HAWAII
2004 (par Eric Monnet)
" Me voici devant la feuille blanche….Avec beaucoup d'amertume,
de tristesse et des questions plein la tête…
Pour la 2ème année consécutive, je décide de retourner à Kona,
après une première expérience satisfaisante (66ème en 2003). Pourtant,
après la saison 2003 et la participation à 3 ironman, j'avais
dit ne plus recommencer ce qui représente, pour moi, quelque chose
de trop lourd. Surtout, l'enchaînement Embrun-Hawaii n'est, sportivement
parlant, pas logique : les 2 "épreuves sont trop proches dans
le temps (2 mois), et, de plus, possèdent des spécificités complètement
différentes. Il est, à mon sens, impossible d'être " au top "
sur les 2. Il est indispensable de faire un choix. En 2004, j'avais
prévu de tout axer sur Hawaii, et de ne pas participer à Embrun.
Un certain nombre d'éléments m'ont fait prendre la décision contraire.
Cela a marché à Embrun, mais je l'ai payé à Hawaii… J'ai rencontré
les pires difficultés durant la préparation d'Hawaii : je pense
que je l'ai abordé fatigué physiquement mais surtout psychologiquement…A
tel point que j'ai traversé des périodes proches de " la déprime
"… je me suis senti seul, avec des ressources physiques et psychologiques
largement insuffisantes au regard de la tache à accomplir…. La
semaine qui précède la course, je n'ai qu'une hâte : que la ligne
soit franchie afin de souffler, enfin… Les sensations sont mauvaises
et j'ai beaucoup de mal à effectuer une " préparation mentale
" d'avant course… Pour la première fois de ma carrière en 14 ans,
sur mon 10ème ironman, j'abandonne . Et ce, sur la plus grande
épreuve du monde !!!! Je suis plus que déçu, je suis anéanti sportivement
. On a pas le droit d'abandonner à Hawaii !!! Ne serait ce que
par rapport aux milliers d'athlètes qui, chaque année, tentent,
en vain, de se sélectionner. C'est dur, très dur pour moi à accepter.
J'espère que le temps m'aidera à retrouver la motivation…. A l'heure
actuelle, j'ai du mal à comprendre ce qu'il m'est vraiment arrivé…..
RECIT DE LA COURSE : Le départ de la
course est donné à 7h pour les 1800 athlètes présents (dont 140
professionnels). La start-list est , une nouvelle fois, ahurissante.
Il n'y a pas de doute, c'est la course au monde qui rassemble,
et de très loin, le plus de professionnels . On dit ici, qu'il
faut multiplier la place que l'on réalise sur des courses comme
Nice ou Embrun par 10 !!! L'eau est à 27°, mais une houle ainsi
que des courants rendent la partie natation très difficile. Les
temps s'en ressentent : les premiers sortent en plus de 50' (pour
46' l'an dernier). Je réalise une bonne natation en 1h tout juste,
en sortant en 230ème position. Le vélo…. La partie vélo, comme d'habitude est
surprenante de par la densité et le niveau global. Je reprends
néanmoins pas mal de places. Mais je n'arrive pas à rester concentré.
Malgré les règles anti-drafting très strictes, et la sévérité
des " marshals ", je suis agacé pas l'attitude de certains qui
transgressent allégrement le règlement. Je perds mon énergie à
pester après les quelques tricheurs qui me doublent cachés dans
les roues… Je me retourne souvent, voyant que, malgré mes efforts,
je ne lâche pas les concurrents massés en grappe… Le vent est
fort cette année, et il est défavorable presque sur tout le parcours
(et oui, c'est très particulier Hawaii). Psychologiquement, je
suis désormais persuadé que c'est la course la plus dure au monde,
plus difficile qu'Embrun. Le parcours vélo est constitué d'un
aller retour sur 90 km, avec de longues lignes droites balayées
par un fort vent de travers , ou de face, et presque jamais dans
le dos cette année. Les faux plats interminables rendent cette
épreuve extrêmement dur moralement. Or, je pense être arrivé sur
l'épreuve plus qu'émoussé, avec une " fatigue mentale "importante….
Je n'ai pas réussi à m'adapter aux conditions de course et les
éléments naturels ont pris le dessus sur moi. J'ai commencé à
pester contre le vent qui m'obligeait à passer le petit plateau,
ce vent qui me faisait zigzaguer et m' obligeait à quitter la
position triathlon au risque de tomber. Je me suis énervé presque
à chaque rafale qui m'envoyait balader…. Puis le doute s'est installé
: peut-être suis-je fatigué, peut-être le physique n'est pas à
la hauteur ? J'ai repensé aux moments difficiles de la préparation,
puis des tas de pensées m'ont assaillies. Le physique a suivi
le mouvement. A partir du 80ème kilomètre, soit peu avant le demi
tour, dans la portion du parcours la plus dure, les forces commencent
à m'abandonner. J'utilise des braquets de plus en plus petits,
jusqu'à passer le 44*18 !!! Je commence à me faire doubler par
les athlètes. Plus les kilomètres défilent, plus le nombre d'athlètes
qui me doublent est important. A Hawaii, c'est une file discontinue
d'athlètes, et ce, de la première à la dernière place…. Après
le demi-tour (je passe en 115ème position), un long faux plat
montant de 15/20 km avec vent ¾ dos permet (normalement) d'aller
très vite. Mais je ne parviens pas à emmener le 53*12 (là ou des
athlètes comme Rovera mouline leur 54*11). Tout le monde me double…Les
premières pensées d'abandonner surviennent alors. Je ne me sens
plus dans la course. Je suis désemparé. Il me faudrait à cet instant
quelqu'un pour me botter le c.. Je cherche des ressources mentales
et physiques, mais je ne rencontre que le vent fort, la chaleur,
et les concurrents qui me doublent. Même en me forçant, la " machine
" ne répond plus. Quelque chose s'est brisé. C'est la détresse
totale. Je ne me sens plus moi même. Je me fais doubler par Antony
Philippe, de Beaune (qui terminera 78ème) vers le 110ème km qui
me dit " allez, continue, c'est encore bon ", mais je n'y crois
plus, mon choix est pratiquement établi. L'abandon… Je roule désormais sur la
bande de droite, derrière la ligne blanche, en petit plateau,
résigné, et pas tout à fait conscient des conséquences de la décision
que je suis en train de prendre. Je roule au ralenti, et chaque
fois qu'un français me double, il me demande ce qu'il se passe
et m'encourage à continuer. Mais je deviens imperméable à toute
parole extérieure. Il n'y a que les pensées négatives que je rumine
sans cesse qui m'accaparent : Hawaii 2004, c'est fini, ce ne restera
qu'un foutu mauvais souvenir. Celui d'un échec cuisant, un abandon
désormais certain, le premier en 14 ans de triathlon, sur ce mythique
triathlon. Les camarades avec qui j'ai partagé l'appartement ne
sont pas au mieux et me doublent aussi : Didier Gallet de Dijon,
ainsi que plus tard Eric Millard de Beaune. Ce dernier me dit,
" allez fini avec moi, on fini comme on peut " mais j'ai déjà
prévu de ne pas partir sur la course à pied. Je suis tellement
anéanti que je vois mal comment je pourrais faire un marathon,
sous une chaleur incroyable, et ce, pour finir 300ème . Le bilan, à chaud… Avec le (léger) recul,
je me dis que j'aurai peut-être dû finir, au moins pour " honorer
" la sélection, mais aussi par respect pour l'épreuve, pour les
personnes qui m'ont fait confiance et…pour moi même. J'aurai peut
être souffert, j'aurai certainement eu mal aux jambes pendant
une semaine, mais là, je risque d'avoir mal à la tête pendant
des mois !!!! Je termine donc mon Hawaii 2004 assis au bord de
la route, isolé, loin de la foule, à regarder les athlètes passer
sur la marathon, 3 heures durant. Au vu des nombreuses défaillances
et abandons, cela me donne encore plus de regrets. Je pense qu'en
réalisant une course correcte, il y avait des places à prendre
cette année, et que j'aurais pu rentrer dans les 40 premiers.
Le soir, j'ai l'impression que tout ce qui vient d'arriver n'est
pas réel. Comment un tel scénario a t-il été possible ??? Moi
qui dit toujours aux athlètes de ne pas lâcher prise, de ne pas
faire le bilan pendant la course, de ne pas abandonner, je l'ai
fait …. Moi qui pensais que le mental était l'un de mes points
forts, voilà que ce dernier me trahit et m'apporte le plus gros
échec sportif que j'ai connu…. Désormais, il faut que je récupère
tant physiquement que psychologiquement, tenter d'analyser pourquoi
cela est arrivé, et quels enseignements il est possible d'en tirer.
Tout échec est certainement très constructif… Remerciements…. Je remercie en tout
cas mes sponsors, l'Office des Sports Valentinois, les magasins
Intersport, les laboratoires P.Reynier, le Crédit Lyonnais, les
cycles Olivier Delemps ainsi que Cervélo. Je remercie aussi toutes
les personnes qui m'ont accordé encouragements et confiance… .
Et je regrette fortement de ne pas avoir été à la hauteur du soutien
qui m'a été accordé….
QUELQUES IMPRESSIONS (PERSONNELLES) CONCERNANT LE TRIATHLON D'HAWAII
: Hawaii est un archipel des états unis perdu au milieu
de l'océan pacifique, à plus de 6000 km des premières terres.
Il est constitué de 5 îles dont la plus importante en superficie
est celle de Maui (celle ou se déroule le triathlon). Il s'agit
d'une île volcanique, résultat des coulées de lave de 2 des principaux
volcans situé à plus de 4000 m d'altitude (le Mauna Kéa et le
Mauna Laua).Le plus célèbre triathlon du monde, championnat du
monde officiel de la distance Ironman, réunissait pour la 26ème
année consécutive, plus de 1800 athlètes venus de toutes les nations.La
délégation française fut la plus forte jamais connue avec 60 athlètes
dont 10 professionnels.La semaine précédent l'épreuve, tout est
fait pour le triathlète : entraînements officiel dans les 3 disciplines,
avec ravitaillements à volonté, stands d'exposition pour les sponsors,
stands mécaniques pour le vélo, boutiques regorgeant d'articles
à l'effigie de l'épreuve. Le coté très américain de l'organisation,
le " business " réalisé autour de la course peut surprendre, voire
déranger.Mais il s'agit là du rendez-vous mondial de la discipline,
la fête est omniprésente, et cela ne sert à rien de vouloir la
gâcher.Le défilé des nations est un moment sympa dans les rues
de Kona. Mais la France à toujours du boulot avant d'arriver à
la cohésion des australiens par exemple, venus en nombre, avec
drapeaux et tee-shirt aux couleurs de leur pays. A quand une réelle
participation des athlètes français ????
La carbo-party réuni un nombre impressionnant des personnes, c'est
un moment très convivial, sauf peut être pour les accompagnateurs,
à qui l'on demande de " s'alléger " de quelques 42 dollars pour
manger de pâtes …L'organisation dans son ensemble est, en revanche,
à la hauteur de l'événement et de la participation financière
demandée à chaque athlète (inscription de 459 dollars à l'épreuve,
auxquels il convient de rajouter les 300 euros pour l'épreuve
de sélection, passage obligé pour participer au mythe).Près de
5000 bénévoles (soit près de 3 par athlètes) sont aux petits soins
pour nous. Toujours disponibles, souriants, avec des paroles d'encouragements,
et, de plus, compétents dans la tâche très précise qui leur a
été accordée. Aucune critique n'est à fournir du point de vue
organisationnel.Le nombreux public est lui aussi à hauteur de
l'événement. Certains viennent spécialement du continent américain
pour voir ceux qu'ils surnomment souvent les " héros ". Chaque
athlète qui franchi la ligne est un ironman, et cela est considéré
comme un authentique exploit. Les autochtones, le lendemain de
la course, vous demandent " have you race ? Are you an ironman
? " et vous félicitent très chaleureusement…. Descriptif natation : Le parcours natation
se déroule dans la baie de Kona, dans les eaux turquoises du pacifique
chauffées à une agréable température de 27 ° C !! Les 4 km se
déroulent en rectangle, et sont rendus difficiles par la houle
ainsi que des courants assez importants.Le parc à vélo est immense,
et structuré de façon très stricte. Tout y est calculé pour rendre
aux athlètes ainsi qu'aux spectateurs, les transitions limpides.
Descriptif vélo : Le parcours vélo se
déroule grossièrement sur un aller retour jusqu'à l'extrème nord
de l'île, au niveau de la petite ville d'Hawi. Ce parcours est
composé d'une très large route quasi rectiligne, avec un revêtement
parfaitement lisse. L'asphalte suit la physionomie des champs
de lave : autrement dit c'est une succession de faux plats montants
et descendants avec des déclivités plus ou moins prononcées. Cela
en fait un parcours extrêmement éprouvant physiquement (on ne
freine jamais, et on est toujours " en prise " sur les pédales,
aucun relâchement n'est permis, et il faut toujours emmener de
gros développements). La présence d'un vent fort, changeant fréquemment
de direction, oblige à maintenir durant de longues heures, une
position aérodynamique. La chaleur est omniprésente, avec un soleil
qui brûlant, la lave de couleur noire qui emmagasine la chaleur
et la restitue de manière très intense. Le degré d'hygrométrie
est très élevé . Les champs de lave traversés font penser à un
paysage " lunaire ".Bref, le parcours vélo est unique, c'est une
" aventure intérieure " intense, longue et difficile. Descriptif course à pied. La course
à pied se déroule sur 2 parties en aller-retour, une première
le long de l'océan, une autre qui part " dans le désert ", avec
un demi tour au lieu mythique " d'Energy lab ", réserve naturelle
protégée, sorte de bout du monde perdu dans les champs de lave
. La chaleur est étouffante, notamment puisque l'on court aux
heures les plus chaudes de la journée, sur un bitume surchauffé
qui renvoie la chaleur. Le parcours est, lui aussi, très vallonné.
Les ravitaillements y sont, heureusement, extrêmement fréquents
et bien fournis. Hawaii, le mythe…. Hawaii est donc une course
à part, comparable à aucune autre. C'est un compétition sans pitié,
qui ne laissent pas la place aux éventuelles faiblesses. Les parcours,
les distances, les conditions climatiques, l'enjeu, le niveau
global, la densité, en font une course intraitable, mais qui sait
récompenser en émotion les athlètes qui franchissent la ligne….
Un lieu mythique où l'on rencontre des légendes vivantes telles
Mark Allen, Dave Scott, Scott Molina, Paula Newby Fraser mais
aussi les stars mondiales actuelles : Tim Deboom, Peter Reid,
Hellriegel, Zach, Lessing, Badmann, Craft et tant d'autres…Des
champions que l'on peut étonnement aborder facilement. Une ambiance,
une ferveur, une démesure typiquement américaine qui donne des
frissons. Il n'y a pas de doute, il s'agit bien là du berceau
de notre discipline.
Une expérience unique à vivre….
03/10
La Ciotat: Jean Claude et Arnaud nous
racontent leur course: Arnaud:pour
vous donner envie d'y participer en 2005 La
Ciotat, c'était déjà le 3/10/04 , mais les
charges de travail et les bugs viro-crobiques et mi-crobiques
des bécanes aidant, le compte rendu s'annonce pas trop
frais .Pas trop frais d'ailleurs c'ést la condition météo
du jour = soleil levant orangé, quelques nuages violets
s'étirant à l'horizon, pas un souffle de vent, une
eau plate à 22°, et des cris de mouettes rieuses .
Ca donne plutôt envie de farnienter , ce que font des baigneurs
ciotadais matutinaux , la serviette de bain sous le bras et le
regard étonné de ce remue ménage inhabituel
autour de leur plage .
Le départ est à 9H. et si certains sont partis de
Valence à 5 H du matin, Fred Roujol et moi- même
conduits par Bernard Charolles, chauffeur et fan club de luxe,
d'autres avaient squatté les lieux la veille et retiré
les dossards - merci Philippe Rochedy .La Ciotat, c'est d'abord
2 500 m dans la mer bien salée, claire, avec petits poissons
et algues et sable, le grand plaisir quoi. Les grues géantes
du port servent d'amer dans la 1ère grande ligne droite
( 1000 m ) et le môle de la plage et sa bouée jaune
servent de 2è repère dans le retour, quoique le
soleil dans les yeux incite plutôt à suivre le paquet
dans ce parcours grossièrement rectangualire .
Paf ! c'est parti pour les 300 concurents, avec une première
( et seule ) empoignade à la 1 ère bouée
à virer à droite, 300 m après la plage, pour
la masse , car les poissons pilotes sont déjà loin
devant .
A ce jeu G. Domingo d'Aix sort 1er en 28'10 ( 22' au sortir de
l'eau selon les officieux ?), ayant fait un trou de 1'30 devant
E.Spoiden T. Zieger et H.Faure tous 3 d'Aix aussi et Fred Roujol.
(29'24, 5è temps ).
Philippe Rochedy sort en 35' (53è) Philippe Bryczman en
36'23 (73è) Catherine Ribeyre en 39'30 (119è et
9è tps féminin), Arnaud en 42'26 ( 170è
et 39' à ma montre au sortir de l'eau, ouaich ! ) Jean
Claude Aimé en 44'27 (207è) Mickaël Dufaud
en 51'22 (250è) Mickaël Salles en 52'12 (255) et Jean
François Ribeyre en 54'17 ( 258)
Ah la transition toujours chaude = dire que ça a pris des
millions d'années à l'être vivant pour passer
de l'eau à la terre, et nous en qqs minutes, faut se débarasser
de la combi dans un jeu de contortionniste - équilibriste,
en se pressant, ,putaing c'te jambe qui reste coincée,
aïe la crampe qui menace, et c'est pas vrai ce sable que
j'embarque dans les chaussures , et le N° de dossard, oui
oui M'sieur l'arbitre derrière le N°
Bon, La Ciotat c'est aussi ses 80 km de vélo
dans les pinèdes, les garrigues d'un petit parc local sur
un plateau que l'on atteint après une montée de
10 km en grands lacets vers Ceyreste et Caunet. Ca sent bon le
pin et la sariette et ça te rendrait bucolique
La montée te cueille quand même à froid, mais
ensuite ce sont de longs faux plats montant et descendant agréables
. On dépasse le circuit auto du Castellet Paul Boisson-anisée
-bien- connue, avant de longer une petite vallée ombragée
et de faire une grande boucle de 10 km autour de Méounes
, escaladant ce village et ses contreforts carrossés par
petit rapièçages peu roulants . Philppe R. y fait
une chute sans gravité .
Je croise hervé Faure dans son retour juste avant cette
boucle , et ses poursuivants immédiats, Spoiden et Zieger,
ayant repris donc Domingo , ce qui veut dire qu'il roule fort
en vélo et qu'il est en forme 8 jours après sa 6è
place à Nice .Nous mêmes dans ce retour croisons
la queue du peloton ( ouf pas dernier ) et commencons à
sentir un vent contraire qui s'est levé. J'essaye d'emmener
du braquet , mais n'ai pas assez de puissance et je me fais doubler
entre autre par Jean Claude Aimé dans le dernier tiers..
Encore une bosse raide avant de plonger vers la plage . Ca commence
à sentir les merguez-frites, les crèmes à
bronzir et les parasols familiaux.. Le concurrents du Tri Découverte
en finissent avec la course à pied.
Hervé Faure arrive en tête ( 2H09'54 )avec une avance
de près de 4 mn environ sur ses 2 poursuivants
Philippe R. s'en tire aussi très bien , puisque sorti en
53è position de l'eau , il se rapproche du top 20 ( 2H17'31
et 19è temps Vélo ). Fred " gère "
selon ses termes son vélo pour conserver le maximum du
bénéfice de sa natation (2H29'57, 97è ),
et derrière les fortunes des TGVR sont diverses.
Philppe B. fait le forcing en 2H26'29 (75è), Jean-Claude
A. en 2H38'35 ( 162è) me précède ( 2H42'29,
200è ). Mickaël D remonte, remonte en 2H31'48 (113è).Mickaël
S. en 2H45'28 ( 208è), Catherine R. est en 2h57'16 (242è)
et Jean-François R ferme la marche du club en 3H06'50 (
253è )
La Ciotat c'est aussi la petite station balnéaire,
ses petites plages et criques que l'on contourne, ses palmiers,
ses naïades , euh , bon , là je m'égare un
peu mais ça aide à courir , d'autant qu'il y a des
bosses à grimper des aller-retours à négocier
et de la chaleur à hydrater.On te crie eau ! eau ! gambetta
!gambetta ! Quèz'aco gambetta ! au début tu crois
que c'est un encouragement local. Mais non c'est une boisson sucrée
locale , sorte de coca ciotadais . Gloups ! pas le moment d'essayer
!
Je revois à nouveau Hervé Faure dans sa dernière
boucle courant en 1H18' et terminant 1er en 3H57'46 ( record de
l'épreuve) alors que Beuzéboc 2è en 4H (
CAP en 1H14'39 ) et Urban 3è en 4H00 '59 ( 1H15'34 en CAP)
ont fait un forcing en CAP et ont mangé Spoiden et Zieger
.Urban doit partir pour Hawaï et s'est fait un gros entraînement
avnt LA THE RACE
Les TGVR résistent aux chants des sirènes et courent
pas mal non plus=
Philippe R. en 1H29'40 (42è) et termine 25è en 4h22'19
( 4è V1)
Fred en 1H30'04 (46è) et termine 41è en 4h29'50
( 11è S2)
Philippe B. en 1h44'29 (149è) et termine 99è en
4h47'21 (25è S4)
Jean Claude A. en 1h45'13 (156è) et termine 164è
en 5H08'16 (13èV2
Arnaud en 1h43'33 (143è) n'a pu rattraper JC en CAP et
termine en 5H08'57 (5èV4)
Mickaël D. en 1H50'35 (182è) et finit 180è
en 5H13'44 (44èS3)
Mickaël S. en 1H40'07 (121è) et finit 191è
en 5H17'47 (27èS2)
Catherine R. en 2H08'33 (237è) et finit 230è , 18è
femme / 21 et 1è et seule V4 en 5H45'18
Jean François R.en 2H17'47 (247è) et finit 247è
en 6H18'55 (8è V4)
Un Tee-shirt " je l'ai fini " à
l'arrivée, un bon ravito et la mer qu'on voit danser dans
le vent pour se re-baigner , et même ds douches de plage
pour se rincer, que demander de mieux pour ce petit monde triathlètique
?
Il paraît que l'on a eu de la chance pour cette 8è
édition, en 2003 il faisait vent -gris fraîche avec
départ à 8 H .
Je pense que le parcours vélo convient aux bons rouleurs
qui peuvent mettre la grosse plaque, mais qu'il faut en garder
sous la semelle pour la CAP car elle est difficile. Qu'en pensent
ceux-celle qui l'ont fait ?
Personnellement j'ai fait une natation très agréable,
n'ai pas vu le temps passer , pas fatigué ( j'aurais pu
forcer ? .), et donc je suis parti sans doute un peu vite
dans la montée sur Caunet. Comme je n'ai pas assez de vélo
dans les jambes j'ai dû gérer la fin de vélo
en moulinant bcp et sans puissance .En Cap après les traditionnels
2 à 3 premiers km de transition avec jambes dures et foulée
lourde, j'ai retrouvé ensuite de bonnes sensations .
Si la météto est bonne la famille peut descendre
pour profiter des plages et de la mer
Avis aux amateurs de fin de saison et de plages réunis
Bientôt les premières neiges , on se fait un gros
classement club à la Foulée Blanche ? ( 3è
WE de Janvier ! )
Jean
Claude: "Temps superbe,mer à 22°,pas de
houle,vent nul au départ, celui ci s'est levé plus
tard,on l'avait de face sur le retour du vélo mais heureusement
celui ci était faible.
En natation j'avais de bonnes sensations de glisse et celle ci
s'est pas trop mal passée, ( à part le probléme
"de la bouée rouge" qu'une mauvaise information
dite au briffing sur la plage nous indiqués de prendre
chaque bouée jaune sur la droite et ne parlé nullement
de la rouge, alors qu'il fallait effectivement la contournée,j'ai
dus faire un léger détour pour revenir sur celle
ci.) j'ai posé les pieds sur la plage au alentour des 41mn.
A la sortie du parc j'étais dans les 44mn et des poussiéres,il
est vrai que j'ai pris mon temps pour me changer.
Au niveau vélo je suis partie avec une certaine appréhension
car aprés ma chute au duathlon de grenoble et ma crevaison
à Cublize,le dicton "jamais deux sans trois"
allait t'il se réaliser !!!!!!!!!!!!!!!!!!!. Ouf rien ne
sait produit.
mon parcours vélo dans son ensemble c'est bien passé,
surtout les 65 premiers Kms ou je me sentais bien,c'est aprés
que j'ai commencé à accusé le coup d'avoir
peut être trop tiré du gros braquet et surtout de
mettre mal alimenté durant le parcours.C'est un probléme
que je n'arrive pas trop à gérer pour l'instant
car je n'y pense pas pendant la course.
Ce n'est que mon deuxiéme B et je n'ai pas encore trouvé
les automatismes à prendre sur le long.
Heureusement la fin du parcours était en grande partie
de la descente.
( temps relevé sur mon compteur 2h37mn44s ce qui donné
une moyenne de 30km/h pour environ 80kms).
Quand à la course à pied,au premier tour les sensations
n'étaient pas superbes mais j'avançais à
une vitesse correcte et je doublais des concurrents, c'est à
partir du deuxiéme tour que j'ai senti de plus en plus
que les muscles de mes jambes se durcissait, on aurait dit que
celles ci étaient de bois, à partir de ce moment
j'ai commencé a peiné dans les bosses et méme
j'ai marché dans certaines,les derniers kms étaient
interminables les concurrents que j'avais doublé me redoublaient
et je voyais ARNAUD qui revenait sur moi au fil des kms sans que
je puisse faire quelques choses car je n'avais plus de jus. A
l'arrivée l'écart était minimum entre nous.
( temps à l'arrivée en course à pieds 1h45
alors que c'est dans cette discipline que je me sentais le mieux
actuellement à l'entrainement , j'ai donc bouclé
ce tri en 5h 08mn16s avec les changements, alors quand moi méme
je pensai descendre en dessous des 5h,l'année prochaine
peut être?..... )."
Jean Claude
03/10
Coupe de France des clubs à
Vendôme. (par Philippe Romain)
Super souvenir que cette coupe de France, cela valait le coup
de se taper 1 300 kms A/R en voiture, une petite nuit courte à
Blois le vendredi soir, p'tit déj à l'hôtel
avec l'équipe sénior , à côté
des équipes de Bourg en Bresse , l'équipe sénior
nous demande des nouvelles de Manu et Toma, ( sympa , un peu gênés
.....) , puis direction Vendôme, 30 kms.
Vite on récupère les dossards
, départ de l'équipe vétérans à
12h26, normalement on a 45' de 11h30 à 12h30 pour reconnaitre
le parcours vélo ( boucle de 10 km ) et se mettre en place
dans le parc , mais le duathlon se treminant un peu tard, on nous
donne juste l'autorisation de reconnaitre les 3-4 premiers kil
avec la bosse ( annoncée à 16 % , mais c'était
plutôt 6-8 sur 400-500 m , c'est que là-bas c'est
plutot plat de chez plat , pas de limouches ou de Tourniol à
moins de ...pffff ...oulala !! )
Mais la reco tourne court pour Lolo Jaja qui a une cale cassée
, donc retour illico pour trouver une cale , finalement Philippe
Brissaud lui passe une cale de sa chaussure , mais il ne faudra
pas oublier de lui rendre dés la fin du vélo car
les seniors partent dés la fin de la course des vétérans
à 15h24 !!!
Vite retour au parc , on commence par se gourrer
de place , on prend celle des seniors de l'apres - midi , à
10-15 ' du départ on change de place , qu'il est long ce
parc , au moins 200 m , vite on arrive vers le sas de départ
, hop on nous appelle , pas d'échauffement et hop départ
plongé , oups , qu'elle est froide !! , bon au bout de
200 m on s'y fait et s'est parti pour une course de folie à
l'issue de laquelle nous finissons 5e , 10é tps natation
, 3é tps vélo et 9é tps càp ( pas
mal pour une équipe pas évidente à former
10 jours avant ) mais quelle satisfaction à l'arrivée
! et surtout belle ambiance avec l'équipe sénior
qui nous a encouragé pour notre course et nous avons fait
de même pour la leur.Puis nous avons pu voir la course des
élites et là , chapeau , déjà les
seniors du TGVR , c'est une autre planète mais là
....!!!! Superbe et beau spectacle tout au long de cette journée
où les départs se sont succédés de
9 h à 18 h .
19h30 : départ pour Valence , pose
dîner sur l'autoroute vers Vierzon avec l'équipe
sénior , dernieres rigolades et hop plus que 4h de route
!!! Merci à toute l'équipe vétéran
qui a fait preuve d'un bel esprit sportif et d'une bonne motivation
( des vrais juniors....) tout au long des 3 épreuves par
équipe , merci à l'équipe sénior pour
leurs encouragements et leur aide technique, merci aux coachs
pour leurs conseils et la préparation .
A bientôt
Le vieux de l'équipe des vioc's de
choc.
Résultats de Vendome: http://vendometri.free.fr/
07/09
St Remy le TGVR l'emporte (par
P.Dumonceau-qu'a-des-chaussures-blanches)
"Nous étions que 3 (éric M.,Olivier C. et moi
même) sur cette course,c'est dommage car c'est vraiment
une très belle course avec de jolis parcours.Les organisateurs
sont proches des athlètes et l'organisation est parfaite.
Tout était réuni pour une super course,il faisait
chaud(env. 30°) et beau.Olivier était inquiet à
cause de la chaleur.
Il y avait un gros plateau (Reboul,Rovéra,bringer,Bastie,et
Millard) et un peu plus de concurrents que l'an dernier(106),allez
encore un petit effort ils vont y arriver.
Natation : Olivier sort le premier avec les premiers, suivi de
moi même à 2' ,éric suit 30 sec derrière.
Vélo :Je suis surpris que éric ne revienne pas de
suite,je me dis qu'il est peut être pas au mieux,je décide
de commencer fort et de ne pas lacher " bringer ".Au
20 ème km nous revenons déjà sur Olivier.Je
pensais le rattraper plus tard,il s'accroche mais ne tient pas
; et puis d'ailleurs moi aussi je ne tiens plus " bringer
" vers le 40 ème. Je suis à ce moment 5 ème,toujours
pas de éric.
Je pose le vélo 5ème ,suivi de "éric
millard " à 1 mn, puis olivier qui fait un très
bon vélo,éric derriere qui lui ne fait pas un bon
vélo. Il n'a pas pu rouler comme il faut car il n'a pas
du tout en main son nouveau CERVELO pour HAWAI. Il n'a presque
pas rouler avec, évidemment çà change toute
la position et ce n'est pas en quelques sorties courtes que l'on
dompte une pareille machine.
CAP : Tout le monde garde sa place sauf le surprenant "bringer
" qui reprend " Bastie " et Olivier qui craque
en course à pied et laisse sa place à éric
qui lui, fait une super course à pied.
Nous prenons la première place par équipe,nous sommes
contents de notre journée (olivier peut etre un chouilla
déçu mais alors un chouilla)
Avec le déplacement ça fait une grosse journée(
2 heures de route tout juste de porte à porte)
Ma côte fissurée a tenu,juste un petit point de côté
lors de la course à pied mais ceci ne m'a pas gêné
donc tout rentre dans l'ordre.
Et toujours aussi content d'être membre du TGVR et de mes
partenaires.
LES RESULTATS PEUVENT ETRE CONSULTE A PARTIR DE LUNDI SUR LE SITE
DE CLERMONT 06/09
Claire 3° à Vouglans:
Jolie course de Claire Catil derrière les deux
dijonnaises Roz et Ferrer membres
de l'équipe de France LD. Quelques autres TGVR avaient
fait le déplacement: Y'en a un qui prend la plume ?