21/03
Marathon des Glières , par notre envoyé spécial,
homme grenouille
des neiges. (Arnaud Depommier) La soupe, la mollasse, la daube,
la vraie, la pure, , bien collante bien lourde bien profonde avec
grumeaux et morceaux entiers, même si on aime, trop c'est
trop !
On appelle ça "neige de printemps" sauf que d'hab.,
le froid gèle cette neige la nuit et le soleil la ramollit
lentement de la surface vers la profondeur rendant la glisse très
rapide le matin, puis correcte pourvu que les farts soient bien
choisis.
Mais là dès le départ, tout était
mou = la neige matinée de résine et d'épines
de sapin dans les sous bois, ou teintée de terre ou de
sable déposé par le foëhn ( vent du sud ) à
certains endroits découverts, le vent de sud , le temps
incertain et la température au dessus de 0 de bon matin.
Conditions idéales pour rendre le parcours très
dur et très technique dès les premiers mètres
, appuis fuyants, gros paquets à soulever sur chaque ski,
brusques accélérations aussitôt freinées
par les bourrelets de neige , virages accrobatiques et descentes
encore plus, le tout labouré par les 595 partants du 42
km et des concurrents aussi nombreux du 15 km et du 4 km.On aurait
dit labours de printemps dans une odeur de sapin et d'alpage par
endroits .
Pour corser un peu le tout , l'oraganisation ( exemplaire par
aileurs pour faire face à ces conditions climatiques )
avait concocté un nouveau parcours . La première
petite boucle de 2 km , 1 de plat descendant ( bonjour le sprint
et les viandages en tout genre)et 1 de montée , précédait
2 boucles de 20 km avec une grosse bosse au 15 et 35è km
environ, avec arrivée en côte. POur nous faire "
mieux découvrir les aspects du plateau , on vous
fait faire une 2 è boucle inédite avec une petite
montée qui n'est ni Le Risoux , ni la Jaune de Gève
" qu"ils disaient ! Ouais! Ouais ! 4 à 5 km de
montée forestière qui n'en finissaient plus, avec
descente sur le monument de La Résistance ( dont c'était
le 60è anniversaire des combats du Plateau des Glières
),tarabiscotteux à souhait dans ces conditions ; Arnaud
te vous a fait un rattrapage accro-clownesque en faisant un tout
droit façon Armstrong , coupant à l'insu de son
plein grè un lacet , manquant d'enfourcher spectateur et
piquet et se rattrapant dans un pas tournant que c'est même
pas décrit dans les livres de technique !...avant de se
retrouver dans le sens de la marche et encore debout. G!... c'était
chaud. Olivier a trouvé cette édition interminablement
longue et épuisante .A l'arrivée, de
longues minutes de récupération appuyés sur
les batons, la tête dans les épaules et très
essoufflés témoignaient des efforts produits, puisqu'en
plus, cerise sur le gateau , les 2 derniers km se font en montée
. Et on a compté moult chutes plus ou moins marrantes,
dont une dans un ruisseau ,plouf , la vague de printemps, et hélas,
une entorse grave de genou et une luxation d'épaule. Difficile
dans ce tempo d'admirer les paysages et des attelages de chien
nordiques croisés au coin d'un bois.
Et les résultats dans tout ça? Plus de 160 abandons,
dont celui de Patrick Jean qui disputait sa dernière course
de fond de la saison avant de préparer Valence Gap en VTT,
et des temps bien au dessus de ceux réalisés ici
par les meilleurs( dans les 1H 30 ) , et non des moindres, puisqu'on
avait au départ, entre autres , Crhistophe Perrilat du
4x 10 km français vainqueur d'une étape de coupe
du monde aux Confins, Stéphane Passeron , Aurélie
Storti , la meileure des françaises et Corinne Niogret,
Championne du monde et Biathlon et médailée ds JO,
sans compter naturellement les représentants du club, Olivier
Carsana dit le moniteur, Arnaud Depommier traité d'ancien
sur le parcours, et de Robert Mandier ,ex- moniteur de ski et
ex TGVR-man .
1-Christophe PERRILAT du Grand Bornand en
2H 01'35"
2-Anaël HUARD du Grand Bo aussi, en 2H 01'57"
3-Stéphane PASSERON en 2h 02'02"
88-Olivier CARSANA en 2H 41' 38" ( et 30èV1/103)
95-Robert MANDIER en 2H 43'55"
191- Arnaud DEPOMMIER en 3H 03' 10" ( et 21è V3/68)
le tout sur 424 classés , le dernier
en 4H 59'.
Et chez les filles , pour le plaisir de la
perf,
1-Aurélie STORTI en 2h 18'31" ( 24è au scratch)
2-Edi KONIG de Suède en 2H 25' 21" ( 39è scratch)
3-Corinne NIOGRET en 2H 26' 06" ( 45è scratch )
Voilà, ce devait être une
petite sortie plaisir, le dernier entraînement long avant
le marathon des Saisies le 28/03/2004 , dernière longue
de la saison de fond , et l'on a dû se rentrer dedans un
peu pour s'appliquer à bien glisser, ne pas gameller, ne
pas trop s'épuiser , mais avancer quand même ...
Le fartage et le structurage des semelles a joué un gros
rôle , mais je ne sais pas si 10 couches de fluor auraient
suffi pour glisser très bien . Heureusement on a pu se
refaire une santé alimentaire avec une grosse polenta et
des diots au casse croûte qui a suivi.
Petite pluie en quittant les lieux , et neige depuis jusqu'à
700 m. nous promettent d'autres conditions pour Les Saisies ;
A quelques flocons de plus pour la der.
Les fous . Duathlon
VTT de Rillieux la pape (par Fred
Sorignet)
Course des 11/14 Ans (800m/3 KM/400m)
1er PAGAY Aldrie (CRV LYON ) en 12'15s- Clément SERRE 6ème
Minime en 13'02s
Manon HARBONNIER 8ème Benjamine en 18'13s- Lucie MARIN
10ème Benjamine en 19'42s
Course des 7/10 Ans (400m/1,5KM/200m)
1er CHAMERAT Antony en 10'08s (CRV LYON)
1er Poussin Hugue ROUGEVIN en 12'33s- 1ère Pupille Melissa
Chapurlat en 12'51s
HARBONNIER Aloys 5ème Poussin en 14'45s- BOURRON Pierre
7ème poussin en 15'24s Galerie
Photos 10
km et 20 km de Privas !
Nico Fillet, Eric Monnet, Fred Roujol, Marc Meril et Fred Sorignet
sont allés goûter au plaisir de raccrocher quatre
épingles à un dossard de course.
Nico Fillet termine 18° en 37'02", Eric le suit en 37'04",
Fred Roujol est 25° en 38'56" et Fred Sorignet 57°
en 43'42".
Marathon
de la Savoyarde: (par Arnaud Depommier)
"Dimanche 7/3/04
Dur de se lever à 5 H du mat. pour assouvir sa passion
...mais il fallait tout cela aux trois mousquetaires-skieurs (Olivier
Carsana , Christian Murigneux et Arnaud Depommier) pour être
sur la ligne de départ du marathon de La Féclaz-Le
Revard, dit " la Savoyarde".
Après les inquiètudes créées par une
petite pluie en traversant Grenoble, les nuages se sont dégagés
pour nous accueillir , avant de laiser percer un soleil sympa
quoique hivernal .
-2°, et qqs cm. de neige fraîche sur de la neige humide
à très dure et tassée = bonne glisse pourvu
que les alchimies des farts aient été correctement
apliquées.
Départ en plat montant toujours spectaculaire, et si Olivier
a pris soin de prendre l'extérieur , Christian et Arnaud
dans le paquet peinent à sortir dulot. Et bien entendu
dans ces conditions une 1è chute pour Arnaud butant dès
la 2è poussée dans un skieur à terre( à
neige devrait-on dire), et le même scénario 100 m
plus loin et dans 2 descentes dans les 10 premiers km... ô
rage de voir passer des mecs qu'on a mis du temps à doubler
, ô désespoir de devoir refaire ce nouveau retard...
Le parcours se déroule dans la forêt et dans de belles
pelouses , sans grosse difficulté, mais avec beaucoup de
montagnettes russes , nécessitant des relances en pas de
1 , évitant de manger les spatules de celui qui glisse
moins bien devant, ou de marcher sur les batons ou de se faire
marcher dessus , beaucoup de virages aussi .
L'anatomie des boucles permet à un moment de croiser la
tête de la course= des avions! et les 21 km étant
partis 15 mn derrière nous, la tête de cette course
nous double un peu avant le 20è km = re- des avions, .
Comment font-ils? tout en pas de 1 avec une aisance , et une puissance
, une glisse,et en gueulant " place! place!" Faites
seulement....Passé les 15 premiers km, on comence à
avoir un peu de place pour prendre son rythme perso , tant il
est difficile de doubler dans ces pistes forestières.Olivier
, dit " le moniteur" a déjà les bras fracassés
au 20è ,alors qu'il a pris la précaution de laisser
les plaquettes dans son sac de
ski!... Christian fidèle à sa préparation
légère en ski a décidé de se la faire
en coolish-cool du Dimanche , et prend quand même un coup
de bambou dans la dernière partie du parcours, et Arnaud
tire la langue pour s'appliquer à bien glisser et à
refaire les retards occasionnés par les chutes , et du
coup termine bien mieux et + vite les 10 derniers km .
Arrivée dans le village bien sûr, avec la sensation
que ce parcours est long et qu'il y a peut être plus que
42 km , notamment les 2 derniers qui font probablement 3 ou 4
km .
Sensation qu'on aurait pu aller plus vite , mais comme c'était
un nouveau parcours et qu'on ne savait pas si on allait se taper
à nouveau Le Risoux , on est restés un peu en dedans.
Gros niveau technique et physique , je trouve, de l'ensemble des
skieurs .La neige rapide et nos entraînements et techniques
perfectibles nous ont permis de battre nos records locaux , assez
relatifs , mais 42 km restent 42 km!
1- Christophe PERRILLAT-COLLOMB du Grand Boranand
en 1H43'06"
2-S. PASSERON
3-P.CHAUVET
90-Olivier CARSANA en 2H09'06" ( 37V1/127)
229-Christian MURIGNEUX en 2H25'16" (81V2/176)
249-Arnaud DEPOMMIER en 2H27'46" (24V3/80)
486 arrivants
La suite des aventures des fondus-de-fond-triathlètes en
préparation de la prochaine saison, dans 15 jours sur le
PLateau des Glières pour un nouveau marathon
A quelques flocons de plus .
Les fondus de fond