TGVR crient " Allez Valence
! " au pied de la bosse, comme pour vous donner de l'énergie
pour gravir cette difficulté. J'arrive devant le camping
dans la ligne droite de BARATIER où je suis boosté
par la famille CHARLET et la famille CINI, qui m'annoncent que
Patrick est à moins de 2 minutes devant, ce que j'ai du
mal à croire au début ne le voyant pas dans cet
espace dégagé juste dans la côte des ORRES.
" Ne m'en veux pas Patrick, mais la tentation d'accélérer
un peu mon rythme lors de la redescente de BARATIER vers le plan
d'eau est plus forte que moi. "
Effectivement, j'arrive petit à petit à allonger
ma foulée, et j'aperçois finalement la tenue de
mon copain Patrick blanchie par le sel, à quelques dizaines
de mètres, pour enfin le doubler au 38e kilomètre
avec un sentiment double : un plaisir intense bien sûr,
mais mêlée d'une certaine confusion dans ma tête.
" Ma place ne serait elle pas, de passer à cet endroit
précis dans une heure environ ,me suis-je longtemps répété
?... "
C'est également au 38ème kilomètre, que Fred
DEPREZ décide de me dépasser avec une très
belle allure, très aérienne. L'expérience
de ses 5 IronMan auront fini par payer sur ce Marathon si sélectif.
Bravo à toi Fred.
Une chose est sûre, c'est qu'à ce moment de la course
l'arrivée était toute proche, et qu'il fallait profiter
à fond, de toutes ces foulées qui me rapprochaient
inéluctablement de la fin de cette merveilleuse épreuve
sportive.
Un dernier tour du plan d 'eau, du parc à vélos
avec les encouragements de mon copain Roger JOUIN patron de la
boutique de triathlon à LILLE : " LILLE OLYMPE ",
le tour de la piscine et c'est enfin la dernière ligne
droite. Un coup d'il sur le côté droit pour
localiser ma femme et mon fils, j'attrape au passage ce dernier
pour terminer les 150 derniers mètres en courant avec 13
kgs de plus sur les bras.
La joie est à son comble quand je m'aperçois que
j'ai amélioré de plus d'une heure le temps que j'avais
prévu pour cette épreuve. Une médaille au
tour du cou et un T-shirt de Finisher en guise de récompense,
et je réalise enfin que j'ai réussi ce pari fou
d'être un Homme de Fer.
Fatigué, mais serein dans ma tête et mon corps, je
décide tout de même d'aller me faire masser, afin
de gagner en récupération. L'arrivée de mes
copains se fait au fur et à mesure, et je m'aperçois
que tous les 13 sommes en train de réussir quelque chose
de grandiose : 13 au départ et 13 à l'arrivée.
Bravo à vous tous, pour cette belle image que nous avons
montré de notre club.
Les Remerciements :
Exercice très difficile à réaliser pour n'oublier
personne, tant les supporters étaient nombreux au bord
de la route durant toute cette journée.
Je remercie tout à bord ma femme Joséphine pour
son aide et son soutien tout au long de ces longs mois qui ont
précédé l'épreuve, mais également
pour m'avoir abandonné si lâchement lors du stage
des ORRES. Un gros bisou à mon fils Clément qui
anima souvent mes pensées et plus particulièrement
pendant les moments difficiles. Un grand merci à ma famille
et belle-famille pour m'avoir soutenu lors de la préparation
de cette épreuve, à mes amis pour leurs encouragements
durant la course, et plus particulièrement à Christophe
COLLOT et sa compagne Nathalie pour m'avoir coacher le temps de
la course.
Un remerciement soutenu à ce coach si unique sur la planète
Triathlon, qui sait toujours vous prodiguer les bons conseils
aux bons moments, et qui vous fait prendre conscience que ce sport
individuel peut tout de même procurer des moments de plaisir
collectif intense (cf. stage aux ORRES), je veux bien sûr
parler d'Eric MONNET.
Merci à tous les TGVR (men and women) pour les moments
privilégiés passés lors de la préparation
de cet EM2005.
Merci à ces 3 Triathlètes du CHTI'TRIATLILLE avec
qui nous avons partagé quelques séances d'entraînement
(Hugues et Bertrand ROBIDEZ, Patrice MARECHEL) et Roger JOUIN
pour sa gentillesse, mais également pour m'avoir donné
une super casquette qui me portera chance encore pour d'autres
triathlons, j'en suis sûr.
Bilan
Points positifs :
Je réalise probablement la plus belle course de toute ma
vie de triathlète jusqu'à aujourd'hui. Je termine
mon premier EmbrunMan en moins de 13 heures (12h50 et 03s à
la 155e place / 866 au départ). J'ai nagé les 3800m
en 1.44 au 100m, j'ai fait une partie cycliste à 25kms/h
de moyenne et enfin j'ai couru le marathon à plus de 10kms/h,
c'est à dire seulement 20 minutes de plus que sur le marathon
de Lyon. Je suis arrivé relativement frais, et je marchais
presque normalement dès le lendemain (un grand merci à
l'équipe des kinésithérapeutes qui s'est
merveilleusement bien occupée de nous.) Que dire de plus
au niveau de l'épreuve si ce n'est que j'ai passé
une excellente journée et qu'elle restera gravée
à jamais dans mon esprit.
Autre point extrêmement positif, ce sont les moments privilégiés
que l'on passe avec les personnes qui préparent la même
course et qui sont probablement les seuls à comprendre
les différents sentiments qui nous animent avant, pendant
et après la course.
L'organisation de l'EmbrunMan est très bien rodée
et ne laisse absolument rien au hasard. Un Public fantastique
qui connaît la difficulté de cette course et qui
vous porte durant toute l'épreuve.
Points négatifs (ou moins positifs) :
La difficulté de gérer au quotidien la répartition
entre 3 vies différentes (familiale, professionnelle et
sportive).
Je commençais mon récit en disant : " EmbrunMan
lorsque tu nous tiens ", je pense qu'effectivement
cette course est plus qu'une simple épreuve sportive, c'est
presque un choix de vie, et il sera très difficile de ne
pas me réinscrire pour l'édition 2006, tant les
émotions furent intenses
29/08
Genève par Olivier Carsana:
"Genève : Française des jeux
Et oui en ce dernier we d'août, nous étions trois
TGVR a tenter l'aventure helvétique !
Rendez vous avec mon arracheur de dent préféré
à Annecy, pas de nouvelle du jamaicain blanc. Galère
pour trouver le lac puis un parking. Le parcours est en plein
centre ville, tout est barricadé et donc impossible de
se garer si ce n'est dans le parking payant de l'hôtel Hilton
!
Retrait des dossards, l'heure tourne. Départ à 12
h pour Nico et moi - 13 h 45 pour philippe. C'est donc sans échauffement
que je rentre dans le parc. Il ne manque plus qu'un vélo,
le mien ! Le départ est dans 20 mn. Je suis surpris du
peu de monde inscrit. A l'il, nous sommes une cinquantaine.
La parcours natation est composé de deux aller-retour.
L'aller se fait face au vent qui creuse une forte houle. Un rapide
plongeon et 5 mn plus tard, je suis derrière les grilles.
Le speaker commence à appeler les athlètes. Reto
HUG, Shane REED, Tony MOULAI , Sylvain SUDRIE .ils sont
une dizaine à rentrer sous l'appelle de leur nom. Fortement
déçu de ne pas avoir reçu l'appelle "
Olivier CARSANA comming from Chabeuil, France " , j'attaque
les boulettes de la journée.
Premier réflexe, je vais me positionner dans l'axe de la
première bouée. C'est bien évidemment là
que se trouvent tous les costauds. Demi tour, je retourne au bout
de la ligne en me disant qu'il vaut mieux nager un peu plus mais
le faire sans prendre de coup. Le départ est donné,
la houle est très forte et ne me permet pas une bonne lecture
de la course, je ne vois pas très bien ou j'en suis. Par
contre je comprends très vite qu'il n'était pas
judicieux de partir à gauche. A la première bouée,
je jette un coup d'il, puis deux, puis trois, c'est bien
ça je suis dernier ! Il va falloir se secouer mais je n'arrive
pas à accélérer, je n'arrive pas à
me mettre dans la course. Sur le retour, je profite des vagues
pour reprendre cinq gars et les lacher. A mon rythme, je reviens.
La deuxième boucle se passe sans problème. Devant
j'aperçois un gros paquet à environ 30 secondes.
Je sors de l'eau avec deux gars. Devant Nico est à 45 secondes
dans un groupe de 20. Pour moi la course est finie. Dans la première
bosse, un des gars saute et nous nous retrouvons à deux
pendant 20 bornes. Devant, le groupe de nico chasse le groupe
de tête. Ils nous prennent 1mn par tour. En milieu de 4
ème tour, 5 gars rentrent de l'arrière et nous poserons
le vélo ensemble. Dans la bosse, ça ne roule pas
très fort, sur le plat c'est déjà plus costaud
!
Départ à pied, un des gars jette l'éponge.
Je tiens 500 m mais ça va trop vite. Derrière, il
reste deux pauvres gars qui n'ont pas pu prendre de roues et qui
sont donc loin. Me voilà parti pour un footing dans les
rues de Genève. Je vois passer les premiers puis un groupe
avec Reto Hug. Tony Moulai est un peu plus loin. Nico passe comme
une balle. A chaque tour il grignote du terrain, il a l'air de
s'amuser. Je me fais doubler par environ les 25 premiers et ça
va très très vite. Nico me met un tour (2,5 km),
ce qui à l'allure ou je courrai doit faire 10 mn. Je reprends
Yohann Vincent à 800 m de la ligne qui semble vraiment
pas bien. Chapeau de terminer. Nico m'attend à l'arrivée.
La première féminine passera la ligne quelques minutes
après resplendissante de fraîcheur.
Au final je garde une impression mitigée. Je suis à
ma place mais j'aurais préféré une autre
configuration de course. Dans une bonne journée, je serais
sorti de l'eau avec Nico, j'aurais fait 40 bornes au chaud, je
me serais fait exploser à pied mais j'aurais gagné
7-8 mn. En fait ces courses sont très ludiques mais on
peut tout perdre en ratant la natation. Le vélo se résume
à une course d'usure car malgré tout, cela va vite
et il faut être capable de tenir. Par contre, le niveau
pédestre est impressionnant. C'est pour moi cette discipline
dont le niveau m'a le plus impressionné. Rentrer dans le
top 15 signifie courir le 10 000 en moins de 32'. Il y a un paquet
de ces gars qui resteront toujours dans le ventre mou d'un classement
qui ne reflètent pas la vrai valeur athlétique des
individus.
Et phiphi me direz vous ? Sorti dans le top 20 des flots déchaînés,
il met à profit son coup de pédale de montagne pour
reprendre des places dans la bosse puis profitant du non drafting
mis en place par les non arbitres rentre à vélo
avec le groupe 2-3-4. Explication à pied pour échouer
au pied du podium à quelques poignées de secondes
du troisième.
Alea jacta est !
28/08
Embrunman par (Junior seb Roizot
Miguel Martinez)
Conditions météo : eau 21°C, vent froid de face
dans l'Izoard, retour avec peu de vent. Température marathon
idéale. Compte rendu de course :
( En essayant de faire court, mais comment résumer 14 heures
d'effort en 3 lignes ?)
La préparation :
Elle s'est faite sur 5 semaines avec 3 semaines montantes (24h,
26h30, 35h) et 2 semaines descendantes (17h40 et 13h). J'ai intégré
dans cette préparation la course cyclo " La Marmotte
" (178km, 5000m de dénivelé en 9h17) et une
semaine de stage très enrichissante aux Orres, terminée
par la reconnaissance du parcours vélo en 7h56. Ma préparation
était optimale, je ne pouvais faire plus en terme de volume
horaire. L'avant course :
Installé depuis le 1 août sur Embrun, je suis rejoint
par le duo Patrick et Florian le 6 puis vient le tour de Manu,
Philipe Rochedy le 10 et le reste de la troupe le 12. Embrun est
vraiment la Mecque du triathlon français avec l'organisation
d'un grand prix, occasion de voir les pros en action et le lendemain
les courses Avenir où les jeunes du TGVR se sont bien fait
plaisir et se sont donnés à fond. Après cette
mise en bouche, l'embrun man approche à grand pas. Dernière
petite séance vélo le dimanche et direction le parc
à vélo. Un vent de folie balaie le parc. Ca y est
j'y suis ! 3 ans à imaginer cette course ! J'ai eu le déclic
pendant les vacances 2002. Il m'a suffit d'apercevoir la Bernard
Charrol dit la gazelle et depuis je n'ai eu qu'une idée
en tête : faire l'EmbrunMan ! Alors bien sûr avant
il faut apprendre les bases c'est-à-dire le crawl, et s'entraîner
sur des triathlons, se dégoûter sur certains MD comme
Cublize 2004 (NDLR sur le plan sportif, RAS pour l'organisation
rassurez vous) et hop, il faut se lancer dans l'aventure ! Mais
maintenant c'est rien que du bonheur !
Place à la course, juste avant une photo sur la plage des
futurs finishers de l'EmbrunMan 2005. La course :
Une nuit tranquille avant la course pas vraiment ! Elle fut
un peu agitée, avec un concert de musique au camping jusqu'à
23 heures, trop courte avec un réveil à 3 heures,
et stressante car pressé de partir et d'en finir !
Petit déjeuner traditionnel histoire de ne pas avoir mal
au ventre. Dans le camping les triathlètes s'agitent. Il
fait froid, et pourtant il va falloir se mettre à l'eau
d'ici peu (sens propre et figuré).
Les derniers préparatifs terminés, Patrick, Florian
et moi-même nous nous retrouvons à l'entrée
du camping. Ensemble on effectue une dernière check-list.
Heureusement pour Florian qui avait oublié sa puce électronique
à la tente. Dans la nuit nous nous dirigeons vers le parc.
Arrivés au parc, le speaker donne déjà le
ton. Les favoris sont interviewés, mais faille énorme
dans l'organisation, ils nous ont oubliés ! On ne se vexe
pas et nous retrouvons les triathlètes valentinois dans
le parc. Il est temps de mettre la combinaison, de discuter, et
de trouver les toilettes les plus proches ! Les minutes passent
et le départ est imminent. Je me retrouve tout seul au
milieu des 865 candidats près au départ et je ne
retrouve plus mes copains ! Je me place à gauche, plutôt
au milieu, est-ce la bonne stratégie pour recevoir le moins
de coup ? A voir. La première vague féminine + handisport
démarre dans une ambiance chaleureuse malgré le
froid matinal. Le compte à rebours attaque, les triathlètes
et le public tapent dans les mains, on entend des cris dans la
foule : allez .5, 4, 3, 2, 1 C'est parti ! La natation
Les premiers concurrents sprintent pour arriver les premiers dans
l'eau, moi je marche tranquille, on joue pas dans la même
catégorie ! Départ chahuté, avec beaucoup
de coups, surprenant pour un longue distance mais bon, sortant
mon il de lynx j'essaie de viser l'espace vide entre les
nageurs. Au ponton, bifurcation sur la première bouée,
je maîtrise je connais suffisamment le chemin depuis 15
jours d'entraînement sur place. La nouveauté c'est
bien sûr l'obscurité mais on se dirige finalement
plutôt facilement grâce au projecteur situé
au fond du lac. Mais la lumière visée n'indique
pas la bouée qui se situe 50 m sur le coté ! Erreur
d'aiguillage qui amène un bon nombre de nageurs, moi compris,
à se tromper de direction.
Retour sur la plage, je m'applique, nage sans trop forcer, à
l'économie. Faut pas s'enflammer p'tit gars, il y a 2 tours
de lac ! Le jour se lève très rapidement. Deuxième
tour, tranquille, je gère l'effort mais le froid me
gagne, ma combinaison se remplie d'eau. Est-ce mes muscles d'acier
qui auraient déchiré le néoprène ?
Ne rêvons pas, tout simplement le scratch du col s'est défait
dans la bagarre (version officielle, ou alors j'ai oublié
de le mettre au départ : version tête en l'air !)
J'espère simplement que ça n'aura aucune incidence
sur le reste de la course et notamment sur ma digestion de mon
fameux gâteau de semoule au lait de soja avec Ovomaltine
(recette disponible sur demande). Je sors de mon bain en 1H07.
Pendant la transition, Florian me rejoint, on sort ensemble du
parc à vélo, suivi par François Lafabrie. Le vélo
Au début du parcours vélo, pendant la première
côte c'est de la folie ! Le public en délire m'arrache
presque mes vêtements ! Non, ça c'est une autre histoire,
mais le public est très motivé! J'aperçois
Joséphine et le fan club de Florian, ma famille, ma p'tite
femme (comment la louper avec son énoooorme ventre !),
Denis Hilaire et Christiane, ça me motive à fond
! Je suis euphorique, je vais tous les taper et gagner les 15
000 euros de prime ! Visite à travers les différents
Puy sans problème. Florian et François sont justes
derrière, c'est rassurant on va pouvoir faire la course
à trois. François me rejoint avant la côte
à 23% (ou côte du beau-père qui se vante de
la grimper au taquet à 60 ans !). Florian nous récupère
avant Réallon. 3 TGVR ensemble ! Sympa ! Sauf que Florian
a mangé du lion (alors que moi c'est de l'Ovomaltine, erreur
stratégique qui sera déterminante pour la suite
de la journée) et met le turbo dans la montée de
St Apollinaire. Gros coup de bluff ? On le laisse partir avec
ses gros cuissots, à ce rythme là, il sera cuit
dans la montée de l'Izoard ! Descente sur Embrun. Rond
point de Baratier/ Orres : bilan positif : 1)- j'ai 5 minutes
d'avance sur mon temps de reconnaissance, 2)- le public venu en
masse est déchaîné ! Il faut presque se frayer
un passage comme au tour de France ! Je continue le parcours,
aperçois une partie de mon fan club féminin vers
le camping de la Madeleine. Au pont neuf, beau-papa m'annonce
que Florian a 4 minutes d'avance. Avant St Clément, j'abandonne
François, mon compagnon de discussion, pour partir seul
vers Guillestre et la froide et ventée vallée du
Guil. A Guillestre, mon père me donne le temps intermédiaire
entre Florian et moi : 10 minutes ! Mais cela ne me décourage
pas et je prends le temps de bien sourire pour la photo souvenir
! (NDLR ça il sait le faire !! ) Malheureusement, la vallée
du Guil aura raison de ma motivation, le froid me gagne, les concurrents
me doublent par paquet, j'ai mal au dos, et je n'arrive pas à
emmener du braquet. J'arrive enfin au pied de l'Izoard. Christophe,
le coach personnel de Florian m'annonce un nouvel écart
: 6 mn. Fred Desprez me double. Il a galéré pendant
la natation, avec des crampes aux jambes et a fait une contre
performance en 1H13. Le vent très fort me glace, surtout
vers Brunissard. Je veux rentrer chez moi et être au chaud
peinard sous la couette (avec un bon cacao Ovomaltine !) Sérieusement,
cette montée de l'Izoard, à 7 km/h est une galère
monstre, j'envisage l'abandon (et la perte des 15000 euros de
prime au vainqueur) mais j'essaye de relativiser. Je repasse toutes
ses heures d'entraînement dans ma tête, le stage aux
Orres, les heures d'ostéo, et toutes les fois où
j'ai imaginé cette course et puis toutes ces personnes
qui m'accompagnent et m'encouragent Junior, ressaisis toi
! Arrivé au sommet de l'Izoard, j'ai ¼ d'heure de
retard sur mon temps de reconnaissance. Tant pis, je finirai la
course coûte que coûte, et décide d'oublier
de mettre moins de 14 heures. Je prends mon ravitaillement (très
bien organisé, des bénévoles aux petits soins
malgré les 8 degrés !), en compagnie de Fred qui
vient de réparer sa roue crevée. On fait la descente
ensemble, tranquille et on continue notre bout d'aventure tout
les deux mais il me lâche avant Pallon. Depuis Briançon,
j'ai moins mal au dos, la chaleur arrive enfin et le moral revient.
Enfin Pallon et sa côte ! Une montée rapide, ou je
retrouve des sensations et ne me demande plus ce que je fais sur
mon kuota !
Retour vers Embrun, avant Chalvet mon fan club me remotive et
me galvanise. J'ai bien récupéré de ma défaillance
dans l'Izoard et je suis dans les temps de la reconnaissance.
Malgré la vitesse qui me gagne, je reconnais au passage
Jérôme Martel dans la montée. Enfin je double
quelques cyclos !
Temps total vélo : 7 H 54 soit 2 minutes de moins que pendant
la reco, la casse est limitée ! · Le marathon
Comment attaquer un marathon quand on n'en a jamais fait de sa
vie ? Sereinement et en mettant un pied devant l'autre en espérant
que ça tienne ! Au camping, ma famille et mes amis sont
déjà là, motivés comme jamais. C'est
plus le moment de craquer ! Je me trouve une vitesse de croisière
qui me permet de ne pas marcher, y compris dans la côte
chamois et dans la traversée du centre ville. Je profite
de chaque instant. Je suis bien. Je suis suivi par mon beau-père
en vélo. Ca rassure. Au départ de la digue, on m'annonce
le dernier écart entre Florian : 30 minutes ! C'est cuit
! Il fait la course de l'année ! Je ne le rattraperais
pas. Mais tout va bien. Je retrouve ma famille sur la digue, sourit
pour les photos. A la sortie de la digue je monte vers Baratier
et j'ai une énorme surprise : les jeunes triathlètes
valentinoises sont là pour courir avec moi ! Manon, Clothilde,
Cindy, encouragent leur " moineau ", leurs parents sont
aussi là à attendre devant le camping des grillons,
ça fait vraiment plaisir ! Baratier, fin du premier tour,
ça passe tranquille. 1er Tour : 1 H48. Le public est vraiment
chaleureux, j'entends très souvent des " allez Valence,
suivi du commentaire : mais ils sont nombreux ceux de Valence
à faire le triathlon ! " Et oui, le TGVR est en force
! On sera d'ailleurs le premier club en nombre de finishers. (NDLR
à égalité avec Vaulx)
Début du deuxième tour plus difficile, les articulations
se rouillent, les muscles sont tendus, je cours moins relâché.
A la côte chamois je marche pour la première fois
de la course, ça devient dur physiquement et moralement.
Dans la descente de la ville, impossible de détendre les
muscles, d'allonger la foulée. Aie !Aie !Aie ! Tout seul
sur la digue car interdite aux vélos accompagnateurs, j'avance
moins vite. Manu, également sur la digue, souffre de crampes
visiblement. Je le double et continue ma route sur Baratier, toujours
soutenu par mon fan-club, omni présent sur toute la course.
Au village de Baratier, je regarde mon temps, il me reste 40 minutes
pour faire moins de 14 heures ! Je retrouve le sourire ! Raphaël
Oboussier en VTT me rejoint et me rebooste le moral. Dernier tour
de lac, j'apprécie chaque foulée, je vais terminer,
sans trop de mal, dans les temps souhaités, mon EMBRUN
MAN ! La dernière ligne droite est riche en émotion,
j'ai la chaire de poule ! Le public est très nombreux et
encouragent les finishers, c'est énorme ! Un salut au public
avec ma casquette, le public apprécie et moi j'essaye de
ne pas avoir une tête de demeuré pour la photo officielle
de " tintin photo ! " (NDLR " Mais puisqu'on te
dit que t'es champion du monde du sourire en course !!! ")
Les barrières à l'arrivée ne permettent pas
en effet à la famille de prendre des photos et c'est bien
dommage. Malgré tout, ma femme arrive à filmer cette
arrivée, histoire de graver cet instant dans nos mémoires.
Temps total : 13 H 48 : 42 !!! Putain !
Un bénévole me remet ma médaille et mon t-shirt
de finisher, je ne rêve plus, je suis un homme de fer !
Mais petit gabarit l'homme de fer, alors je tente de négocier
un tshirt en taille S, en vain, j'hérite du L qui me fait
une jolie robe ! Tant pis !
· Fin de la course
Une fois n'est pas coutume, je me devais de visiter les tentes
de la Croix rouge pour juger de la qualité de ses services
et voir si Adriana ne traînerait pas dans les parages. Exceptionnel
! Des infirmières, des doctoresses toutes plus sympas et
plus jolies que les autres et je ne me suis pas fait prier pour
avoir un petit massage et une perfusion. Mais un énorme
coup de froid m'empêche d'apprécier ce petit moment
d'intimité médicale ou alors c'est le fait
d'être surveillé par Cécile ! Remerciements : Comment remercier toutes ces personnes qui m'ont soutenues,
les nombreux anonymes croisés le long du parcours, sans
ne vexer personne et sans en oublier ? Un grand merci à
ma femme Cécile qui a fait preuve d'une grande patience
et d'une grande disponibilité, et ce malgré sa grossesse,
qui s'est entraînée à vélo pour pouvoir
me suivre pendant cette très longue journée. Un
grand merci à ma famille et aux amis présents à
Embrun et attentifs à cette préparation et à
cette course. Merci à ceux qui ont téléphoné
et suivi cette course à distance. Un grand merci aux triathlètes
valentinois et à leur famille pour leur encouragement.
Merci à Eric pour toute cette préparation efficace
et qui a porté ses fruits, avec une mention spéciale
pour le stage aux Orres. Merci à Kiki le raideur, coach
moral et physique sur de longues (et orageuse) sorties vélos
en juillet. Merci à Polar de m'avoir lâché
dans la dernière ligne droite ! Merci à Ovomaltine
mon sponsor !
Merci à tous ceux qui se reconnaîtront dans l'accompagnement
de cette formidable aventure. Bilan : Je finis donc mon premier EmbunMan en 13h48min42s (322ème
sur 866 partants) avec 1h07 de natation 7h54 de vélo et
4h36 de course à pied.
Je suis dans l'ensemble satisfait de ma course avec une petite
déception pour le vélo là ou j'étais
pourtant le mieux préparé. L'EmbrunMan reste pour
moi une course riche en émotion que tout triathlète
se doit de faire au moins une fois dans sa vie. Au lendemain de
la course, j'ai très envie de remettre ça en 2006
mais le temps passé à se préparer pour le
jour J, demande beaucoup d'investissement physique et familial.
C'est sûr je reviendrais en 2006 ou en 200X dans l'objectif
de tomber la barre des 13h30 et pourquoi pas avec un peu de chance
celle des 13h !
Je vais essayé de recenser mes plus
et moins durant la préparation et la course :
Les plus
Course très riche en émotion, indescriptible et
palpable qu'à Embrun.
Objectif des -14h atteint.
Pas de problème gastrique. Régime sans lait de vache
efficace ! (merci Arnaud)
Pas d'hypoglycémie et de sensation d'écoeurement
j'ai trouvé la bonne façon de m'alimenter (pomme
de terre (NDLR le secret de Bernard Charrol), sandwiches jambon
et bananes)
Bonne organisation : bénévoles au TOP, nombreux
ravitos
Les moins
Préparation très prenante, l'impression de n'avoir
pensé qu'à Embrun pendant toutes les vacances dur
! dur ! pour la famille.
Trop de vélo engendré dans la saison (6500kms) qui
pourrait expliqué cette non-envie de forcer à vélo.
Je n'y avais plus le goût !
Le froid et le mal de dos m'ont empêché de ressentir
des bonnes sensations pendant le vélo.
Parcours vélo vallonné mais il y a beaucoup de partie
roulante ou j'ai eu du mal à emmener du braquet, il me
faut progresser dans ce domaine.
J'aurai dû manger du lion pour taper Florian !
Il parait aussi très difficile de se re-motiver sur un
autre objectif après une telle course.
Et bien voilà, à travers ce compte rendu j'espère
avoir suscité l'envie à certains valentinois ou
autres triathlètes de s'aligner sur l'EmbrunMan 2006. Rien
n'est impossible il suffit d'avoir une grosse envie et du temps
pour se préparer un minimum pour ne pas trop souffrir durant
la course.
A bientôt et encore bravo aux
13 finishers 2005 !
26/08
Courte distance d'Embrun: (par
Laurence Legras)
" Bon, c'est vrai...les filles on s'est pas trop bougé
pour faire un compte-rendu....mais bon nous avons été
oublié sur le site pour ceux qui ont fait le CD...
Loic(3h00m38), Laurence Legras(3h22m47), Laurence Landis(3h25)
et Nicole(3h27m47) (par ordre d'arrivée), à noter
tout de même que 3 participants sur 4 sur le CD étaient
des filles et que Nicole a eu des petits soucis techniques (dérailleur)
en vélo. Pour les 2 laurence : nous avons beaucoup apprécié
cette belle course."
23/08
Avion raconté par le pilote
!!! (par Nico Bolon)
"3ème périple de lannée dans le
Grand Nord. Après Zundert et Charleville il nous faut encore
nous enquiller plus de 2000 bornes dans le we mais quest
ce que lon ne ferait pas pour participer aux grandes fêtes
du triathlon ? Comme dhab il fait froid et il pleut.
On fait dautant plus la gueule que le pays est gris, tout
plat et que les jackys ne sont pas de sorties Cest
pas grave, on arrive le vendredi dans la soirée dans un
centre sportif très local, donc dédié principalement
au foot (on était à 1km du training camp de Lens)
et à lathlé (on était à environ
23m du stade couvert du meeting de Liévin), et on peut
enfin se détendre.
Le samedi a été consacré aux repérages.
Il fait toujours aussi froid et leau est annoncé
à 16° Léquipe du Tri Sud nous indique
gaiement quelle doit même être à 14°
dans la dernière partie de natation Brrrrr !!! Il
pleut et aucun dentre nous na envie de monter sur
le vélo ! Cest donc à pied que lon fera
la petite sortie de veille de course.
Le dimanche, il ne fait pas vraiment meilleur au niveau de la
météo. On se pointe vers les 11h et la pression
monte timidement aucune prise de tête, comme à
laccoutumé, mais lenvie de monter en D1 nous
motive au plus haut point !
Le départ natation se fait par box, comme chez les pros
et nous avons le n°7, plutôt à lextérieur
de la trajectoire. Les boxs font environ 1m de large ce qui laisse,
en gros, sur 16m de large près de 100 morts de faim !!!
Cest de la pure folie lors du départ étant
en première ligne avec Robert, je suis au contact de toute
la meute. Mais je narriverais jamais à surnager pour
passer devant, et je me ferais plutôt éclater dans
la machine à laver ! Je coule, recoule, je fais du polo,
je bois la tasse, je prends des coups dans les lunettes, le nez
mais jamais je narrive à nager. Le plus drôle
sera la première bouée : je suis au milieu de la
masse qui est arrêtée : personne ne peut nager au
milieu de pieds, de corps, et tout le monde à la tête
relevée pour voir où il peut mettre ses mains !!!!
Cest lenfer !!!!
Finalement je sors en 39ème position incroyable !
Transition éclair avec David, et je cours le plus vite
possible avec le vélo, et grappille de précieuses
secondes je rejoins alors rapidement Fred Dorez qui regagne
un petit groupe où se trouve Fred Roujol. On constitue
alors un groupe de chasse dune dizaine dunités,
derrière le groupe de tête à 45.
David nest plus là. On roule et on ne se pose pas
de questions. A la faveur dune relance je misole dans
la roue dun coureur de Caen qui roule très fort sous
la pluie. On creuse un écart conséquent, mais il
fatigue vite même si on aperçoit enfin le groupe
de tête. Je le relais et dans le virage qui suit jentends
un « swiiiiiii et meeerrrrrde, BANG !! » . A peine
le temps de me retourner que je vois la tête du groupe des
Freds se vautrer sur mon compagnon déchappée.
Jangoisse à lidée que mes collègues
soient dans la chute, mais je me reconcentre pour recoller seul
au 1er groupe. Je roule fort et mon compteur affiche 50km/h. Cela
va très très vite pour moi et je me demande combien
de temps je vais tenir Mais je gagne du terrain sur le 1er
groupe et leuphorie de me voir en Eric Monnet, lespace
dun instant, me fais oublier la brûlure aux jambes
!!! Seulement le groupe des Freds se fait emmener par un certain
S.Becker particulièrement impressionnant en vélo
Je coupe mon effort voyant quil me reprendra avant datteindre
le 1er groupe. Lorsquil me passe, pas de Freds dans les
roues. Jai alors un gros coup de moins bien. Je panique
même. Je me voyais tellement bien en D1, que de passer à
côté de ça sur une chute, cest vraiment
trop con. Au demi-tour, on fait la jonction et lon constitue
alors un peloton de 30 cyclistes. Je mattarde sur les concurrents
que lon croise et je ne remarque que le coach, seul et trop
loin de nous. David encore plus loin, fait la gueule des très
mauvais jours. Pas de Fred Dorez. Jai les boules. 2000km
pour rien. Seul Robert me remonte le moral : il est tout le temps
dans les premières places du groupe, près bouffer
tout le monde Moi je reste derrière à subir
les accélérations tant bien que mal et à
éviter la deuxième chute de la journée !
Mais sur un sursaut dorgueil, je me dis au moment de lavant
dernier virage quil serait trop con de tout lâcher
!!! Et comme le rituel le veut, il est hors de question de rentrer
dans le parc derrière !!!! Et cest partie !!! Un
premier sprint, puis un deuxième et je reviensà
hauteur des premiers. Pied à terre, je me concentre sur
chaque geste que je vais effectuer dans le parc vélo,
chaussure droite, gauche, casque, et go !!! Entré 5 ou
6 je repars 2 derrière S.Poulet de Tri Sud 18. Je pars
vite comme sur la coupe oxygène !!! Je me pose aucune question
et jai vraiment la haine je me dis que chaque point
compte et que les points envolés dans la chute, il faut
aller les chercher !!! Premier kilo en 253 !!!
Je menflamme littéralement et S.Poulet ne tiendra
que 15m. Derrière, cela va vite et je ne les distancerai
jamais. Ils me laissent en point de mire mais je ne veux pas quils
reviennent et ils ne reviendront pas ! Ligne darrivée
franchie, je mécroule. Je suis vidé. Jai
gagné, je suis bien content pour léquipe et
jattends. Autun fait un sacré tire groupé,
laffaire est pliée pour eux. Robert arrive alors
et on attend. Personne. Pincement au cur lorsque le coach
arrive. Jespère que cela va suffir, au moins pour
les barrages. Peine perdu, on fait 5.
Dégoûté. On la voulait vraiment cette
D1, dès cette année. On avait le cur, les
jambes mais pas la chance. Ce nest que partie remise : lan
prochain on prend le titre !!!!"
Nico
23/08
Compte rendu d'Embrun:
1er arrivé :Fred Desprez: avec photos et tutti quanti voir
l'article. Et les autres, on dort ???
22/08
Avion ! pour le dauph.
En exclu le papier proposé au daup pour cette semaine (entre
deux étapes du FIT) "Nicolas Bolon vainqueur à
Avion : (21/08) Le sociétaire du Triathlon Group'Valentinois et
Rhodanien s'est offert la première victoire de sa jeune
carrière et qui plus est sur une épreuve de prestige
: le championnat de France des clubs de division 2 disputé
à Avion (Nord Pas de Calais) ce week-end (21/08). Solide
en natation dans une eau dépassant à peine les 18°,
concentré en vélo alors que les différentes
pelotons progressaient sous la pluie, l'espoir du Valence top
club a réglé ses concurrents un à un lors
de la partie pédestre, et certains possédaient une
belle carte de visite notamment Igor Sysoev l'ukrainien, René
Goehler l'international allemand ou encore l'espoir Boris Dessenoix
qui avait devancé Nicolas aux championnats de France. Gagner
à Avion pour Nicolas qui est pilote d'avion, l'image était
belle mais malheureusement la fête ne fut pas complète
dans les rangs du TGVR. En effet, l'épreuve permettait
à deux clubs d'accéder directement à l 'élite
national, pour y disputer le circuit des grands prix de Division
1 en 2006, en compagnie des grands clubs de l'hexagone tels Poissy,
Beauvais ou Sartouville ; les clubs classés 3° et 4°
devant eux disputer un barrage lors du grand prix de La Baule
fin septembre. Bien préparés durant l'été,
avec notamment une seconde place lors de l'épreuve à
étapes de la coupe Oxygène, le TGVR nourrissait
de grandes ambitions bien légitimes au départ. Si
le suisse Robert Mc Laren a fait la course qu'on attendait de
lui (19°), la chute de l'international junior et espoir du
Valence top club, Fred Dorez, lors de la partie vélo, sur
une chaussée détrempée par des conditions
météos dantesques, a fortement modifié la
donne. Même si Fred Dorez a terminé la course ( 72°),
c'est le coach Fred Roujol 46° qui a donc " classé
" l'équipe ..à la cinquième
place. David Hertig terminant à la 82° place .
Déception donc dans le clan valentinois, la saison 2005
de toute beauté jusqu'à présent, n'aura pas
connu une heureuse conclusion, à laquelle tous pouvaient
raisonnablement croire. Cependant le temps qui passe joue en faveur
de la jeunesse de cette équipe qui affrontera ces échéances
en 2006, nanties d'une expérience certaine et forte de
nouveaux progrès. C'est tout le mal qu'on leur souhaite.
22/08
Embrun : pour le dauphiné !
en exclu: ce que j'ai fait suivre au dauph pour parution prochaine
(si tout va bien ) "Embrun les Valentinois en force
! Alors que les meilleurs athlètes
spécialistes des courtes distances séjournent en
Rhône Alpes pour le France Iron Tour, les membres du TGVR
goûtent un repos bien mérité après
une nouvelle aventure à Embrun placée sous le signe
du nombre 13 . 13 n'est pas un nombre anodin,
mais pour cette nouvelle édition du mythique Embrunman,
il a plutôt porté bonheur aux membres du TGVR engagés
dans l'aventure. Ils étaient 13 au départ, prêts
à affronter les 3,8 km de natation, les 188 km de vélo
et le marathon offert en guise de dessert à ces concurrents
de l'impossible. Et tous ont réussi à boucler l'épreuve
dans les temps.
13 c'est également le numéro de dossard que l'organisation
a attribué à Eric Monnet, le leader valentinois,
ambitieux cette année pour sa 7° participation consécutive.
4° l'an passé avec un temps de 10h30, le sociétaire
du Valence top club n'aura pas réussi à accrocher
le podium dont il rêvait. Il termine à la 7°
place avec un temps de 10h34, 4 petites minutes perdues en course
à pied alors qu'il occupait encore la 5° place à
l'issue du vélo. Légèrement déçu,
Eric Monnet pourra se consoler au vu de sa préparation
largement perturbée par une forme de radiculalgie qui lui
a fait craindre un instant qu'il devrait renoncer. De plus, rares
sont les athlètes capables d'une telle régularité
au plus haut niveau. Ainsi en 7 participations Eric n'aura jamais
fait moins que 10° avec un temps record de 10h24. Prochain
rendez-vous pour l'infatigable triathlète : le demi-ironman
de Monaco qui offre des places qualificatives pour Hawaï
2006. Après il sera temps de penser aux championnats du
monde Ironman disputés début Octobre dans le pacifique
à Hawaï
13° c'est la place finale qu'a conquise Pascal Dumonceau.
10° l'an passé (avec un plateau un peu plus "
léger "), et pour sa quatrième participation,
il a amélioré une nouvelle fois son temps pour atteindre
le joli chrono de 10h49. Les années semblent ne pas avoir
de prise sur le Romanais qui rejoindra pourtant l'année
prochaine la catégorie des vétérans.
Le 13 n'a pas porté bonheur à Bernard Charrol. Le
bourcain rêvait de reproduire la course idéale de
2003 qui lui avait offert la 36° place en 11h09. En 12h14
Bernard a tenu à terminer l'épreuve, mais s'est
montré très déçu à l'arrivée.
Car depuis plusieurs années le TGVR connaît les joies
du podium par équipes, celui qui récompense le club
ayant réussi à placer 3 de ses athlètes dans
le haut du classement (par addition des places). 3° en 2002,
2° en 2003, 3° en 2004, les valentinois terminent cette
fois ci 4°. Une place conquise grâce aux performances
d'Eric Monnet et Pascal Dumonceau mentionnées précédemment,
mais aussi grâce à la 54° place de Philippe Agier
(11h55), par ailleurs second dans sa catégorie des vétérans-2.
Un autre vétéran, Philippe Rochedy, souvent victime
de maux de ventre en course à pied cette saison a brillamment
conclu son premier Embrunman en 12h19.
Et trois autres novices de l'épreuve ont plutôt bien
passé leur examen de passage : Fred Desprez prudent mais
comblé en 12h47, Florian Calais épatant et surprenant
en 12h50 et Patrick Estepa solide en 12h42 se sont presque tous
retrouvés en même temps sur la ligne d'arrivée
pour fêter cette première qui en appelle certainement
d'autres. Raphaël Lorrain, fidèle de l'épreuve
(4° participation) s'est joint à eux en 12h55. Sébastien
Roizot, victime de douleurs au dos en vélo aura terminé
au courage sa première aventure embrunaise en 13h48, et
va pouvoir maintenant se préparer activement à son
nouvel objectif : devenir père de famille (une naissance
attendue de façon imminente). Emmanuel Chabannes, le trésorier
du club, améliore une nouvelle fois son temps de référence
en 13h57, malgré une préparation intense mais un
peu courte et un emploi très prenant. L'ancien Rugbyman,
Jean Louis Brun démontre que la persévérance
et l'expérience paient, puisqu'il améliore de près
d'1h30 son chrono réalisé en 2004. Avec 14h33, il
atteint une marque qu'il juge maintenant difficilement améliorable,
mais nul doute qu'il tentera quand même le coup en 2006.
Nous avions dit 13 finishers ? Le 13° est donc François
Lafabrie finisher comblé en 15h06.
L'histoire d'amour du TGVR avec le célèbre triathlon
des Hautes Alpes a connu un nouvel épisode heureux cette
année, l'épreuve à peine terminée,
les récits des un et des autres commencent déjà
à faire naître des vocations parmi les autres triathlètes
Valentinois. Nul doute qu'ils seront encore très nombreux
l'an prochain à s'élancer dans les eaux du lac d'Embrun,
alors que le soleil n'est pas encore levé, pour une journée
pas comme les autres.
17/08
Embrunman
A peine la ligne est-elle franchie que " Jean Paul Olivier
" a dressé un petit comparatif des temps de chacun
par rapport aux années précédentes.
La progression de l'année est à mettre à
l'actif de Jean Louis Brun (1h23), devat Manu Chabannnes qui gagne
1h00. Pascal Dumonceau est super régulier et grapille chaque
année de précieuses minutes. Bernard Charrol n'a
pas retrouvé ses jambes de 2003, il perd 1h05 ( à
noter qu'avec une performance égale à 2003 il finissait
autour de la 22° place et le TGVR l'emportait par équipes
: je sais c'est que des chiffres !). Philip Agier échoue
dans sa conquête des 11h30 et perd du terrain sur 2004.
Raphaël Lorrain est très proche de son meilleur temps
de 2003, et le grupettto Desprez, Calais, Estepa, Lorrain pourra
chambrer à loisir Bernard Cini et Lilian Valette dans les
vestiaires de la piscine eux qui n'ont jamais pu passer sous les
13h00. Je fouille encore pour retrouver les stats qu'avait pondu
Eric sur les records de chacun à Embrun et je mets tout
ça à jour !!!
Classements:
Embrunman / Courte
distance
2005
2004
2003
2002
Monnet Eric
10h34
10h30
10h25
Dumonceau Pascal
10h49
10h56
10h54
11h20
Philip Agier
11h55
11h45
11h47
Charrol Bernard
12h14
11h09
Rochedy Philippe 12h19
Desprez Fred 12h47
Calais Florian
12h50
Estepa Patrick
12h52
Lorrain Raphaël
12h55
12h43
14h21
Cini Bernard
13h03
Valette Lilian
13h09
Roizot Sébastien
13h48
Chabannes Manu
13h57
15h35
14h58
Brun Jean Louis 14h33 15h56
14h33
15h56
Lafabrie François 15h06
05/08
le TGVR rend visite à la marquise (par JP BOUleaU)
3 TRIATHLETES ont couru ce DIMANCHE les 11 KM de la FOULEE de
la MARQUISE à GRIGNAN ( 15è édition ) 220
participants :
Jean-Pierre BOULEAU : 30è en 44' 25 , 3è V2.
Bruno DEBARD( blessé):33è en 44' 40
Aurélie PAUL( junior ) : 46è en 45' , 2è
féminine scratch .
et bientôt les 10km du Buis !
18/07
Thomas Micoud pour une première
! "Dijon....
Et la moutarde me monte au nez !
Départ de Lyon à 6h30. Arrivée au lac 8h45.
Retrait des dossards et le temps de croisé quelques têtes
connues, il est déjà 9h30, je dois me rendre au
parc pour le briefing et installé le vélo. Jy
retrouve les deux autres TGVRmens du jour : Florian Calais, alias
Le Local qui revient pour la 5ème fois, et
Bruno Debard. Pour nous deux, cest le premier MD. Lan
passé nous avions fait notre premier CD ensemble à
Bourg-en-Bresse. 9h45 les pieds dans leau... Au lac Kir
il vaut mieux nager que marcher, le fond est plutôt mouvant...
Leau annoncée à 23°C me paraît pas
si chaude que ça, tant mieux, le soleil déjà
au zénith nous prépare une journée caniculaire...
10h00 le départ est donnée. La natation se résume
à un aller-retour le long dune rangée doptimiste
posés au milieu du lac. Pratique, ils sont à ma
droite, je ne respire que de ce côté-là...
Laller se résume à une partie de rugby où
chacun essaye de trouver sa place... Dur dur mais ça ne
me dérange pas... Par contre on mavait dit : à
Dijon, prends les pieds cest tout droit... Désolé
mais moi je ne les voyais pas les pieds ! Et ma vue est très
bonne... Le retour est comme par miracle beaucoup plus tranquille.
Et pour la première fois depuis deux ans de triathlon,
je prends du plaisir à nager ! Je me surprends même
à nager en 4 temps ! Sur la fin je manquerai quand même
dun peu de biscotos... Sorti de leau en 45,
je rejoins Florian dans le parc à vélos. Une transition
un peu laborieuse et longuette (jai trop peur doublier
qqchose !), deux languettes de chaussures qui se rebiffent (ah
les Time !) et cest parti pour 20 km de plat pays.
Ce plat pays qui nest PAS le mien ! Non franchement, les
pistes cyclables nont jamais été mon truc,
et je dois y perdre au moins 40 places... Sans parler des guignols
qui prennent des relais... Enfin au 20ème km arrive une
première bosse. Je peux enfin mexprimer et les rouleurs
reprennent la place qui est la leur. A mi-bosse, alors quune
abeille vient de me piquer la fesse droite (vicieuse !), une fusée
TGVR me rattrape : lami Bruno a lair vraiment bien
! On reprend alors Florian moins à laise en bosse.
Bruno séchappe alors dans un train denfer et
Florian me distancera sérieusement à la faveur dun
parcours redevenu plus roulant. Arrivé dans la plaine,
les gruppettos se reforment ! Arghh !!! Je me fais passer par
trois Pieds Nickelés, stars du relais, qui sur le plat
se permettent même de sétirer et de ne pas
pédaler... Re-Arghh !!! Cest ainsi quau 50ème
km env. et dés le début de la seconde grosse bosse,
je fais leffort et reviens sur nos trois Pieds Nickelés
: Hé les gars, vous vous êtes plantés,
le tour de France cest dans les Pyrénées aujourdhui
!!. Sur le coup ça soulage ! Mais un peu plus loin,
je me rends compte quil aurait été mieux que
je fasse ma course... Et la bosse devient plus dure encore...
Ce nest que la vue du beau maillot de TGVR de Florain qui
me redonnera espoir. Mais la chaleur et mes petites jambes ne
me permettront jamais de le recoller. Je me rends compte alors
dans la descente et sur le retour que je nai pas assez de
km dans les jambes et surtout de sorties longues. Je nai
plus envie de relancer, mes trois pieds nickelés me reprennent
! Ah, ils ont trouvés un 4ème larron ! Et la portion
piste cyclable se fait sur le 39 à mouliner un maximum.
Autant faire une bonne course à pied !
Une transition, encore une fois pas top, et cest parti pour
20,5 km de càp. La chaleur est accablante et le goudron
joue le rôle du four !
2km et paf, les crampes destomac et le dos qui coince...
Je cours sur des oeufs et chaque changement de terrains amplifie
les douleurs. Un tour passe et grâce aux encouragements
des bénévoles, de Mme Calais, des Rillettes et de
Bruno (je nai jamais vu Florian en càp) je pars pour
le second tour avec beaucoup moins de douleurs abdominales. Je
nai quun seul objectif alors : terminer... Quand on
sait que le second (Gilles Reboul) est dores et déjà
arrivé et dit au micro quil a profité du paysage
!?!? Je passe aux 10 km en 50 : ah bein tes pas si
mal que ça ! me dis-je. Ca me redonne le moral et même
si à certains moments jai du mal à contrôler
mes émotions et que jai presque envie de chialer
en courant (sensation très bizarre !) je termine la càp
sur un bon rythme et mets un point dhonneur à me
détruire sur les 3 derniers km pour passer en dessous des
5h30... 5h27 au final. Bruno devant Florian mais jai pas
leurs temps.
Une heure pour me remettre daplomb, un bon massage, un bon
casse croûte et il faut rentrer sur Lyon. Là, ce
soir, avec les nombreux arrêts sur les aires dautoroutes,
je mettrai 3h00.
Hier à larrivée, je pensais pas refaire un
jour un B... Il faudrait que je mentraîne davantage
et déjà actuellement je trouve que jy passe
trop de temps. Aujourdhui, je vois ça un peu différemment...
A suivre...
Et pour faire comme aux Oscars : Merci à Sarah, merci à
Fred et merci au TGVR !"
Toma