LES RESULTATS de Sept Oct 2004...


HAWAII 2004 (par Eric Monnet)
" Me voici devant la feuille blanche….Avec beaucoup d'amertume, de tristesse et des questions plein la tête…
Pour la 2ème année consécutive, je décide de retourner à Kona, après une première expérience satisfaisante (66ème en 2003). Pourtant, après la saison 2003 et la participation à 3 ironman, j'avais dit ne plus recommencer ce qui représente, pour moi, quelque chose de trop lourd. Surtout, l'enchaînement Embrun-Hawaii n'est, sportivement parlant, pas logique : les 2 "épreuves sont trop proches dans le temps (2 mois), et, de plus, possèdent des spécificités complètement différentes. Il est, à mon sens, impossible d'être " au top " sur les 2. Il est indispensable de faire un choix. En 2004, j'avais prévu de tout axer sur Hawaii, et de ne pas participer à Embrun. Un certain nombre d'éléments m'ont fait prendre la décision contraire. Cela a marché à Embrun, mais je l'ai payé à Hawaii… J'ai rencontré les pires difficultés durant la préparation d'Hawaii : je pense que je l'ai abordé fatigué physiquement mais surtout psychologiquement…A tel point que j'ai traversé des périodes proches de " la déprime "… je me suis senti seul, avec des ressources physiques et psychologiques largement insuffisantes au regard de la tache à accomplir…. La semaine qui précède la course, je n'ai qu'une hâte : que la ligne soit franchie afin de souffler, enfin… Les sensations sont mauvaises et j'ai beaucoup de mal à effectuer une " préparation mentale " d'avant course… Pour la première fois de ma carrière en 14 ans, sur mon 10ème ironman, j'abandonne . Et ce, sur la plus grande épreuve du monde !!!! Je suis plus que déçu, je suis anéanti sportivement . On a pas le droit d'abandonner à Hawaii !!! Ne serait ce que par rapport aux milliers d'athlètes qui, chaque année, tentent, en vain, de se sélectionner. C'est dur, très dur pour moi à accepter. J'espère que le temps m'aidera à retrouver la motivation…. A l'heure actuelle, j'ai du mal à comprendre ce qu'il m'est vraiment arrivé…..

RECIT DE LA COURSE : Le départ de la course est donné à 7h pour les 1800 athlètes présents (dont 140 professionnels). La start-list est , une nouvelle fois, ahurissante. Il n'y a pas de doute, c'est la course au monde qui rassemble, et de très loin, le plus de professionnels . On dit ici, qu'il faut multiplier la place que l'on réalise sur des courses comme Nice ou Embrun par 10 !!! L'eau est à 27°, mais une houle ainsi que des courants rendent la partie natation très difficile. Les temps s'en ressentent : les premiers sortent en plus de 50' (pour 46' l'an dernier). Je réalise une bonne natation en 1h tout juste, en sortant en 230ème position. Le vélo….
La partie vélo, comme d'habitude est surprenante de par la densité et le niveau global. Je reprends néanmoins pas mal de places. Mais je n'arrive pas à rester concentré. Malgré les règles anti-drafting très strictes, et la sévérité des " marshals ", je suis agacé pas l'attitude de certains qui transgressent allégrement le règlement. Je perds mon énergie à pester après les quelques tricheurs qui me doublent cachés dans les roues… Je me retourne souvent, voyant que, malgré mes efforts, je ne lâche pas les concurrents massés en grappe… Le vent est fort cette année, et il est défavorable presque sur tout le parcours (et oui, c'est très particulier Hawaii). Psychologiquement, je suis désormais persuadé que c'est la course la plus dure au monde, plus difficile qu'Embrun. Le parcours vélo est constitué d'un aller retour sur 90 km, avec de longues lignes droites balayées par un fort vent de travers , ou de face, et presque jamais dans le dos cette année. Les faux plats interminables rendent cette épreuve extrêmement dur moralement. Or, je pense être arrivé sur l'épreuve plus qu'émoussé, avec une " fatigue mentale "importante…. Je n'ai pas réussi à m'adapter aux conditions de course et les éléments naturels ont pris le dessus sur moi. J'ai commencé à pester contre le vent qui m'obligeait à passer le petit plateau, ce vent qui me faisait zigzaguer et m' obligeait à quitter la position triathlon au risque de tomber. Je me suis énervé presque à chaque rafale qui m'envoyait balader…. Puis le doute s'est installé : peut-être suis-je fatigué, peut-être le physique n'est pas à la hauteur ? J'ai repensé aux moments difficiles de la préparation, puis des tas de pensées m'ont assaillies. Le physique a suivi le mouvement. A partir du 80ème kilomètre, soit peu avant le demi tour, dans la portion du parcours la plus dure, les forces commencent à m'abandonner. J'utilise des braquets de plus en plus petits, jusqu'à passer le 44*18 !!! Je commence à me faire doubler par les athlètes. Plus les kilomètres défilent, plus le nombre d'athlètes qui me doublent est important. A Hawaii, c'est une file discontinue d'athlètes, et ce, de la première à la dernière place…. Après le demi-tour (je passe en 115ème position), un long faux plat montant de 15/20 km avec vent ¾ dos permet (normalement) d'aller très vite. Mais je ne parviens pas à emmener le 53*12 (là ou des athlètes comme Rovera mouline leur 54*11). Tout le monde me double…Les premières pensées d'abandonner surviennent alors. Je ne me sens plus dans la course. Je suis désemparé. Il me faudrait à cet instant quelqu'un pour me botter le c.. Je cherche des ressources mentales et physiques, mais je ne rencontre que le vent fort, la chaleur, et les concurrents qui me doublent. Même en me forçant, la " machine " ne répond plus. Quelque chose s'est brisé. C'est la détresse totale. Je ne me sens plus moi même. Je me fais doubler par Antony Philippe, de Beaune (qui terminera 78ème) vers le 110ème km qui me dit " allez, continue, c'est encore bon ", mais je n'y crois plus, mon choix est pratiquement établi.
L'abandon… Je roule désormais sur la bande de droite, derrière la ligne blanche, en petit plateau, résigné, et pas tout à fait conscient des conséquences de la décision que je suis en train de prendre. Je roule au ralenti, et chaque fois qu'un français me double, il me demande ce qu'il se passe et m'encourage à continuer. Mais je deviens imperméable à toute parole extérieure. Il n'y a que les pensées négatives que je rumine sans cesse qui m'accaparent : Hawaii 2004, c'est fini, ce ne restera qu'un foutu mauvais souvenir. Celui d'un échec cuisant, un abandon désormais certain, le premier en 14 ans de triathlon, sur ce mythique triathlon. Les camarades avec qui j'ai partagé l'appartement ne sont pas au mieux et me doublent aussi : Didier Gallet de Dijon, ainsi que plus tard Eric Millard de Beaune. Ce dernier me dit, " allez fini avec moi, on fini comme on peut " mais j'ai déjà prévu de ne pas partir sur la course à pied. Je suis tellement anéanti que je vois mal comment je pourrais faire un marathon, sous une chaleur incroyable, et ce, pour finir 300ème .
Le bilan, à chaud… Avec le (léger) recul, je me dis que j'aurai peut-être dû finir, au moins pour " honorer " la sélection, mais aussi par respect pour l'épreuve, pour les personnes qui m'ont fait confiance et…pour moi même. J'aurai peut être souffert, j'aurai certainement eu mal aux jambes pendant une semaine, mais là, je risque d'avoir mal à la tête pendant des mois !!!! Je termine donc mon Hawaii 2004 assis au bord de la route, isolé, loin de la foule, à regarder les athlètes passer sur la marathon, 3 heures durant. Au vu des nombreuses défaillances et abandons, cela me donne encore plus de regrets. Je pense qu'en réalisant une course correcte, il y avait des places à prendre cette année, et que j'aurais pu rentrer dans les 40 premiers. Le soir, j'ai l'impression que tout ce qui vient d'arriver n'est pas réel. Comment un tel scénario a t-il été possible ??? Moi qui dit toujours aux athlètes de ne pas lâcher prise, de ne pas faire le bilan pendant la course, de ne pas abandonner, je l'ai fait …. Moi qui pensais que le mental était l'un de mes points forts, voilà que ce dernier me trahit et m'apporte le plus gros échec sportif que j'ai connu…. Désormais, il faut que je récupère tant physiquement que psychologiquement, tenter d'analyser pourquoi cela est arrivé, et quels enseignements il est possible d'en tirer. Tout échec est certainement très constructif…
Remerciements…. Je remercie en tout cas mes sponsors, l'Office des Sports Valentinois, les magasins Intersport, les laboratoires P.Reynier, le Crédit Lyonnais, les cycles Olivier Delemps ainsi que Cervélo. Je remercie aussi toutes les personnes qui m'ont accordé encouragements et confiance… . Et je regrette fortement de ne pas avoir été à la hauteur du soutien qui m'a été accordé….

QUELQUES IMPRESSIONS (PERSONNELLES) CONCERNANT LE TRIATHLON D'HAWAII :
Hawaii est un archipel des états unis perdu au milieu de l'océan pacifique, à plus de 6000 km des premières terres. Il est constitué de 5 îles dont la plus importante en superficie est celle de Maui (celle ou se déroule le triathlon). Il s'agit d'une île volcanique, résultat des coulées de lave de 2 des principaux volcans situé à plus de 4000 m d'altitude (le Mauna Kéa et le Mauna Laua).Le plus célèbre triathlon du monde, championnat du monde officiel de la distance Ironman, réunissait pour la 26ème année consécutive, plus de 1800 athlètes venus de toutes les nations.La délégation française fut la plus forte jamais connue avec 60 athlètes dont 10 professionnels.La semaine précédent l'épreuve, tout est fait pour le triathlète : entraînements officiel dans les 3 disciplines, avec ravitaillements à volonté, stands d'exposition pour les sponsors, stands mécaniques pour le vélo, boutiques regorgeant d'articles à l'effigie de l'épreuve. Le coté très américain de l'organisation, le " business " réalisé autour de la course peut surprendre, voire déranger.Mais il s'agit là du rendez-vous mondial de la discipline, la fête est omniprésente, et cela ne sert à rien de vouloir la gâcher.Le défilé des nations est un moment sympa dans les rues de Kona. Mais la France à toujours du boulot avant d'arriver à la cohésion des australiens par exemple, venus en nombre, avec drapeaux et tee-shirt aux couleurs de leur pays. A quand une réelle participation des athlètes français ????
La carbo-party réuni un nombre impressionnant des personnes, c'est un moment très convivial, sauf peut être pour les accompagnateurs, à qui l'on demande de " s'alléger " de quelques 42 dollars pour manger de pâtes …L'organisation dans son ensemble est, en revanche, à la hauteur de l'événement et de la participation financière demandée à chaque athlète (inscription de 459 dollars à l'épreuve, auxquels il convient de rajouter les 300 euros pour l'épreuve de sélection, passage obligé pour participer au mythe).Près de 5000 bénévoles (soit près de 3 par athlètes) sont aux petits soins pour nous. Toujours disponibles, souriants, avec des paroles d'encouragements, et, de plus, compétents dans la tâche très précise qui leur a été accordée. Aucune critique n'est à fournir du point de vue organisationnel.Le nombreux public est lui aussi à hauteur de l'événement. Certains viennent spécialement du continent américain pour voir ceux qu'ils surnomment souvent les " héros ". Chaque athlète qui franchi la ligne est un ironman, et cela est considéré comme un authentique exploit. Les autochtones, le lendemain de la course, vous demandent " have you race ? Are you an ironman ? " et vous félicitent très chaleureusement….
Descriptif natation : Le parcours natation se déroule dans la baie de Kona, dans les eaux turquoises du pacifique chauffées à une agréable température de 27 ° C !! Les 4 km se déroulent en rectangle, et sont rendus difficiles par la houle ainsi que des courants assez importants.Le parc à vélo est immense, et structuré de façon très stricte. Tout y est calculé pour rendre aux athlètes ainsi qu'aux spectateurs, les transitions limpides.
Descriptif vélo : Le parcours vélo se déroule grossièrement sur un aller retour jusqu'à l'extrème nord de l'île, au niveau de la petite ville d'Hawi. Ce parcours est composé d'une très large route quasi rectiligne, avec un revêtement parfaitement lisse. L'asphalte suit la physionomie des champs de lave : autrement dit c'est une succession de faux plats montants et descendants avec des déclivités plus ou moins prononcées. Cela en fait un parcours extrêmement éprouvant physiquement (on ne freine jamais, et on est toujours " en prise " sur les pédales, aucun relâchement n'est permis, et il faut toujours emmener de gros développements). La présence d'un vent fort, changeant fréquemment de direction, oblige à maintenir durant de longues heures, une position aérodynamique. La chaleur est omniprésente, avec un soleil qui brûlant, la lave de couleur noire qui emmagasine la chaleur et la restitue de manière très intense. Le degré d'hygrométrie est très élevé . Les champs de lave traversés font penser à un paysage " lunaire ".Bref, le parcours vélo est unique, c'est une " aventure intérieure " intense, longue et difficile.
Descriptif course à pied. La course à pied se déroule sur 2 parties en aller-retour, une première le long de l'océan, une autre qui part " dans le désert ", avec un demi tour au lieu mythique " d'Energy lab ", réserve naturelle protégée, sorte de bout du monde perdu dans les champs de lave . La chaleur est étouffante, notamment puisque l'on court aux heures les plus chaudes de la journée, sur un bitume surchauffé qui renvoie la chaleur. Le parcours est, lui aussi, très vallonné. Les ravitaillements y sont, heureusement, extrêmement fréquents et bien fournis. Hawaii, le mythe…. Hawaii est donc une course à part, comparable à aucune autre. C'est un compétition sans pitié, qui ne laissent pas la place aux éventuelles faiblesses. Les parcours, les distances, les conditions climatiques, l'enjeu, le niveau global, la densité, en font une course intraitable, mais qui sait récompenser en émotion les athlètes qui franchissent la ligne…. Un lieu mythique où l'on rencontre des légendes vivantes telles Mark Allen, Dave Scott, Scott Molina, Paula Newby Fraser mais aussi les stars mondiales actuelles : Tim Deboom, Peter Reid, Hellriegel, Zach, Lessing, Badmann, Craft et tant d'autres…Des champions que l'on peut étonnement aborder facilement. Une ambiance, une ferveur, une démesure typiquement américaine qui donne des frissons. Il n'y a pas de doute, il s'agit bien là du berceau de notre discipline.
Une expérience unique à vivre….


03/10 La Ciotat: Jean Claude et Arnaud nous racontent leur course:
Arnaud:pour vous donner envie d'y participer en 2005…
La Ciotat, c'était déjà le 3/10/04 , mais les charges de travail et les bugs viro-crobiques et mi-crobiques des bécanes aidant, le compte rendu s'annonce pas trop frais .Pas trop frais d'ailleurs c'ést la condition météo du jour = soleil levant orangé, quelques nuages violets s'étirant à l'horizon, pas un souffle de vent, une eau plate à 22°, et des cris de mouettes rieuses . Ca donne plutôt envie de farnienter , ce que font des baigneurs ciotadais matutinaux , la serviette de bain sous le bras et le regard étonné de ce remue ménage inhabituel autour de leur plage .
Le départ est à 9H. et si certains sont partis de Valence à 5 H du matin, Fred Roujol et moi- même conduits par Bernard Charolles, chauffeur et fan club de luxe, d'autres avaient squatté les lieux la veille et retiré les dossards - merci Philippe Rochedy .La Ciotat, c'est d'abord 2 500 m dans la mer bien salée, claire, avec petits poissons et algues et sable, le grand plaisir quoi. Les grues géantes du port servent d'amer dans la 1ère grande ligne droite ( 1000 m ) et le môle de la plage et sa bouée jaune servent de 2è repère dans le retour, quoique le soleil dans les yeux incite plutôt à suivre le paquet dans ce parcours grossièrement rectangualire .
Paf ! c'est parti pour les 300 concurents, avec une première ( et seule ) empoignade à la 1 ère bouée à virer à droite, 300 m après la plage, pour la masse , car les poissons pilotes sont déjà loin devant .
A ce jeu G. Domingo d'Aix sort 1er en 28'10 ( 22' au sortir de l'eau selon les officieux ?), ayant fait un trou de 1'30 devant E.Spoiden T. Zieger et H.Faure tous 3 d'Aix aussi et Fred Roujol. (29'24, 5è temps ).
Philippe Rochedy sort en 35' (53è) Philippe Bryczman en 36'23 (73è) Catherine Ribeyre en 39'30 (119è et 9è tps féminin), Arnaud en 42'26 ( 170è … et 39' à ma montre au sortir de l'eau, ouaich ! ) Jean Claude Aimé en 44'27 (207è) Mickaël Dufaud en 51'22 (250è) Mickaël Salles en 52'12 (255) et Jean François Ribeyre en 54'17 ( 258)
Ah la transition toujours chaude = dire que ça a pris des millions d'années à l'être vivant pour passer de l'eau à la terre, et nous en qqs minutes, faut se débarasser de la combi dans un jeu de contortionniste - équilibriste, en se pressant, ,putaing c'te jambe qui reste coincée, aïe la crampe qui menace, et c'est pas vrai ce sable que j'embarque dans les chaussures , et le N° de dossard, oui oui M'sieur l'arbitre derrière le N°…

Bon, La Ciotat c'est aussi ses 80 km de vélo dans les pinèdes, les garrigues d'un petit parc local sur un plateau que l'on atteint après une montée de 10 km en grands lacets vers Ceyreste et Caunet. Ca sent bon le pin et la sariette et ça te rendrait bucolique …
La montée te cueille quand même à froid, mais ensuite ce sont de longs faux plats montant et descendant agréables . On dépasse le circuit auto du Castellet Paul Boisson-anisée -bien- connue, avant de longer une petite vallée ombragée et de faire une grande boucle de 10 km autour de Méounes , escaladant ce village et ses contreforts carrossés par petit rapièçages peu roulants . Philppe R. y fait une chute sans gravité .
Je croise hervé Faure dans son retour juste avant cette boucle , et ses poursuivants immédiats, Spoiden et Zieger, ayant repris donc Domingo , ce qui veut dire qu'il roule fort en vélo et qu'il est en forme 8 jours après sa 6è place à Nice .Nous mêmes dans ce retour croisons la queue du peloton ( ouf pas dernier …) et commencons à sentir un vent contraire qui s'est levé. J'essaye d'emmener du braquet , mais n'ai pas assez de puissance et je me fais doubler entre autre par Jean Claude Aimé dans le dernier tiers.. Encore une bosse raide avant de plonger vers la plage . Ca commence à sentir les merguez-frites, les crèmes à bronzir et les parasols familiaux.. Le concurrents du Tri Découverte en finissent avec la course à pied.
Hervé Faure arrive en tête ( 2H09'54 )avec une avance de près de 4 mn environ sur ses 2 poursuivants
Philippe R. s'en tire aussi très bien , puisque sorti en 53è position de l'eau , il se rapproche du top 20 ( 2H17'31 et 19è temps Vélo ). Fred " gère " selon ses termes son vélo pour conserver le maximum du bénéfice de sa natation (2H29'57, 97è ), et derrière les fortunes des TGVR sont diverses.
Philppe B. fait le forcing en 2H26'29 (75è), Jean-Claude A. en 2H38'35 ( 162è) me précède ( 2H42'29, 200è ). Mickaël D remonte, remonte en 2H31'48 (113è).Mickaël S. en 2H45'28 ( 208è), Catherine R. est en 2h57'16 (242è) et Jean-François R ferme la marche du club en 3H06'50 ( 253è )

La Ciotat c'est aussi la petite station balnéaire, ses petites plages et criques que l'on contourne, ses palmiers, ses naïades , euh , bon , là je m'égare un peu mais ça aide à courir , d'autant qu'il y a des bosses à grimper des aller-retours à négocier et de la chaleur à hydrater.On te crie eau ! eau ! gambetta !gambetta ! Quèz'aco gambetta ! au début tu crois que c'est un encouragement local. Mais non c'est une boisson sucrée locale , sorte de coca ciotadais . Gloups ! pas le moment d'essayer !
Je revois à nouveau Hervé Faure dans sa dernière boucle courant en 1H18' et terminant 1er en 3H57'46 ( record de l'épreuve) alors que Beuzéboc 2è en 4H ( CAP en 1H14'39 ) et Urban 3è en 4H00 '59 ( 1H15'34 en CAP) ont fait un forcing en CAP et ont mangé Spoiden et Zieger .Urban doit partir pour Hawaï et s'est fait un gros entraînement avnt LA THE RACE
Les TGVR résistent aux chants des sirènes et courent pas mal non plus=
Philippe R. en 1H29'40 (42è) et termine 25è en 4h22'19 ( 4è V1)
Fred en 1H30'04 (46è) et termine 41è en 4h29'50 ( 11è S2)
Philippe B. en 1h44'29 (149è) et termine 99è en 4h47'21 (25è S4)
Jean Claude A. en 1h45'13 (156è) et termine 164è en 5H08'16 (13èV2
Arnaud en 1h43'33 (143è) n'a pu rattraper JC en CAP et termine en 5H08'57 (5èV4)
Mickaël D. en 1H50'35 (182è) et finit 180è en 5H13'44 (44èS3)
Mickaël S. en 1H40'07 (121è) et finit 191è en 5H17'47 (27èS2)
Catherine R. en 2H08'33 (237è) et finit 230è , 18è femme / 21 et 1è et seule V4 en 5H45'18
Jean François R.en 2H17'47 (247è) et finit 247è en 6H18'55 (8è V4)

Un Tee-shirt " je l'ai fini " à l'arrivée, un bon ravito et la mer qu'on voit danser dans le vent pour se re-baigner , et même ds douches de plage pour se rincer, que demander de mieux pour ce petit monde triathlètique ?
Il paraît que l'on a eu de la chance pour cette 8è édition, en 2003 il faisait vent -gris fraîche avec départ à 8 H ….
Je pense que le parcours vélo convient aux bons rouleurs qui peuvent mettre la grosse plaque, mais qu'il faut en garder sous la semelle pour la CAP car elle est difficile. Qu'en pensent ceux-celle qui l'ont fait ?
Personnellement j'ai fait une natation très agréable, n'ai pas vu le temps passer , pas fatigué ( j'aurais pu forcer ?….), et donc je suis parti sans doute un peu vite dans la montée sur Caunet. Comme je n'ai pas assez de vélo dans les jambes j'ai dû gérer la fin de vélo en moulinant bcp et sans puissance .En Cap après les traditionnels 2 à 3 premiers km de transition avec jambes dures et foulée lourde, j'ai retrouvé ensuite de bonnes sensations .
Si la météto est bonne la famille peut descendre pour profiter des plages et de la mer
Avis aux amateurs de fin de saison et de plages réunis…
Bientôt les premières neiges , on se fait un gros classement club à la Foulée Blanche ? ( 3è WE de Janvier ! )

Jean Claude: "Temps superbe,mer à 22°,pas de houle,vent nul au départ, celui ci s'est levé plus tard,on l'avait de face sur le retour du vélo mais heureusement celui ci était faible.
En natation j'avais de bonnes sensations de glisse et celle ci s'est pas trop mal passée, ( à part le probléme "de la bouée rouge" qu'une mauvaise information dite au briffing sur la plage nous indiqués de prendre chaque bouée jaune sur la droite et ne parlé nullement de la rouge, alors qu'il fallait effectivement la contournée,j'ai dus faire un léger détour pour revenir sur celle ci.) j'ai posé les pieds sur la plage au alentour des 41mn.
A la sortie du parc j'étais dans les 44mn et des poussiéres,il est vrai que j'ai pris mon temps pour me changer.
Au niveau vélo je suis partie avec une certaine appréhension car aprés ma chute au duathlon de grenoble et ma crevaison à Cublize,le dicton "jamais deux sans trois" allait t'il se réaliser !!!!!!!!!!!!!!!!!!!. Ouf rien ne sait produit.
mon parcours vélo dans son ensemble c'est bien passé, surtout les 65 premiers Kms ou je me sentais bien,c'est aprés que j'ai commencé à accusé le coup d'avoir peut être trop tiré du gros braquet et surtout de mettre mal alimenté durant le parcours.C'est un probléme que je n'arrive pas trop à gérer pour l'instant car je n'y pense pas pendant la course.
Ce n'est que mon deuxiéme B et je n'ai pas encore trouvé les automatismes à prendre sur le long.
Heureusement la fin du parcours était en grande partie de la descente.
( temps relevé sur mon compteur 2h37mn44s ce qui donné une moyenne de 30km/h pour environ 80kms).
Quand à la course à pied,au premier tour les sensations n'étaient pas superbes mais j'avançais à une vitesse correcte et je doublais des concurrents, c'est à partir du deuxiéme tour que j'ai senti de plus en plus que les muscles de mes jambes se durcissait, on aurait dit que celles ci étaient de bois, à partir de ce moment j'ai commencé a peiné dans les bosses et méme j'ai marché dans certaines,les derniers kms étaient interminables les concurrents que j'avais doublé me redoublaient et je voyais ARNAUD qui revenait sur moi au fil des kms sans que je puisse faire quelques choses car je n'avais plus de jus. A l'arrivée l'écart était minimum entre nous.
( temps à l'arrivée en course à pieds 1h45 alors que c'est dans cette discipline que je me sentais le mieux actuellement à l'entrainement , j'ai donc bouclé ce tri en 5h 08mn16s avec les changements, alors quand moi méme je pensai descendre en dessous des 5h,l'année prochaine peut être?..... )."

Jean Claude

03/10 Coupe de France des clubs à Vendôme. (par Philippe Romain)
Super souvenir que cette coupe de France, cela valait le coup de se taper 1 300 kms A/R en voiture, une petite nuit courte à Blois le vendredi soir, p'tit déj à l'hôtel avec l'équipe sénior , à côté des équipes de Bourg en Bresse , l'équipe sénior nous demande des nouvelles de Manu et Toma, ( sympa , un peu gênés .....) , puis direction Vendôme, 30 kms.

Vite on récupère les dossards , départ de l'équipe vétérans à 12h26, normalement on a 45' de 11h30 à 12h30 pour reconnaitre le parcours vélo ( boucle de 10 km ) et se mettre en place dans le parc , mais le duathlon se treminant un peu tard, on nous donne juste l'autorisation de reconnaitre les 3-4 premiers kil avec la bosse ( annoncée à 16 % , mais c'était plutôt 6-8 sur 400-500 m , c'est que là-bas c'est plutot plat de chez plat , pas de limouches ou de Tourniol à moins de ...pffff ...oulala !! )
Mais la reco tourne court pour Lolo Jaja qui a une cale cassée , donc retour illico pour trouver une cale , finalement Philippe Brissaud lui passe une cale de sa chaussure , mais il ne faudra pas oublier de lui rendre dés la fin du vélo car les seniors partent dés la fin de la course des vétérans à 15h24 !!!

Vite retour au parc , on commence par se gourrer de place , on prend celle des seniors de l'apres - midi , à 10-15 ' du départ on change de place , qu'il est long ce parc , au moins 200 m , vite on arrive vers le sas de départ , hop on nous appelle , pas d'échauffement et hop départ plongé , oups , qu'elle est froide !! , bon au bout de 200 m on s'y fait et s'est parti pour une course de folie à l'issue de laquelle nous finissons 5e , 10é tps natation , 3é tps vélo et 9é tps càp ( pas mal pour une équipe pas évidente à former 10 jours avant ) mais quelle satisfaction à l'arrivée ! et surtout belle ambiance avec l'équipe sénior qui nous a encouragé pour notre course et nous avons fait de même pour la leur.Puis nous avons pu voir la course des élites et là , chapeau , déjà les
seniors du TGVR , c'est une autre planète mais là ....!!!! Superbe et beau spectacle tout au long de cette journée où les départs se sont succédés de 9 h à 18 h .

19h30 : départ pour Valence , pose dîner sur l'autoroute vers Vierzon avec l'équipe sénior , dernieres rigolades et hop plus que 4h de route !!! Merci à toute l'équipe vétéran qui a fait preuve d'un bel esprit sportif et d'une bonne motivation ( des vrais juniors....) tout au long des 3 épreuves par équipe , merci à l'équipe sénior pour leurs encouragements et leur aide technique, merci aux coachs pour leurs conseils et la préparation .

A bientôt

Le vieux de l'équipe des vioc's de choc.

Résultats de Vendome: http://vendometri.free.fr/

07/09 St Remy le TGVR l'emporte (par P.Dumonceau-qu'a-des-chaussures-blanches)
"Nous étions que 3 (éric M.,Olivier C. et moi même) sur cette course,c'est dommage car c'est vraiment une très belle course avec de jolis parcours.Les organisateurs sont proches des athlètes et l'organisation est parfaite.
Tout était réuni pour une super course,il faisait chaud(env. 30°) et beau.Olivier était inquiet à cause de la chaleur.
Il y avait un gros plateau (Reboul,Rovéra,bringer,Bastie,et Millard) et un peu plus de concurrents que l'an dernier(106),allez encore un petit effort ils vont y arriver.
Natation : Olivier sort le premier avec les premiers, suivi de moi même à 2' ,éric suit 30 sec derrière.
Vélo :Je suis surpris que éric ne revienne pas de suite,je me dis qu'il est peut être pas au mieux,je décide de commencer fort et de ne pas lacher " bringer ".Au 20 ème km nous revenons déjà sur Olivier.Je pensais le rattraper plus tard,il s'accroche mais ne tient pas ; et puis d'ailleurs moi aussi je ne tiens plus " bringer " vers le 40 ème. Je suis à ce moment 5 ème,toujours pas de éric.
Je pose le vélo 5ème ,suivi de "éric millard " à 1 mn, puis olivier qui fait un très bon vélo,éric derriere qui lui ne fait pas un bon vélo. Il n'a pas pu rouler comme il faut car il n'a pas du tout en main son nouveau CERVELO pour HAWAI. Il n'a presque pas rouler avec, évidemment çà change toute la position et ce n'est pas en quelques sorties courtes que l'on dompte une pareille machine.
CAP : Tout le monde garde sa place sauf le surprenant "bringer " qui reprend " Bastie " et Olivier qui craque en course à pied et laisse sa place à éric qui lui, fait une super course à pied.
Nous prenons la première place par équipe,nous sommes contents de notre journée (olivier peut etre un chouilla déçu mais alors un chouilla)
Avec le déplacement ça fait une grosse journée( 2 heures de route tout juste de porte à porte)
Ma côte fissurée a tenu,juste un petit point de côté lors de la course à pied mais ceci ne m'a pas gêné donc tout rentre dans l'ordre.
Et toujours aussi content d'être membre du TGVR et de mes partenaires.
LES RESULTATS PEUVENT ETRE CONSULTE A PARTIR DE LUNDI SUR LE SITE DE CLERMONT

06/09
Claire 3° à Vouglans:
Jolie course de Claire Catil derrière les
deux dijonnaises Roz et Ferrer membres de l'équipe de France LD. Quelques autres TGVR avaient fait le déplacement: Y'en a un qui prend la plume ?


retour à l'accueil retour à l'accueil